(Boursier.com) -- LA TENDANCE
Les investisseurs reprennent leur souffle ce matin, le CAC40 se situant légèrement en territoire négatif, mais toujours au-dessus des 3.500 points, seuil qu'il avait réussi à franchir hier et à maintenir à la clôture. L'actualité est aujourd'hui marquée par le début du conseil européen de Bruxelles qui doit évoquer le pacte de croissance, mais aussi l'union bancaire. Tout le monde attend la demande officielle d'aide de l'Espagne. Mais le pays ne devrait pas profiter de cette occasion pour la formuler. Il faudra visiblement attendre. En Grèce, c'est la grève générale... Pour protester contre la rigueur. Côté entreprises, la banque d'affaires américaine Morgan Stanley et le fabricant finlandais de mobiles Nokia publieront leurs chiffres en début d'après-midi. Enfin, côté statistiques économiques, les investisseurs resteront attentifs aux ventes de détail au Royaume-Uni, ainsi qu'aux nouvelles demandes d'allocations chômage aux Etats-Unis cette après-midi.
WALL STREET
Wall Street termine une nouvelle fois dans le vert, soutenue notamment par des chiffres du logement nettement supérieurs aux attentes outre-Atlantique. Les mises en chantier ont même atteint en septembre leur meilleur niveau depuis juillet 2008. Les publications trimestrielles se poursuivent quant à elles à un rythme élevé. Les deux géants technologiques IBM et Intel ont été sanctionnés après des comptes décevants. Bank of America, Abbott, Bank of New York, BlackRock, Halliburton, PepsiCo, Textron, US Bancorp et Stanley Black & Decker ont également annoncé leurs derniers chiffres, avant American Express, eBay et Xilinx après la clôture... Le DJIA prend finalement 0,04% à 13.556 pts, tandis que le Nasdaq avance de 0,10% à 3.104 pts. Le S&P500 gagne de son coté 0,41% à 1.461 pts.
ECO ET DEVISES
En Europe, les ventes de détail britanniques de septembre seront connues à 10h30 (consensus +0,4% m/m). Aux Etats-Unis, les inscriptions hebdomadaires au chômage (14h30 : consensus 365.000 demandes nouvelles et 3,273 millions de demandes continues), l'indice de la Fed de Philadelphie (16h00 : consensus 1) et l'indice des indicateurs avancés (16h00 : consensus +0,2%) sont au programme.
Sur le marché des changes, il faut 1,3095 dollar pour 1 euro. Le baril de Brent se négocie 113,44$ et son homologue WTI à 92,56$ (échéance décembre). L'once d'or s'affiche à 1.749$ (-0,04%).
VALEURS EN HAUSSE
* Edenred (+2,30% à 22,77 Euros) : le spécialiste des chèques services annonce pour les neuf premiers de son exercice un chiffre d'affaires total de 767 millions d'euros, en progression de +7,2% en données comparables. L'évolution est de +2,8% en données publiées. Le groupe confirme ses objectifs annuels d'une croissance organique du volume d'émission à moyen terme comprise entre +6% et +14% et son objectif de résultat d'exploitation courant 2012 compris entre 355 et 375 millions d'euros.
* Technip (+1,80% à 89,95 Euros) : le groupe a noué une alliance avec le néerlandais Heerema Marine Contractors, destinée à accompagner leurs clients sur le marché "subsea" en eaux ultra profondes. Cette décision repose sur la conviction des deux groupes que les projets en eaux ultra profondes "devraient connaître au cours des années à venir la croissance la plus rapide au sein du marché subsea". L'alliance a été signée pour une première période de 5 ans. Elle met à disposition les actifs et compétences complémentaires des deux entreprises pour des projets EPCI (Ingénierie, Fourniture des équipements, Construction et Installation en eaux ultra profondes) pour tous les marchés subsea requérant des capacités de tension conséquentes. Technip espère participer au nombre croissant de nouveaux grands projets subsea EPCI faisant actuellement l'objet d'appel d'offres et dont les phases d'installation en mer sont prévues à partir de 2015. L'alliance n'aura donc pas d'impact matériel sur les résultats financiers 2012 et 2013 du groupe français.
*ST Microelectronics (+3,70% à 5,07 Euros) : ST Ericsson équipera le nouveau téléphone Samsung.
VALEURS EN BAISSE
* Lagardère (-0,10% à 20,99 Euros) : le groupe a lancé une émission obligataire d'un montant total de 500 millions d'euros à échéance 5 ans (octobre 2017). L'émission porte un coupon annuel de 4,125%. Le livre d'ordres a atteint un montant supérieur à 4,5 Milliards d'Euros, soit un taux de sursouscription proche de 9 fois. Le produit de cette émission est destiné à être affecté au refinancement partiel de l'obligation de 1 MdE à échéance 2014 et, pour le solde, aux besoins généraux de l'entreprise. Cette émission permettra à Lagardère SCA de poursuivre la diversification de ses sources de financement, d'allonger la maturité moyenne de son endettement et de maintenir sa liquidité à long terme.
* Rémy Cointreau (-6,50% à 81,50 Euros) : la croissance a ralenti au second trimestre de son exercice 2012/2013 (juillet à septembre), comme l'avaient prévu les analystes, qui se méfiaient à cause du double effet d'une base de comparaison élevée et d'un contexte macroéconomique peu porteur durant l'été. Le coup de frein va cependant légèrement au-delà des attentes. Le groupe a fait état d'un chiffre d'affaires trimestriel de 324,1 millions d'euros, en croissance de 5,3% en données organique et de 17,3% en données publiées, qui souffre de la comparaison avec le rythme du premier trimestre (respectivement +24,4% et +36,8%). L'activité a enregistré le renfort du whisky Bruichladdich, consolidé dans les "liqueurs et spiritueux" à compter du 3 septembre. Berenberg anticipait une modération de la croissance au cours du second trimestre 2012/2013, dont il attendait 331 millions d'euros (+19,7%), dont une progression organique de 8,2%. Aucun consensus n'était disponible pour le titre, mais les cinq courtiers dont nous avons les anticipations étaient positionnés entre 327,8 et 341,1 millions d'euros sur le second trimestre fiscal. "Dans un environnement économique mondial plus incertain, notamment en Europe, le groupe poursuit sa stratégie de valeur et les investissements ciblés derrière ses marques. Rémy Cointreau reste vigilant sur l'évolution de ses grands marchés et maintient sa gestion rigoureuse des coûts", explique l'entreprise, qui estime disposer des atouts nécessaires pour une croissance rentable, et confirme son objectif d'améliorer son résultat "de façon significative".
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