(Boursier.com) -- LA TENDANCE
La baisse l'a encore emporté ce mercredi, le CAC40 alignant une 3ème séance de recul à -0,5% à 3.366 points. La tendance a été influencée en Europe par la nette baisse de Wall Street hier soir et par des échéances toujours floues sur l'avancée de la situation financière en Espagne... Hier soir, l'Andalousie a formulé une demande d'aide officielle au ministère des Finances espagnol pour un montant de près de 5 milliards d'euros. Il s'agit de la 6ème région à réclamer de l'aide... La demande d'aide de Madrid pourrait cependant attendre les élections régionales programmées le 21 octobre prochain, à moins que la décision de l'agence Moody's sur la note de l'Espagne (toujours attendue courant octobre) ne précipite les choses...
D'après le gouvernement américain ce mercredi, les stocks de grossistes pour le mois d'août 2012 ont augmenté de 0,5% en comparaison du mois antérieur, soit une hausse proche du consensus de place. La progression de juillet a été révisée à +0,6%, contre +0,7% précédemment évalué. Sur un an, les stocks de grossistes sont en augmentation de 5,3%.
Les ventes de grossistes pour le mois d'août ont elles grimpé de 0,9% par rapport à juillet et de 2,1% sur 12 mois.
Les chiffres du budget pour septembre aux Etats-Unis seront communiqués à 20 heures. A la même heure, les opérateurs suivront le Livre Beige économique de la Fed, résumé des conditions d'activité par régions.
L'euro reste sur la zone des 1,28/$ en attendant entre banques.
VALEURS EN HAUSSE
* EADS : remonte de 5% après l'échec de l'union avec BAE. Les deux groupes ont publié un communiqué commun dans lequel ils réaffirment leur conviction qu'un rapprochement était fondé sur une logique industrielle forte, représentant une "opportunité unique" de créer un nouvel acteur. L'annonce a plutôt rassuré les investisseurs qui estimaient le pari risqué et les termes supposés du rapprochement trop favorables à BAE Systems. Les obstacles politiques, en provenance d'Allemagne en particulier, ont donc eu raison de cette union...
* Safran gagne aussi 3%. Le fonds britannique The Children's Investment Fund Management (TCI) a écrit aux dirigeants de Safran pour leur faire part de son (profond) désaccord avec "la politique actuelle d'allocation du capital" de l'industriel, peut-on lire dans ce courrier daté du 9 octobre que nous nous sommes procurés. TCI se présente comme un investisseurs de long terme, centré sur les fondamentaux, qui détient actuellement 7,9 millions d'actions Safran en direct et dispose d'une "exposition économique" de 4,38 millions d'actions supplémentaires, soit au total environ 3% du capital de la société.
* PPR gagne encore 2,5%. Le conseil d'administration a validé à l'unanimité le principe de la scission et de la mise en bourse de la Fnac par distribution d'actions aux actionnaires de PPR. Ce projet "marque une nouvelle étape de son recentrage et de sa transformation en un leader de l'habillement et des accessoires, présent dans le luxe, le Sport et Lifestyle". L'opération, prévue pour 2013, est soumise à la consultation des instances représentatives du personnel de la Fnac et de PPR. En ce qui concerne la cession de Redcats, le processus suit son cours. Toutes les options demeurent ouvertes.
* Eurotunnel : +2,5% avec Chargeurs, Carrefour
* Bouygues prend 1,5% avec Colas, Ubisoft, Faurecia
VALEURS EN BAISSE
* Iliad : -4%. Le titre rechute lourdement après le rappel à l'ordre du gouvernement français sur le "devoir d'investissement" dans le secteur télécom. Bercy a en effet présenté un train de mesures afin que le secteur des télécommunications mobiles renoue avec l'investissement et la création d'emplois en France : "Ces mesures portent sur l'incitation de chacun à investir dans les réseaux mobiles, sur l'accélération du déploiement du très haut débit mobile, sur le niveau d'emplois en France dans le secteur de la relation client, enfin sur les modes de commercialisation des terminaux mobiles", a expliqué dans un communiqué le Ministère du redressement productif.
En particulier, les pouvoirs publics souhaitent que le recours à un réseau en propre soit la règle, notamment en ce qui concerne Free Mobile, ce qui induit que le recours à l'itinérance doit rester une exception et qu'il ne "saurait servir de modèle économique et ne peut donc se concevoir que de manière transitoire, en tous cas dans les zones denses". Le gouvernement a prévu de publier début 2013 des lignes directrices sur les conditions de mutualisation et d'itinérance "permettant d'assurer au secteur un environnement réellement incitatif à l'investissement et à même de répondre aux enjeux de couverture des territoires les moins denses dans des délais adaptés et avec un haut niveau de service". En outre, des mesures pour accélérer le déploiement de la 4G sont préconisées. Enfin, le gouvernement "entend accompagner la politique commerciale des opérateurs en matière de terminaux" et prévoit "d'éventuelles évolutions réglementaires qui permettraient à la fois la sécurisation juridique du modèle de subventionnement des terminaux ainsi qu'une possible modération du rythme de renouvellement des terminaux".
* Ingenico perd 3,7%. Une pression qui pourrait être en rapport avec la fronde menée par un actionnaire de Safran, The Children's Investment Fund Management, dont les détentions directes et indirectes représentent 3% du capital du motoriste et électronicien français. Dans une lettre ouverte au management de Safran, ce fonds critique en termes très durs la gestion et la stratégie de l'entreprise, et évoque notamment la nécessité de céder la part détenue dans Ingenico. Safran détient, via Morpho, quelque 22,6% du capital du spécialiste des terminaux de paiement, valorisés actuellement environ 484 millions d'euros. Il existe d'importantes menaces de long terme planant sur le modèle économique d'Ingenico, et il n'y a pas de logique stratégique à cette détention, écrit The Children's Investment Fund Management dans son courrier, en demandant aux dirigeants de Safran de céder cette participation et d'en reverser le bénéfice aux actionnaires sous forme de dividende exceptionnel. La perspective d'un afflux de titres est un facteur de pression pour une action. La menace évoquée par le fonds tient notamment à l'émergence des paiements par téléphone mobile, spécialité de Square par exemple et dont Google s'est emparé. Certains investisseurs pensent que ce mode de paiement pourrait faire de l'ombre aux technologies sans contact, parfois présentées comme un eldorado pour des groupes comme Ingenico. Hier, l'action du concurrent VeriFone a été sévèrement secouée en bourse, après des rumeurs de gros contrat de Square avec les taxis new-yorkais.
* Pages Jaunes : redonne 3,5% avec Arkema
* Publicis : -2% avec Accor, Vallourec, Saint-Gobain, Vinci et Capegmini
* Peugeot retombe proche de ses plus bas niveaux, en repli de 1,5%. Le groupe s'enfonce dans la catégorie spéculative, après la décision prise au petit matin par Moody's d'abaisser de "Ba2" à "Ba3" la notation crédit du constructeur, qui se situe désormais trois crans en-dessous de la catégorie d'investissement. L'agence clôt ainsi la revu qu'elle avait initiée fin juillet dernier. Le GIE PSA Trésorerie est aussi concerné par l'abaissement. La perspective de la notation reste négative. Cette dégradation reflète "les sérieux défis auxquels PSA doit faire face pour réussir sa restructuration et redresser sa performance opérationnelle de sa division automobile, dont l'objectif de rééquilibrer ses cash-flows d'ici 2014", explique l'agence, qui pense même si les mesures sont appliquées dans les temps, ces circonstances vont peser sur la solidité financière dans l'intervalle.
* Alcatel-Lucent reste au plus bas, en baisse de 1,2%. Le groupe va construire pour Seaborn Networks un nouveau câble sous-marin, "Seabras-1", qui reliera, sur 10.700 kilomètres, New York et Sao Paulo, avec un embranchement vers Fortaleza, au Brésil. Les deux groupes ont déjà commencé les démarches d'acquisition de permis et les travaux de reconnaissance maritime. Le système, d'une capacité de 100G, créera de la capacité supplémentaire pour la majorité du trafic voix, données et Internet entre l'Amérique du Sud et le reste du monde. Ce nouveau système prendra également en charge toute une variété de services haut débit grand public et professionnels, indiquent ses promoteurs. Le communiqué des sociétés ne précise pas les délais d'installation ni les modalités financières du contrat.
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