le 05/09/2008 à 17h45
(Boursier.com) -- Le CAC40 a rechuté lourdement de 6,5% sur la semaine alors que les inquiétudes ont repris le dessus dans le secteur financier. Les mauvais chiffres de conjoncture aux Etats-Unis et en Europe ont confirmé la passe difficile dans laquelle se trouve l'économie mondiale. Côté sociétés, l'actualité a un peu décliné après la période d'intense publication semestrielle.
Aux Etats-Unis, Wall Street évolue encore dans le rouge vif en cette fin de semaine. Les investisseurs ont pris connaissance ce jour de mauvais chiffres du chômage US au mois d'août publiés par le Département du Travail. Le taux de chômage a ainsi progressé à 6,1% aux Etats-Unis au mois d'août, contre 5,7% en juillet, soit une hausse nettement plus forte que ne l'attendait les économistes, selon les chiffres du Département du Travail. En net, l'économie américaine a détruit 84.000 emplois le mois dernier contre -75.000 attendu par les analystes. L'emploi a été réduit dans les secteurs manufacturiers et dans l'intérim, tandis que les secteurs de la santé et de l'extraction minière ont continué à en créer. Dans le même temps le salaire horaire moyen s'est apprécié de 7 cents, soit 0,4%, au cours du mois.
De dollar pointe en cette fin de semaine à 1,43/euro actuellement entre banques alors que la zone euro a envoyé des signes de fléchissement très net, la BCE ayant même revu en baisse ses anticipations de croissance annuelle à 1,4% seulement pour 2008.
Les cours du pétrole reculent pour leur part sur les 105$, sous le poids ici aussi du ralentissement économique mondial qui pourrait être plus profond que prévu. En attendant la réunion de l'OPEP de la semaine prochaine, le baril revient ainsi vers ses niveaux planchers vieux de 5 mois, en direction des 105$ déjà touchés en début de semaine après le passage de l'ouragan "Gustav".
Côté valeurs françaises, les principales hausses se limitent à quelques valeurs qui profitent de la baisse des cours du brut comme Michelin (+5%). Steria reprend 4% avec Neopost alors que L'Oreal sauve la mise en hausse de 1% avec Dexia.
A la baisse, le lancement de l'augmentation de capital de Natixis à un cours très faible de 2,25 euros a balayé la valeur de plus de 30% sur la semaine. Les replis vont de 15 à 20% pour ArcelorMittal, Eramet, Vallourec et Eiffage. Gros dégâts aussi pour Alcatel-Lucent qui reperd 13%. Entre -9 et -12%, on trouve Alten, Technip, Total, EDF, PPR et Vinci.
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D'accord sur l'analyse.