(Boursier.com) -- LA TENDANCE
Le CAC40 a clôturé la séance non loin de ses sommets du jour, à 3.513 points, sur un gain de 0,94%. Il faut remonter cinq mois en arrière jour pour jour, au 21 mars dernier, pour retrouver une fin de séance sur de tels niveaux. Les plus hauts d'un an, à 3.600 points, ne sont plus très éloignés. L'optimisme a également dominé à Londres ou à Francfort, où l'on a aussi progressé de respectivement 0,77 et 0,86%. Après la consolidation, légère, de la veille, le rebond a été accentué par une adjudication de dette espagnole dans de bonnes conditions, et par une actualité étique alors que les professionnels attendent de voir de quoi accoucheront les rencontres entre dirigeants européens en fin de semaine.
WALL STREET
Aux Etats-Unis, aucune publication macroéconomique n'était prévue et seules les annonces trimestrielles de Best Buy et Medtronic sont venues troubler la torpeur estivale. Après la clôture, les investisseurs attendent la publication de Dell. A l'heure des derniers échanges européens, le S&P500 progresse de 0,36% à 1.423 points, sur des sommets depuis 2008 et le Nasdaq de 0,21% à 3.082 points.
ECO ET DEVISES
Sur le marché des changes, il faut 1,2473 Dollar pour 1 Euro. Le baril de Brent se négocie 115,19$ et son homologue WTI à 97,54$ (échéance octobre). L'once d'or s'affiche à 1.638$ (+1,1%).
VALEURS EN HAUSSE
* CS - Communication Systemes (+49,6% à 3,47 euros) : le groupe a reçu de Sanef (groupe Abertis) une offre de rachat ferme de son activité transport, dans des conditions qui n'ont pas été révélées. Ces activités représentaient en 2011 un chiffre d'affaires de 31,4 millions d'euros (soit 15,6% des revenus annuels du groupe) pour 220 salariés, et une marge opérationnelle de 1,41 million d'euros, après avoir été déficitaire en 2010. CS a consenti à Sanef une exclusivité jusqu'au 31 octobre prochain pour négocier.
* Pierre et Vacances (+8,2%) : le dossier reste très entouré sur le marché parisien, avec des volumes d'échanges largement supérieurs à la moyenne, comme ce fut le cas la veille. Depuis vendredi, l'action a repris près de 30%.Les investisseurs semblaient s'être réveillés en début de mois, alors que le dossier avait signé un plancher à 10,82 euros, très loin de son pic de l'année, touché en février dernier à 30,40 euros. Les rachats à bon compte ne sauraient à eux seuls expliquer l'accès de fièvre de ces deux dernières séances. La perception du titre a été modifiée récemment par le départ, surprise, du directeur général. Si le plan de restructuration n'est pas remis en cause, cette décision fait naître quelques interrogations.
* Derichebourg (+6,4%), Haulotte (+6,4%), Atari (+5,4%) ou Ubisoft (+6%) profitent de leur statut de valeurs à effet de levier dans ce marché haussier et qui retrouve le goût pour le risque.
* Financières : parmi les grandes capitalisations, Société Générale, Crédit Agricole, Natixis, CNP Assurances ou AXA sont à créditer de rebonds dépassant 3%, dans l'espoir que l'accalmie sur les marchés ne constitue un signe avant coureur de la stabilisation économique, et sur fond de rumeurs d'intervention de la BCE.
VALEURS EN BAISSE
* Ipsen (-0,8% à 18,85 euros) : le laboratoire a renégocié les termes de son accord avec l'américain Inspiration, et publié ce matin les grandes lignes du nouvel accord. C'est Portzamparc qui se lance pour commenter ce matin le contrat modifié. Auparavant, l'accord prévoyait une montée en puissance progressive d'Ipsen au capital d'Inspiration, en fonction des développements cliniques, ainsi qu'une option de prise de contrôle d'ici 2019. Le français avait en échange confié le développement d'OBI-1 à son partenaire. Mais l'arrêt du développement du Facteur IX pour des raisons d'immunogénicité, même s'il s'avérait temporaire, faisait peser un risque de faillite sur Inspiration, en cas d'échec à trouver des fonds. Au final, cet accord est "nécessaire" pour préserver les droits d'Ipsen, "mais non suffisant" pour offrir une visibilité sur le devenir de ce portefeuille de produits. En attendant, l'analyste reste en position d'attente à "conserver", d'autant que les perspectives de développement de la société "sont toujours suspendues à l'avenir de la médecine générale en France dont la cession/partenariat est toujours en discussion".
* Peu d'autres baisses significatives, puisque les deux plus forts replis du SRD, Meetic (-2,6% à 12,50 euros) et Colas (-2,5% à 105,70 euros) reculent dans de volumes insignifiants.
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