Cotation du 21/08/2017 à 19h30 Dow Jones Industrial +0,07% 21 689,04
  • DJIND - US2605661048

Clôture de Wall Street : l'attentisme domine en début de semaine

Clôture de Wall Street : l'attentisme domine en début de semaine
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le marché boursier américain a manqué de tonus, lundi, terminant proche de l'équilibre. Les investisseurs souhaitent des détails, tant sur le programme économique de Donald Trump que sur les intentions de la Fed en matière de hausse des taux. Le pétrole a connu une nouvelle séance baissière sur fond de hausse de la production de pétrole de schiste aux Etats-Unis.

Lundi, l'indice Dow Jones a ainsi terminé en très légère baisse (-0,04%) à 20.906 points, tandis que l'indice large S&P 500 a reculé de 0,20% à 2.373 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technos et biotechs, a fini presque stable à 5.901 pts (+0,01%). La semaine dernière, les trois principaux indices américains avaient légèrement progressé, respectivement de 0,06%, 0,2% et 0,66%.

De nombreux membres de la Fed doivent s'exprimer en public cette semaine et leurs commentaires seront très suivis après la réunion des 14 et 15 décembre. La banque centrale américaine a relevé mercredi dernier son principal taux directeur d'un quart de point, entre 0,75% et 1%. Pour la suite des opérations, elle a laissé entendre que deux autres tours de vis auraient lieu en 2017. Cela a rassuré ceux qui craignaient que la Fed n'accélère son calendrier en procédant à quatre hausses au total, voire davantage.

La Fed devrait procéder graduellement, Janet Yellen attendue jeudi

Lundi, le patron de la Fed de Chicago, Charles Evans, a ouvert le bal. Il a confirmé que la Fed devrait procéder graduellement et rehausser ses taux deux fois encore cette année. Il n'a cependant pas exclu qu'en cas d'accélération de l'inflation, il faille recourir à trois voire quatre hausses des taux en 2017...

La présidente de la Fed Janet Yellen s'exprimera jeudi lors d'une conférence à Washington, ainsi que Neel Kashkari, le patron de la Fed Minneapolis. Ce dernier est le seul membre de la Fed qui a voté contre la hausse des taux du 15 mars, et ses explications sont très attendues. Vendredi, dans un texte écrit, il a déjà indiqué que sa décision était liée au fait que le marché de l'emploi ne lui paraissait pas encore assez tendu pour relever les taux.

D'autres membres de la Fed s'exprimeront dans les prochains jours, dont, mardi, Esther George (Kansas City), Loretta Mester (Cleveland) et Eric Rosengren (Boston). Jeudi, on surveillera Robert Kaplan (Dallas) puis vendredi James Bullard (Saint-Louis), John Williams (San Francisco) et à nouveau Charles Evans.

Sur le plan politique, la réunion du G20 Finances ce week-end à Baden Baden en Allemagne n'a pas eu de répercussions importantes sur les marchés, dans la mesure où les Etats-Unis n'ont pas déclenché les hostilités sur les taux de changes, comme le craignaient certains analystes. Le nouveau secrétaire au Trésor Steven Mnuchin a tout de même fait retirer du communiqué final de ce sommet la phrase traditionnelle qui appelait à lutter contre le protectionnisme.

Tant que l'administration Trump n'a pas détaillé ses projets, notamment concernant la création de taxes à l'importation, les analystes peinent à mesurer l'impact d'une politique commerciale plus protectionniste de la part des Etats-Unis sur les résultats des entreprises.

Faiblesse du dollar et des taux, l'or en profite

Sur le marché des changes, le billet vert est resté faible après le ton plus "colombe" que prévu adopté par la Fed sur son calendrier de hausse des taux. L'euro notamment, s'est apprécié lundi de 0,15% à 1,0744$ dans les échanges interbancaires aux Etats-Unis. L'indice du dollar (qui mesure son évolution face à un panier de 6 monnaies internationales) avait reculé la semaine dernière de 1,2%.

Sur les marchés obligataires, le rendement de l'obligation d'Etat (T-Bond) à 10 ans a chuté lundi de 4 points de base pour revenir à 2,46%, après un recul de 8 points de base la semaine dernière. Ce taux avait dépassé brièvement le seuil de 2,60% avant la réunion de la Fed des 14 et 15 mars, mais il s'est ensuite fortement détendu.

Sur les marchés pétroliers, le cours du brut est reparti en baisse lundi, après s'être stabilisé la semaine dernière. Le baril de pétrole brut WTI a fini à 48,22$, en recul de 1,15% (contrat à terme d'avril sur le Nymex). Les investisseurs s'interrogent toujours sur la capacité de l'Opep et ses alliés à éponger les excédents mondiaux via leurs réductions de production décidées en décembre dernier. Vendredi, la firme de services pétroliers Baker Hugues a fait état d'une 9ème semaine de hausse consécutive du nombre de puits en exploitation aux Etats-Unis. Avec 631 plateformes de forages en activité, ce chiffre est remonté au plus haut depuis septembre 2015.

L'or, grand gagnant de la semaine dernière a continué de profiter de la perspective d'une hausse des taux plus progressive que prévue par la banque centrale américaine. Le métal jaune a gagné lundi soir 0,3% à 1.234$ l'once, après un rebond de 2,3% la semaine passée.

VALEURS DU JOUR

Plusieurs dossiers ont profité ce lundi de recommandations positives de brokers. C'est notamment le cas du joaillier Tiffany (+1,5%), qui a vu le courtier William Blair relever sa recommandation de 'neutre' à 'surperformance' sur le titre. Le broker estime que l'activité de Tiffany se stabilise et que le dossier pourrait bénéficier d'une base de comparaison plus favorable.

L'action Apple (+1%) a elle aussi profité d'une recommandation de broker pour atteindre un nouveau sommet boursier historique sur la cote américaine. La firme à la pomme capitalise désormais 737 Mds$ ! Le courtier Cowen a maintenu sa recommandation à 'surperformance' sur le titre Apple, mais a relevé son objectif de cours de 135$ à 155$. Pour le courtier, les estimations actuelles du consensus demeurent trop faibles.

Snap, la maison mère de Snapchat a rebondi de 2% à 19,93$, après avoir bénéficié de sa toute première recommandation d'achat, qui est venue de la firme Monness Crespi & Hardt. Dans sa première analyse du dossier, celle-ci affiche une recommandation d'achat avec un objectif de cours de 25$. Introduite le 1er mars dernier au prix de 17$, l'action Snap a flambé jusqu'à dépasser 27$, avant de corriger brutalement pour retomber sous 20$ la semaine dernière.

Eli Lilly (+0,1%), le laboratoire d'Indianapolis, a annoncé les résultats favorables d'une étude concernant abemaciclib, son traitement du cancer du sein, en combinaison avec un autre traitement (fulvestrant). L'étude a montré un ralentissement de la progression de la maladie. L'abemaciclib avait reçu l'appellation de 'thérapie de pointe' ('breakthrough therapy') de la FDA américaine dans le cancer du sein en 2015. Le traitement prometteur de Lilly est également testé dans le cancer du poumon.

PPG Industries (+1%) aurait de nouveau ses chances concernant l'acquisition potentielle de son concurrent néerlandais Akzo Nobel, croit savoir le 'Wall Street Journal'. Selon le quotidien, l'investisseur activiste Elliott Management, qui détient une participation au capital d'Akzo Nobel, pourrait pousser le groupe à entamer des négociations avec PPG Industries.

Enfin, Intel a progressé de 0,4% après une information du 'New York Post' affirmant que le groupe israélien Mobileye, convoité par Intel, pourrait réclamer un relèvement du montant de son offre. Le géant américain des processeurs avait confirmé la semaine dernière son intention de racheter le spécialiste des technologies des véhicules autonomes pour un montant de 14,1 Mds$.

©2017,

Nombre de caractères autorisé : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !

Clôture de Wall Street : l'attentisme domine en début de semaine

Partenaires de Boursier.com