(Boursier.com) -- LA TENDANCE
Retour en arrière? Les craintes suscitées à la fois par la Grèce et par l'Espagne replongent les investisseurs quelques semaines en arrière. Pourtant, si depuis, les craintes majeures ont été apaisées par la BCE, revient la question de son intervention. Notamment en Espagne, ce qui crée cette nouvelle incertitude. Sur le front de la croissance, les investisseurs surveilleront de près, après la déception de l'IFO hier, la confiance des consommateurs allemands et italiens alors que l'indice de confiance dans les affaires en France reste bas. La confiance des consommateurs américains sera aussi publiée cet après-midi. En conséquences, les investisseurs, attentistes, vendent et le CAC40 recule de 0,30% peu avant 9h30, restant sous les 3.500 points
WALL STREET
Incertitude outre-Atlantique, avec une consolidation dans le sillage des places européennes. La fébrilité concernant les dossiers espagnols et grecs a perduré. Côté sociétés, Lennar a publié ses trimestriels, tandis qu'Apple inquiétait quelque peu, suite aux difficultés de son sous-traitant taïwanais et malgré les débuts records de l'iPhone 5. Facebook a chuté, après un avis défavorable du prestigieux Barron's. Le DJIA perdait finalement 0,15% à 13.559 pts, alors que le Nasdaq cédait 0,60% à 3.161 pts.
ECO ET DEVISES
L'indice qui mesure la confiance des milieux d'affaires français dans l'industrie manufacturière est resté stable à 90 points en septembre, selon l'INSEE, soit un peu mieux que la contraction d'un point redoutée en moyenne par les analystes. L'indice des perspectives de production s'est cependant contracté, pour atteindre -52 après -44 en août.. Programme dense aux Etats-Unis, avec à 15h00 l'indice S&P / Case-Shiller des prix immobiliers de juillet (consensus +1,05%), puis à 16h00 les indices manufacturier de la Fed de Richmond de septembre (consensus -5) et de confiance des consommateurs de septembre (consensus 63,2).
Sur le marché des changes, il faut 1,2938 Dollar pour 1 Euro. Le baril de Brent se négocie 110,10$ et son homologue WTI à 92,26$ (échéance novembre). L'once d'or s'affiche à 1.765$ (+0,01%).
VALEURS EN HAUSSE
* Nexity (+3,80% à 21,70 Euros) : dopé par le relèvement de la recommandation d'Exane BNP Paribas qui passe de "neutre" à "surperformance".
VALEURS EN BAISSE
* AXA (-0,15% à 12,33 Euros) : le contexte de taux d'intérêts bas n'est pas forcément une bonne nouvelle pour la notation crédit du groupe, estime Fitch Ratings, car il pèse sur les perspectives de hausse de la rentabilité de l'assureur. L'agence de notation a donc pris la décision de réviser de "stable" à "négative" la perspective de la dette de la société, qui demeure suivie à "AA-" en terme de note de solidité d'assureur, soit le niveau le plus bas du "double A", qui définit une "qualité crédit très élevée" et par conséquent un risque de défaut très faible. La note d'émetteur par défaut est confirmée à "A" et la note court terme à "F1". Fitch concède que la direction a pris des mesures pour réduire l'exposition à la volatilité des marchés financiers, mais considère qu'elles prendront du temps avant de produire leur plein effet. En outre, le bureau d'études signale que le levier d'endettement d'AXA est supérieur à ses standards pour la catégorie actuelle.
* Publicis (-0,13% à 43,40 Euros) : dans le cadre de son offre publique d'achat amicale sur l'agence néerlandaise LBi, Publicis a fait officialisé hier soir le rachat de 6,47 millions d'actions de sa cible à 2,85 euros de prix moyen unitaire pondéré, représentant 4,43% du capital dilué. En ajoutant ces titres à la somme des engagements d'apport déjà reçus, le groupe français est en mesure de détenir 75,09% du capital dilué de LBi. LBi avait annoncé hier que ses résultats 2012 devraient ressortir conformes aux attentes de la place, soit 242,7 millions d'euros de revenus pour 40,3 millions d'euros d'EBITDA.
* Crédit Agricole (-0,45% à 5,69 Euros) : la banque aurait accepté d'injecter 600 millions d'euros supplémentaires dans sa filiale grecque Emporiki pour qu'un acquéreur accepte de la récupérer, selon une source du 'Financial Times'. Hier, la presse anglo-saxonne évoquait une fourchette plus large de 600 à 700 millions d'euros. Les fonds viendraient s'ajouter à l'augmentation de capital de 2,3 milliards d'euros déjà opérée cet été par la maison-mère. "Emporiki, que le Crédit Agricole a acquis en 2006 pour 2,2 milliards d'euros, est devenu un investissement désastreux qui a entraîné une perte annuelle pour la banque française l'année dernière, une première depuis son entrée en bourse en 2001", souligne le quotidien britannique des affaires ce matin en soulignant qu'Emporiki a déjà coûté 6 milliards d'euros à sa maison-mère. Hier, un haut dirigeant bancaire grec a indiqué que le processus de vente pourrait être scellé d'ici une à deux semaines, et que la banque centrale grecque avait abandonné son exigence de voir la banque verte conserver 10% de l'entité. Alpha Bank, EFG Eurobank et National Bank of Greece ont soumis des offres, vraisemblablement à l'euro symbolique. Hier, des rumeurs du 'Wall Street Journal' laissaient entendre que la transaction pourrait être révélée dès cette semaine.
* EDF (-0,20% à 17,14 Euros) a signé deux contrats avec Areva pour la fourniture de plus de 30.000 tonnes d'uranium naturel sur la période 2014-2035, permettant de sécuriser l'approvisionnement à long terme en uranium naturel du parc nucléaire d'EDF. Ce contrat représentera l'une des plus importantes livraisons d'uranium réalisée par Areva. Ces accords reflètent la mise en application du partenariat stratégique conclu entre Areva et EDF en début d'année.
* Accor (-0,06% à 26,79 Euros) : le groupe profite du Forum sur l'investissement hôtelier en Afrique, à Nairobi, pour confirmer ses ambitions sur le continent, avec 30 hôtels, soit 5.000 chambres, qui devraient ouvrir d'ici 2016. Si l'on est loin du rythme effréné constaté en Asie, le groupe entend rester numéro un, place qu'il occupe actuellement avec 114 établissements (plus de 17.000 chambres) dans 18 pays, dans tous les segments. Le plan de développement permettra d'atteindre 22.000 chambres à l'horizon 2016, avec pour priorité le Maroc, l'Algérie, le Nigeria, le Ghana, l'Afrique du Sud, l'Angola et le Kenya.
* Bénéteau (-6,40% à 8,74 Euros) : le groupe a enregistré un chiffre d'affaires consolidé de 830,5 millions d'euros au cours de l'exercice 2011-2012, clos le 31 août 2012. Ce chiffre recule de 10% par rapport à la saison précédente conformément aux prévisions du groupe. Sur le quatrième trimestre, le chiffre d'affaires s'élève à 220,1 ME dont 183,9 ME (-10,5%) pour l'activité Bateaux et 36,2 ME (-5,5%) pour l'Habitat. Les résultats annuels 2011-2012 seront publiés le 7 novembre avec les premières tendances des marchés du bateau et de l'habitat de loisirs à l'issue des salons nautiques de la rentrée.
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