(Boursier.com) -- LA TENDANCE
Le CAC40 tient sur la zone des 3.500 points ce mercredi matin, en progression de 0,15% à 3.507 pts dans une ambiance financière en Europe un peu plus favorable. Moody's a laissé cette nuit la notation souveraine espagnole inchangée après plusieurs semaines d'enquête. La Grèce pourrait de son côté obtenir un peu de répit de la part de ses partenaires dans le cadre de son plan d'assainissement financier.
Hier soir Intel et IBM, deux baromètres technologiques, ont cependant déçu, avec des perspectives jugées médiocres. Ce matin, Danone a également publié des chiffres grevés par la conjoncture en Europe, même si les objectifs ont été confirmés. L'équipementier de l'industrie des semiconducteurs ASML a pour sa part fait preuve d'une grande prudence pour la fin de l'année...
ECO ET DEVISES
Parmi les autres rendez-vous de la journée, il faudra suivre la publication du compte-rendu de la dernière réunion de la Banque d'Angleterre (10h30), les données sur la construction neuve aux Etats-Unis (14h30) et les publications d'Abbott, American Express, Bank of America, BlackRock, Halliburton, PepsiCo, Stanley Black & Decker ou US Bancorp et Xilinx.
La place américain a progressé hier, après les résultats financiers trimestriels de Goldman Sachs, Coca-Cola, Johnson & Johnson, Omnicom ou encore Mattel. Le DJIA gagnait 0,95% à 13.552 pts, tandis que le Nasdaq prenait 1,21% à 3.101 pts en clôture.
Sur le marché des changes, il faut 1,3095 dollar pour 1 euro. Le baril de Brent se négocie 113,95$ et son homologue WTI à 92,65$ (échéance décembre). L'once d'or s'affiche à 1.752$ (+0,25%).
VALEURS EN HAUSSE
* Peugeot : +2,5%. L'Etat et les banques sont au chevet de la filiale bancaire de PSA Peugeot Citroën. Selon 'Le Figaro' du jour, un sauvetage de Banque PSA Finance (BPF), filiale à 100% de PSA, fait l'objet d'intenses négociations avec les banques et l'Etat. L'objectif de ces négociations, qui pourraient déboucher dans les prochains jours, est d'obtenir des engagements de poursuite de financement des banques, tandis que l'État apporterait sa garantie. Le quotidien précise l'articulation du projet : les banques créancières de BPF accepteraient de repousser les échéances de remboursement de la société sur l'équivalent de 4 Milliards d'Euros de dettes. Ensuite, elles devraient s'engager à apporter de nouveaux crédits à BPF (le montant de 1,5 MdE est évoqué). Enfin, l'État devrait apporter sa garantie aux nouveaux emprunts de BPF, pour un montant de l'ordre de 4 MdsE. Les 4 grandes banques françaises (BNP Paribas, le Crédit agricole, Natixis et Société générale) sont parties prenantes à ces négociations, ainsi que de nombreuses banques étrangères qui représentent 50% de l'encours de prêts à BPF. Quant au ministère de l'Economie, il est conseillé parGeorges Pauget, l'ancien directeur général du Crédit agricole, précise 'Le Figaro'. Les difficultés de BPF sont liées à celles de sa maison mère PSA Peugeot Citroën, l'établissement bancaire subissant les mêmes dégradations de notation de la part des agences de notation. Ainsi, Moody's vient d'abaisser la note de PSA à Ba3, en catégorie "spéculative" ce qui risque d'entraîner également un déclassement de BPF hors de la catégorie "investissement", rendant très difficile son refinancement, dont les taux d'intérêts flamberaient. Pour le groupe PSA, engagé dans un vaste plan de réduction de couts, il est vital de sécuriser l'avenir de BPF, qui contribue significativement aux résultats du groupe automobile (532 ME de bénéfices opérationnels en 2011 et 271 ME au premier semestre 2012). BPF finance les concessionnaires des réseaux Peugeot et Citroën, ainsi que leurs clients acheteurs d'automobiles à crédit. Ces derniers pourraient renâcler à acheter les voitures du groupe si les taux de ces crédits augmentaient.
* Faurecia : remonte de 2% avec Saint-Gobain
* AXA : s'adjuge de 1% avec les financières CNP, Natixis, BNP Paribas et SG
* Lafarge : +0,5% avec Veolia, Renault, Bouygues, Vinci, Total, Bolloré, PPR
VALEURS EN BAISSE
* Haulotte : recule de 5% sur des comptes encore plombés
* Crédit Agricole : -2%. La banque a paraphé ce matin le contrat de cession de la totalité du capital d'Emporiki à Alpha Bank. Dans un communiqué diffusé à 8h00, elle explique que l'accord vise la finalisation de la cession au 31 décembre 2012, sous réserve de l'obtention de l'autorisation des autorités compétentes. Les conseils d'administration d'Alpha Bank, du Fonds Hellénique de Stabilité Financière et du Crédit Agricole ont d'ores et déjà validé l'opération. Concrètement, la transaction et ses impacts seront enregistrés dans les comptes du 3ème trimestre de la banque française. Cela réduira de 2 milliards d'euros environ le résultat net. Les effets cumulés de la transaction conforteront l'atteinte des objectifs de solvabilité du groupe à fin 2013 tels qu'ils ont été précédemment annoncés, estime le management.
* Accor : -3%. Le groupe hôtelier a réalisé 1,47 milliard d'euros de chiffre d'affaires au troisième trimestre, un niveau en hausse de 1% en données publiées et de 1,3% en données comparables. Accor annonce une croissance des revenus par chambre (RevPAR) sur la période, avec la progression des prix moyens sur tous les segments et la forte progression des redevances de management et de franchise. Le chiffre d'affaires à fin septembre 2012 s'établit à 4,2 Milliards d'Euros, stable en données publiées mais en hausse de 2,8% à fin septembre 2012 à données comparables, grâce notamment à la bonne progression des prix moyens sur l'ensemble des segments. Accor confirme un objectif de résultat d'exploitation 2012 compris entre 510 et 530 millions d'euros. L'objectif de taux de transformation du chiffre d'affaires en Résultat brut d'exploitation est confirmé à 50% dans les marchés où le chiffre d'affaires progresse, avec un taux de réactivité de 40% dans les pays en repli.
Danone : -2%. La bonne surprise que certains analystes attendaient concernant Danone n'aura pas eu lieu. Le groupe a publié ce matin un chiffre d'affaires de 5,257 milliards d'euros pour le compte de son 3ème trimestre 2012, qui dépasse les attentes de la place (5,23 milliards d'euros). Le problème, c'est que la croissance organique s'est établie à 5%, alors que les analystes anticipaient en moyenne 6%. C'est au niveau du secteur le plus emblématique de la société, les produits laitiers frais, que le bât blesse : en générant 2,91 milliards d'euros de revenus trimestriels, ils ont certes progressé de 4,5% en données brutes en un an, mais n'affichent que 0,7% de hausse sur une base comparable, moins que ce que prévoyaient en moyenne les analystes (+3%). En outre, les volumes, sur une base comparable, sont en baisse de -0,7% sur la période pour la spécialité. En ce qui concerne les autres branches, les Eaux ont crû de 12,3% en données organiques à 962 millions d'euros, plus que ce que prévoyait la place (10%), et la Nutrition infantile de 11,5% à 1,06 milliard d'euros, là-aussi au-delà des attentes (+10%). La Nutrition Médicale a généré une progression organique de 4,9% à 323 millions d'euros, légèrement inférieure aux attentes (+6,9%). Le groupe confirme ses objectifs annuels d'une croissance des ventes de 5% à 7% sur une base comparable, la dynamique des marchés de croissance compensant les difficultés accrues de l'Europe, notamment du sud. La marge opérationnelle est attendue en baisse de 50 points de base, tandis que Danone vise toujours 2 milliards d'euros de free cash flow. Les ambitions initiales (notamment une marge stable) avaient été revues en baisse au cours du mois de juin, à cause de la forte dégradation de la situation en Europe du Sud.
* GFI Informatique : -1%. La SSII a finalisé l'acquisition de l'activité d'informatique de gestion Business Solutions de Thales Services. Cela représente un périmètre de 70 millions d'euros de revenus annuels avec près de 500 collaborateurs. Cette opération, qui juridiquement est un rachat de fonds de commerce et du besoin en fonds de roulement attaché, est effective rétroactivement à compter du 1er octobre 2012. GFI estime que les activités Business Solutions contribueront à l'amélioration de la profitabilité du groupe.
* GDF SUEZ : stable. Le groupe a des vues sur les actifs GNL de Repsol, a indiqué son président Gérard Mestrallet lors d'une conférence au Brésil. Le dirigeant a toutefois précisé qu'aucune offre n'était encore sur la table. Repsol avait mis en vente plus tôt dans l'année cette branche dans le cadre de sa stratégie de désendettement. En parallèle, le groupe français explore également l'éventualité d'une collaboration dans le GNL avec Petrobras, à qui il fournit déjà du gaz. Cela permettrait à GDF SUEZ de s'implanter directement au Brésil, a indiqué Gérard Mestrallet, dont les propos sont rapportés par l'agence Bloomberg.
* Aéroports de Paris : stable. En septembre 2012, le trafic d'ADP est resté stable par rapport au mois de septembre 2011, avec 7,9 Millions de passagers accueillis dont 5,5 millions à Paris-Charles de Gaulle soit -0,4% et 2,4 millions à Paris-Orly soit +1%. Depuis le début de l'année 2012, il reste en croissance de 1,3% avec 68,1 millions de passagers accueillis. Le nombre de passagers en correspondance est en hausse de 3,4%, portant le taux de correspondance à 23,8%, soit une amélioration de 0,5 point.
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