(Boursier.com) -- LA TENDANCE
Tendance hésitante ce mercredi, la bourse de Paris tentant de repartir à la hausse mais dans des proportions limitées (+0,2% autour de 3.300 points). Première banque à publier, Société Générale, avait favorisé le secteur ce matin, ce qui n'est plus guère le cas désormais. Des rendez-vous importants cet après-midi outre Atlantique influeront sans doute sur les marchés. Les indicateurs avancés des chiffres de l'emploi américain de juillet seront ainsi présentés au marché, avant les données officielles vendredi, tandis que la Fed donnera sa position sur les taux dans la soirée avec son communiqué monétaire, les opérateurs espérant de nouvelles interventions pour soutenir la croissance américaine. Ce 1er août marque aussi l'entrée en vigueur de la taxe sur les transactions financières qui sera payée dès ce soir par les investisseurs de la Bourse de Paris ayant une position nette d'achat à la clôture sur les grosses capitalisations.
VALEURS EN HAUSSE
* EADS domine les hausses du CAC40 (+3% à 30,2 Euros), les analystes appréciant les performances opérationnelles de la société et l'épaisseur de son carnet de commandes. UBS a relevé ce matin de 35 à 39 Euros son objectif de cours en restant à l'achat.
* Arkema a largement rassuré le marché, ce qui vaut au chimiste de bondir de 6% à 63,40 Euros. L'EBITDA du second trimestre a ainsi dépassé les attentes de la place. Le groupe de chimie a réalisé au 2ème trimestre 2012 un EBITDA supérieur à 300 millions d'euros, en hausse de plus de 20% par rapport à celui du 1er trimestre. "Cette excellente performance confirme la qualité du portefeuille de spécialités du groupe et démontre sa solidité dans un environnement économique mondial volatile et incertain", a rassuré le président Thierry Le Hénaff. Depuis la fin du trimestre, la société a cédé son pôle vinylique, permettant un recentrage sur ses actifs les plus porteurs. Le management confirme ainsi sa confiance dans sa capacité à réaliser une année 2012 "très solide", qui devrait permettre d'atteindre un EBITDA proche de 1 milliard d'euros. Au-delà, Arkema ambitionne de réaliser en 2016 un chiffre d'affaires de 8 milliards d'euros et un EBITDA de 1,250 milliard d'euros.
* Schneider Electric gagne 2,5% à 47,2 Euros, le groupe a achevé le 1er semestre 2012 sur un chiffre d'affaires de 11,408 milliards d'euros, en croissance de 10% en glissement annuel en données publiées, mais de 0,2% seulement en organique. L'EBITA ajusté croît de 9% à 1,556 milliard d'euros, soit une marge de 13,6% après 13,9% un an avant. Le bénéfice net part du groupe progresse de 11% à 890 millions d'euros. Le consensus de bénéfice net ressortait à 844 millions d'euros. Schneider annonce aussi que son cash-flow libre, qui était négatif de -159 millions d'euros au premier semestre 2011, est positif de 397 millions d'euros sur la première moitié de l'exercice en cours. "Les incertitudes relatives à l'économie mondiale et les tendances contrastées des marchés clés du groupe continuent de limiter la visibilité à court terme", souligne la direction, qui confirme cependant ses objectifs annuels de croissance organique nulle à légèrement positive de son chiffre d'affaires et d'une marge d'EBITA ajusté entre 14% et 15%, "si les conditions économiques ne se détériorent pas davantage".
* LVMH et PPR progressent d'un peu plus de 1%, les deux titres se situant entre 123 et 124 Euros.
VALEURS EN BAISSE
* Vinci perd 3,5% à 33,3 Euros après la publication des comptes semestriels pouvant pourtant être qualifiés de conformes aux attentes. Le groupe de BTP a donc confirmé sa capacité de résistance à l'environnement économique actuel, notamment grâce à son pôle de concessions autoroutières dont les majorations de tarifs amortissement efficacement la baisse du trafic routier. Pour le deuxième semestre, les objectifs sont réaffirmés mais teintés de prudence. Hors concessions, le carnet de commandes atteint un nouveau record au 30 juin 2012, à 33,2 Milliards d'Euros (+9% par rapport au 31 décembre 2011 et +11% par rapport au 30 juin 2011). Cela représente plus de 12 mois d'activité moyenne de la branche. Un peu plus de 40% du carnet est à réaliser d'ici la fin de l'année 2012 et environ le tiers en 2013. Vinci rappelle que la baisse du trafic sur ses réseaux autoroutiers concédés en France pourrait se poursuivre dans la continuité des tendances observées au 1er semestre 2012. Par ailleurs, un ralentissement de la commande publique pourrait intervenir au deuxième semestre et impacter en 2013 le plan de charge de certaines activités dans le contracting. Pour autant, compte tenu des autres paramètres impactant les recettes autoroutières (évolutions tarifaires, Duplex A86), du niveau très élevé du carnet de commandes, de son rythme d'écoulement et des effets positifs de la croissance externe, Vinci continue de viser au global une légère progression de son chiffre d'affaires consolidé sur l'ensemble de 2012 avec un résultat opérationnel et un résultat net proches des niveaux atteints en 2011, avant prise en compte des nouvelles augmentations de charges fiscales et sociales envisagées en France.
* En hausse ce matin, Société Générale perd désormais 1% à 17,8 Euros, alors que le groupe bancaire a publié ses comptes du second trimestre. Le bénéfice net ressort à 433 millions d'euros, en baisse de 42% en glissement annuel, en-deçà des attentes du consensus qui était à 695 millions d'euros selon Bloomberg.La banque a ainsi précisé que hors éléments non-récurrents, le bénéfice net part du groupe aurait atteint 793 millions d'euros, ce qui est plus proche des attentes de la place, surtout si l'on retire les actifs gérés en extinction en banque de financement et d'investissement, soit 114 millions d'euros. Les autres charges exceptionnelles concernent donc 391 millions d'euros d'effet des cessions de crédits liées aux opérations de réduction du bilan, de dépréciations de la dette souveraine grecque, de rachat de dette hybride et de dépréciations d`écarts d`acquisition et gains ou pertes en capital sur actifs destinés à être cédés. Les éléments non-économiques (réévaluation de la dette liée au risque de crédit propre et réévaluation des couvertures des portefeuilles de crédit du groupe) ont à l'inverse apporté 145 millions d'euros aux résultats.
* Renault perd 1,3% à 35,1 Euros et Peugeot 1,7% à 6,22 Euros. Le mois de juillet, traditionnellement creux pour les ventes de voitures, a vu cette année le volume d'immatriculations reculer de 5,6% à un peu moins de 180.000 véhicules légers (voitures particulières et utilitaires légers) d'après les chiffres du Comité des constructeurs français. Une baisse plus importante (-7,4%) à nombre de jours ouvrables comparables. Depuis le début de l'année, le marché automobile français reste en baisse de 12,4% avec environ 1,44 million véhicules légers immatriculés dont 1,2 million de voitures particulières (-13,5%). En juillet, le rebond de la marque Dacia (+94%) n'a pas suffi à maintenir Renault en progression avec des immatriculations en baisse de 6% au niveau du groupe. Les immatriculations du groupe Renault en France en recul de 14% de janvier à juillet. Celles du concurrent PSA reculent de 10,5% en juillet de 19% depuis le début de l'année. Les constructeurs allemands ont encore largement surperformé le marché en juillet. Depuis le début de l'année, les constructeurs étrangers aux résultats commerciaux les plus performants sur le marché français restent Nissan (+3,8%), BMW (+1,2%) et Hyundai (+30%) devant les marques du groupe Volkswagen (-2,8%) et du groupe Mercedes (-1,7%).
* Suez Environnement cède 1% à 8,85 Euros. Le groupe qui, fin juin avait lancé un avertissement suite à la constitution d'une provision complémentaire de 85 Millions d'Euros concernant l'usine de dessalement de Melbourne, a publié ce matin un résultat brut d'exploitation (RBE) de 1,13 Milliard d'Euros en baisse de -4,9% hors Melbourne et un bénéfice de 40 ME, contre 221 ME lors du premier semestre 2011. Sur la période, le chiffre d'affaires atteint 7,32 MdsE (-0,7%). Le taux de marge de RBE du Groupe s'établit à 15,5% ou 16,7% hors l'impact de l'usine de Melbourne. Le Résultat Opérationnel Courant s'élève à 460 ME en variation organique de -15,6%. Il inclut une provision de 83 ME comptabilisée sur l'usine de dessalement de Melbourne. Le résultat net de 40 ME inclut l'impact de la dépréciation en valeur de marché de la participation détenue dans Acea (-58 ME), les charges additionnelles nettes sur l'usine de Melbourne (-52 ME) et les coûts de restructuration et autres (-38 ME) pour mettre en oeuvre le plan de réduction des coûts.
* EDF cède 3% à 16,3 Euros. S&P Equity Research a abaissé à la vente sa recommandation sur l'électricien, dont la valorisation est ramenée de 16 à 15 Euros.
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