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Clôture de Wall Street : une "journée des 4 sorcières" sans grand relief

Clôture de Wall Street : une 'journée des 4 sorcières' sans grand relief
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les marchés d'actions américains ont fini la semaine comme ils l'avaient commencée, sur une note indécise. Les indices ont oscillé vendredi entre le rouge et le vert, au cours d'une séance marquée par le phénomène dit des "quatre sorcières", qui entraîne une volatilité accrue. Cet événement boursier, qui intervient 4 fois par an (le 3ème vendredi de chaque trimestre) correspond à l'arrivée à échéance simultanée de 4 types de contrats : les options sur indices et sur actions, ainsi que les contrats à terme sur les indices et les actions.

A la clôture, l'indice Dow Jones a cédé vendredi 0,1% à 20.914 points, tandis que l'indice large S&P 500 a reculé de 0,13% à 2.378 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technos et biotechs, a fini parfaitement stable à 5.901 pts. Sur l'ensemble de la semaine, les trois indices ont légèrement progressé, respectivement de 0,06%, 0,2% et 0,66%.

La Fed continue de viser une hausse graduelle de ses taux

Le point d'orgue de la semaine a été la réunion de la Fed, qui a relevé mercredi le taux des "fed funds" d'un quart de point et envisage désormais deux autres relèvements d'ici à la fin de l'année, alors que les investisseurs craignaient 4 tours de vis, voire davantage cette année, en raison de l'accélération de l'inflation et du retour à une situation de quasi plein emploi.

Les investisseurs ont en outre apprécié la publication de bons indicateurs économiques ces derniers jours, notamment l'annonce, vendredi, d'une remontée de la confiance des consommateurs américains au plus haut depuis 16 ans. Par ailleurs, malgré la hausse des taux de la Fed, mercredi, le ton plus "colombe" que prévu a rassuré ceux qui craignaient que la Fed n'accélère son calendrier pour faire face à la remontée de l'inflation autour des son objectif de 2%.

Le dollar et les taux refluent après la Fed, l'or retrouve son lustre et le pétrole se stabilise

Sur le marché des changes, le billet vert s'est stabilisé vendredi, après deux jours de baisse dans le sillage des annonces de la Fed. L'indice du dollar (qui mesure son évolution face à un panier de 6 monnaies internationales) a terminé vendredi à 100,10 (+0,01%), mais il a cédé 1,2% sur la semaine. A noter cependant que le billet vert a progressé vendredi face à l'euro (qui a cédé 0,3% à 1,0736$) après la publication d'un sondage montrant une progression des intentions de vote pour Marine Le Pen au 1er tour de la présidentielle française.

Sur les marchés obligataires américains, le rendement de l'obligation d'Etat (T-Bond) à 10 ans a chuté vendredi de 4 points de base à 2,50%, et signe sur la semaine un recul de 8 points de base (2,58% le 10 mars). Ce taux avait dépassé le seuil de 2,60% avant la réunion de la Fed, mais s'est ensuite fortement détendu.

Sur les marchés pétroliers, le cours du brut WTI s'est stabilisé vendredi soir (+0,06%, à 48,78$ le baril) et progresse légèrement sur la semaine (+0,6%), après une chute d'environ 12% sur les deux semaines précédentes. Les investisseurs s'interrogent sur la capacité de l'Opep et ses alliés à réduire les excédents mondiaux via leurs réductions de production décidées en décembre dernier. Vendredi, le ministre saoudien de l'Energie a quelque peu rassuré en affirmant à l'agence 'Bloomberg' que les baisses de production, prévues jusqu'en juin, pourraient être prolongées au second semestre si nécessaire.

L'or apparaît comme le gagnant de la semaine, profitant de la perspective d'une hausse des taux plus progressive que prévue par la banque centrale américaine. Le métal jaune a fini vendredi à 1.229,30$ (+0,2%) et a rebondi de 2,3% en 5 séances.

Froide rencontre Trump/Merkel, Steven Mnuchin attendu au G20 Finances

Sur le plan macro-économique, l'enquête mensuelle de l'Université du Michigan a apporté vendredi de bonnes nouvelles sur la confiance des consommateurs américains en mars. Leur opinion sur leur situation actuelle est même remontée au plus haut depuis novembre 2000, soit plus de 16 ans. Les ménages ont fait état d'une hausse de leurs revenus et de leur patrimoine, les Républicains se montrant toutefois beaucoup plus optimistes que les Démocrates sur leur future situation financière, selon l'étude.

Les marchés ont suivi d'un oeil un peu distrait la conférence de presse conjointe de Donald Trump et Angela Merkel, à l'issue de leur première rencontre, qui semble avoir été plutôt glaciale. Devant les caméras dans le bureau ovale, le président américain n'a pas souhaité serrer la main de la chancelière allemande... Il a ensuite assuré son "fort soutien à l'Otan, tout comme le besoin pour nos alliés de l'Otan de payer leur juste part pour la défense" de l'alliance. M. Trump, qui a vivement critiqué pendant sa campagne la politique d'accueil des réfugiés par l'Allemagne, a aussi affirmé que l'immigration est "un privilège, pas un droit".

Les investisseurs suivront en revanche de très près la réunion des ministres des Finances du G20, vendredi et samedi. Réunis à Baden-Baden, les ministres des Finances souhaitent des éclaircissements sur la politique commerciale américaine de Steven Mnuchin, le nouveau secrétaire au Trésor américain.

Jeudi, M. Mnuchin a rencontré à Berlin son homologue allemand Wolfgang Schäuble : il a assuré que les Etats-Unis ne veulent pas une "guerre commerciale", mais un commerce plus équilibré, basé sur un libre-échange, qui "devra être juste" et réciproque. Compte-tenu de l'importance des enjeux, le communiqué final de cette réunion des ministres des Finances de 20 pays les plus riches du monde sera décortiqué par tous les acteurs des marchés financiers...

VALEURS DU JOUR

Parmi les rares publications financières trimestrielles du jour à Wall Street, le joaillier Tiffany (+2,7%) a publié ses comptes avant Bourse. Le groupe a annoncé pour son quatrième trimestre fiscal des revenus totalisant 1,23 Md$, en modeste progression de 1% en glissement annuel. Le bénéfice net trimestriel est ressorti à 158 M$ soit 1,26$ par action, contre 163 M$ et 1,28$ par titre un an plus tôt. Le bénéfice ajusté par action s'est élevé à 1,45$, contre un consensus de place de 1,37$. La région Asie-Pacifique a sauvé le trimestre pour Tiffany, qui affiche dans la zone une expansion de 9%. Sur l'exercice clos, le bénéfice net est ressorti à 446 M$, pour des revenus de 4 Mds$.

Adobe­ (+3,8%), le groupe software californien de San Jose, a publié jeudi soir ses résultats du premier trimestre fiscal 2017. Les bénéfices sont de 398 M$ (0,80$ par action), contre 254 M$ (0,50$ par action) un an plus tôt. Les revenus s'élèvent à 1,68 Md$, contre 1,38 Md$ un an avant. Le bpa ajusté ressort à 0,94$, contre 0,66$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,87$, pour des revenus de 1,65 Md$.

Tesla (-0,2%) a fini stable après avoir annoncé le résultat de sa levée de fonds destinée à financer le lancement de sa nouvelle berline Model 3, attendue pour la fin 2017. Le constructeur de véhicules électriques a ainsi levé 1,2 milliard de dollars, soit environ 20% de plus que prévu. Le groupe californien dirigé par Elon Musk a cédé des actions ordinaires et de la dette convertible. La levée de fonds par émission d'actions a atteint 350 M$, auxquels s'ajoutent 850 M$ via la vente de convertibles (obligations 'senior' d'échéance 2022).

Enfin, l'introduction en Bourse de MuleSoft, une 'licorne' de la "high tech", a rencontré un vif succès. Introduit à 17$, le titre s'est envolé de plus de 45% pour terminer à 24,75$. Le concepteur de logiciels d'entreprises est valorisé ainsi plus de 3 Mds$, pour un chiffre d'affaires 2016 de 188 M$ (+70%) et une perte de 50 M$. MuleSoft compte plus de 1.000 clients, parmi lesquels quelques noms prestigieux tels que Salesforce, Spotify, McDonald's ou Coca-Cola.

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