(Boursier.com) -- LA TENDANCE
L'euphorie de la fin de semaine dernière après l'annonce d'un QE3 laisse place à des prises de bénéfices, mais peu appuyées. Le CAC40 cède 0,5% autour de 3.560 points avec des secteurs cyclique et bancaire qui restent bien orientés. EADS rebondit à contre-courant des marchés alors que la France et l'Allemagne prendront des décisions sur le projet de rapprochement entre le groupe européen d'aéronautique et de défense EADS et du britannique BAE Systems une fois que ces modalités auront été clarifiées. La semaine sera beaucoup plus calme que la précédente en indicateurs économiques. A Wall Street ce lundi, on se contentera de l'indice Empire Manufacturing de septembre (consensus -2). Sur le marché des changes, il faut 1,31 Dollar pour 1 Euro. Le baril de Brent se négocie à 116 dollars et son homologue WTI proche des 99 $ (échéance novembre).
VALEURS EN HAUSSE
* EADS remonte de 2% à 25,8 Euros. EADS s'efforce de convaincre les Etats d'approuver son projet de fusion avec le britannique BAE Systems. Le groupe aéronautique européen serait ainsi prêt à offrir des garanties, notamment en accordant un droit de véto aux gouvernements allemand, français et britannique sur la montée de tout nouvel actionnaire au-delà de 15% du capital du futur ensemble, affirme ainsi le 'Financial Times Deutschland' dans son édition du jour. Par ailleurs, les sièges au conseil d'administration et au comité d'entreprise du groupe seraient majoritairement réservés à des citoyens européens. Vis-à-vis de l'Allemagne, où les réticences au projet seraient les plus importantes, EADS aurait aussi garanti le maintien outre-Rhin de nombreux postes et de certains sites industriels clés. Officiellement, les trois gouvernements européens concernés par cette méga-fusion sont restés prudents sur le sujet. Berlin s'est borné à indiquer qu'il "examin(ait) le projet de fusion des deux entreprises", alors que la presse allemande a évoqué des craintes concernant une perte d'influence de Berlin sur le groupe d'aéronautique et de défense.
Le titre Peugeot confirme son rebond, en hausse de 1% ce lundi à 7,1 Euros. Depuis les plus bas du 5 septembre à 5,75 Euros, le titre vient de reprendre 25%, un rebond largement alimenté par les rachats de positions vendeuses qui avaient joué auparavant dans le sens inverse. Après un flux ininterrompu de mauvaises nouvelles, l'actualité produits du groupe au Mondial de l'Automobile de Paris, à partir du 27 septembre, semble d'ailleurs avoir motivé ces mouvements de rachats... Peugeot dévoilera en effet sur le salon quelques nouveautés laissant espérer une nouvelle dynamique commerciale, la Peugeot 301 et sa cousine Citroën C-Elysée d'abord et la 2008 plus tard. Annoncée au printemps dernier, la Peugeot 301, une compacte tricorps destinée aux marchés émergents, sera commercialisée à partir du 1er novembre 2012 en Turquie puis en Europe Centrale et Orientale, Russie, Ukraine, Grèce, Maghreb, Moyen-Orient, Pays du Golfe et d'Afrique, certains marchés d'Amérique latine puis dans une seconde phase en Chine. Pensée pour séduire une large clientèle avec un prix attractif non encore précisé, Peugeot compte faire de cette 301 un des ses modèles les plus vendus dans le monde et donc une concurrente indirecte des modèles Dacia de Renault... Indirecte car mieux équipée et plus "valorisante" qu'une Logan, ce qui devrait rendre le modèle Peugeot plus cher. Cette nouvelle 301 sera produite en Espagne dans l'usine de Vigo.
* Déjà bien orienté vendredi, Vallourec gagne encore 2,7% et se rapproche des 40 Euros.
VALEURS EN BAISSE
* EDF recule de 1% à 17,36 Euros, la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim risque de coûter cher... Au point qu'EDF pourrait réclamer jusqu'à 2 Milliards d'Euros d'indemnités à l'Etat au titre des investissements déjà réalisés et du manque à gagner sur dix ans, affirme le 'Journal du Dimanche' dans sa dernière édition. L'électricien nucléaire public a toutefois démenti hier, en affirmant à l''AFP' qu'"EDF n'a formulé aucune demande au gouvernement" à la suite de l'annonce, vendredi par François Hollande, de la fermeture de la centrale nucléaire alsacienne en 2016. Selon le 'JDD', l'électricien "avait commencé à investir pour obtenir un allongement de la durée de vie de Fessenheim jusqu'à 50 ans, soit 2027" et "réclame compensation de ces dépenses non amorties". Le groupe demanderait également la compensation du "manque à gagner de 200 Millions d'Euros de marges par an sur dix ans" d'exploitation qui ne se feront pas en raison de la fermeture du site.
* Vivendi perd 2% à 15,5 Euros, pénalisé par le changement de recommandation d'UBS à la vente.
* Renault reperd 1,7% à 40,9 Euros après une forte hausse vendredi. Dans le secteur automobile, Michelin rend aussi 2,3% à 62,3 Euros.
* STMicroelectronics reperd 1,6% à 5,09 Euros. Le groupe a prévu de présenter en décembre prochain un nouveau plan stratégique, qui passera par une accélération de la feuille de route de la société "vers un modèle financier déjà établi", reposant sur deux piliers, les branches analogiques et numériques.
* Air France KLM perd 2% à 4,57 Euros. D'après une déclaration transmise à l'AMF, le hedge fund britannique TT International a rehaussé sa position vendeuse sur Air France KLM à hauteur de 0,61% du capital en date du 13 septembre. TT International détenait précédemment une position courte nette portant sur 0,5% du capital de la compagnie aérienne le 11 septembre. Par ailleurs, le fonds Oxam Quant Fund Limited, géré par la société britannique Oxford AM, a déclaré détenir une position courte nette de 0,5% du capital d'Air France KLM en date du 13 septembre.
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