(Boursier.com) -- LA TENDANCE
La séance avait démarré en hausse mais le CAC40 est finalement retombé sous les 3.400 points au fil des minutes de cotations pour reculer de 0,7% à 3.383 pts en clôture. Croissance revue en nette baisse, objectifs de désendettement jugés "intenables"... Le FMI n'a pas été tendre avec la France dans son rapport sur l'économie mondiale et les finances publiques, publié aujourd'hui. Le fonds estime ainsi que la croissance du PIB devrait plafonner à 0,1% cette année dans l'hexagone (contre 0,4% précédemment prévu) et atteindre seulement 0,4% en 2013 (contre 0,9% attendu jusqu'ici...). De son côté, le gouvernement français table encore dans son budget sur une hausse de 0,3% cette année et de 0,8% l'an prochain.
Dans ces conditions, le FMI estime que la France ne parviendra pas à ramener comme prévu son déficit public à 4,5% en 2012 et à 3% en 2013. Les comptes seraient ainsi déficitaires de 4,7% du PIB en 2012 et de 3,5% l'an prochain, selon les experts du fonds.
ECO ET DEVISES
Les députés français ont adopté mardi par 477 voix contre 70 le projet de loi qui autorise la ratification du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) au sein de l'Union économique et monétaire.
Après la célébration du "Columbus Day" américain hier lundi, l'agenda économique demeure vierge ce mardi. Demain mercredi, les investisseurs suivront les stocks de grossistes américains, le Livre Beige économique de la Fed, ainsi que les chiffres du budget pour septembre.
L'euro cote 1,2880/$ entre banques.
VALEURS EN HAUSSE
* En tête du CAC40, STMicroelectronics progresse de 3%, alors que ST-Ericsson, la coentreprise en difficulté de STM et Ericsson, a mandaté une banque pour étudier ses options stratégiques. Détenue à parité par le franco-italien STMicroelectronics et le suédois Ericsson, la société a annoncé en avril un plan de restructuration prévoyant notamment le transfert de certaines de ses activités à STMicroelectronics mais sans réussir à convaincre pleinement les marchés de sa capacité à se redresser.
* CGG Veritas : monte de 3%, suivi de Vivendi en hausse de 2% sur des rumeurs insistantes de cession d'actifs
* Bel remonte de 2% suivi de Areva et de Boiron
* Vinci gagne 1,5%. Morgan Stanley a beau avoir abaissé de 43,50 à 41 Euros son objectif, le courtier est passé de "pondération en ligne" à "surpondérer" sur le titre, dont il apprécie la valorisation intéressante.
* Michelin : monte de 0,5% avec Lafarge, Esso, PPR et EDF
* Total : +0,3% poursuit son offensive en Asie avec la signature de deux contrats de partage de production avec les autorités indonésiennes, représentées par BPMIGAS, pour les blocs d'exploration Telen et Bengkulu I - Mentawai. Le groupe détiendra une participation de 100% dans chaque contrat.
* Publicis : stable. Le groupe a réalisé une nouvelle acquisition dans le digital, Arachnid, agence numérique malaisienne remarquée pour sa réputation créative. Créée à Kuala Lumpur en 1996, Arachnid emploie aujourd'hui plus de soixante professionnels de la communication digitale. D'abord spécialisée dans le marketing numérique et interactif, son offre s'est étoffée jusqu'à couvrir tous les aspects de la stratégie d'interactivité des points de contact. L'agence compte parmi ses clients des multinationales prestigieuses telles que Dutch Lady (produits laitiers), Lexus, MINI, Petronas (pétrole), Reckitt Benckiser ou Toyota. L'agence propose et développe ses services sur 25 pays dans tous les continents.
VALEURS EN BAISSE
* Alcatel-Lucent : -5%. Les résultats trimestriels d'Alcatel-Lucent se profilent alors que l'action n'a jamais évolué aussi bas en bourse. Les comptes du 3ème trimestre sont attendus le 2 novembre prochain. Le Crédit Suisse redoute des chiffres médiocres, notamment des ventes de 3,55 milliards d'euros, stables par rapport au trimestre précédent, mais en baisse de 7% en glissement annuel, pour une marge brute de 31,2% et une perte opérationnelle de 20 millions d'euros. Le consensus est pour sa part positionné respectivement à 3,58 milliards d'euros, 31,9%, et un léger bénéfice opérationnel. Certes, la valorisation reste faible, concède le spécialiste, mais les craintes grandissantes autour des liquidités du groupe vont continuer à peser. À moyen terme, c'est-à-dire à l'horizon 2014 ou 2015, le courtier pense que la société pourrait avoir besoin de capitaux frais pour honorer ses échéances. La recommandation reste par conséquent à "souspondérer" pour un objectif de 0,75 Euro.
* NYSE Euronext : recule de 3,5% avec Haulotte, P&V et Montupet
* Bull : redonne 2,5% suivi de Saint-Gobain
* Veolia Environnement cède 2%, pénalisé par une note d'analyste. HSBC a en effet dégradé la valeur de "surpondérer" à "neutre" avec un objectif de cours abaissé de 11,5 à 9 Euros.
* Faurecia perd 1,6% et Peugeot recule de 2%. L'Autorité de la concurrence a rendu ses conclusions concernant l'enquête lancée dans le secteur de l'entretien et de la réparation automobile. Après avoir passé au crible le fonctionnement de la concurrence dans le secteur, l'Autorité a fait des propositions dont l'objet est à la fois de faire baisser le prix de l'entretien-réparation auto, mais aussi de "créer une nouvelle dynamique dans la filière automobile". Notamment, l'Autorité de la concurrence s'est dite favorable à une levée, progressive et maîtrisée, du monopole sur les pièces détachées "visibles". En France, les pièces visibles -ailes, capots, pare-chocs, pare-brise, feux, rétroviseurs- sont protégées au titre du droit des dessins et modèles et du droit d'auteur. Seul le constructeur peut distribuer ces pièces aux différents réparateurs.
* Seb : -1,5% avec Vallourec, LVMH, Sanofi, L'Oreal
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