Cotation du 21/07/2017 à 22h35 Dow Jones Industrial -0,15% 21 580,07
  • DJIND - US2605661048

Clôture de Wall Street : fin de semaine en hausse grâce au pétrole

Clôture de Wall Street : fin de semaine en hausse grâce au pétrole
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Après une longue série de semaines calmes, la volatilité s'est brusquement réveillée ces derniers jours à Wall Street. Les déboires politiques de Donald Trump et les yo-yos du pétrole ont entraîné de fortes variations boursières. Vendredi, les principaux indices ont terminé en hausse, mais la semaine se solde par un recul, essentiellement lié au coup de tabac subi mercredi, la pire journée boursière depuis l'élection de Donald Trump.

Vendredi, l'indice Dow Jones a pris 0,69% à 20.805 points en clôture, tandis que l'indice large S&P 500 a gagné 0,68% à 2.382 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technos et biotechs, est monté de 0,47% à 6.084 pts. Sur la semaine, les trois indices ont cependant reculé respectivement de 0,4%, 0,37% et 0,6%.

La volatilité, mesurée par l'indice VIX (aussi appelé "indice la peur"), est retombée vendredi de 14% à 12,63. Mercredi, elle avait flambé de 15%.

Sur le marché des changes, l'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises internationales, a chuté de 0,8% à 97,03, au plus bas depuis l'élection de Donald Trump à la Maison Blanche. Le billet vert a abandonné plus de 5% depuis son pic de décembre dernier, où l'avait propulsé l'espoir de réformes susceptibles d'accélérer la croissance des Etats-Unis.

Sur le marché obligataire américain, le rendement de l'emprunt d'Etat (T-Bond) à 10 ans est remonté de 2 points de base à 2,24%. L'or a gagné vendredi 0,2% à 1.255,20$ l'once (contrat à terme de juin sur le Comex), et signe une avancée de 2,2% sur la semaine.

Optimisme sur le pétrole en vue de la réunion de l'Opep du 25 mai

Le pétrole a fini la semaine en beauté, en hausse de 2%, à l'approche de la réunion de l'Opep, jeudi prochain à Vienne. Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison juillet a bondi vendredi de 2%, à 50,33$, sur le New York Mercantile Exchange. Au moment de la clôture du Nymex, le baril de Brent de mer du Nord progressait lui aussi de 2% à 53,61$.

Depuis son point bas annuel du 4 mai dernier, à 45,52$, le baril WTI a regagné environ 10,5%.

Les investisseurs tablent sur une reconduction pour 9 mois, jusqu'en mars 2018, de l'accord de réduction de la production pétrolière de l'Opep et ses alliés, lors de la réunion du 25 mai. Certains experts évoquent même la possibilité que le montant des réductions soit augmenté, afin de donner un coup de fouet aux cours du pétrole et tenter de les propulser durablement vers les 60$, l'objectif officieux de l'Opep.

Les relations entre Donald Trump et la Russie sous le feu des projecteurs

Sur le front politique, Donald Trump a semé le trouble cette semaine sur les marchés, où certains envisagent même sa possible destitution... Les réformes économiques très attendues, notamment les baisses d'impôts, pourraient donc être reportées si les turbulences politiques prennent le dessus à Washington...

Selon le 'New York Times', le président américain aurait fait pression sur James Comey, l'ex-patron du FBI, avant de le limoger, ce qui pourrait constituer un délit d'obstruction susceptible de mener à une procédure de destitution ("impeachment"). La Maison Blanche a catégoriquement démenti ces allégations.

Vendredi, le 'NYT' a apporté de nouveaux éléments au dossier, en affirmant que Trump aurait déclaré à des responsables russes à la Maison blanche que le limogeage de James Comey avait ôté "une grande pression". "Je viens juste de virer le chef du FBI. Il était fou, (...)", aurait ainsi déclaré Trump. "J'ai eu une grande pression à cause de la Russie. Cela a été enlevé", aurait-il ajouté...

Mercredi soir, le département de la Justice a nommé un ex-directeur du FBI comme Procureur spécial pour enquêter sur les soupçons d'ingérence de la Russie dans la campagne présidentielle de 2016, et les liens supposés entre Donald Trump et la Russie.

VALEURS DU JOUR

Du côté des valeurs, les investisseurs ont pris connaissance vendredi de plusieurs publications trimestrielles, dont certaines ont été saluées par des hausses (+7,3% pour Deere, +14,7% pour Autodesk), mais d'autres par de fortes baisses (-16,6% pour Foot Locker, -4% pour Gap). En outre, le titre de l'électricien Dynegy a flambé après un article du 'Wall Street Journal' évoquant un projet d'offre de rachat de la part de son concurrent Vistra Energy.

Les résultats du second trimestre fiscal de Deere (+7,3%) ont apporté de bonnes surprises. Le bénéfice net du fabricant d'engins agricoles et de chantiers, a atteint 802 M$ (2,49$ par action), contre 495 M$ (1,56$ par action) un an avant. Les revenus s'élèvent à 8,29 Mds$, contre 7,88 Mds$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,63$, pour des revenus de 8 Mds$. Sur l'exercice, le groupe vise désormais des revenus en hausse de 9% (contre une précédente anticipation de +4%), pour des profits de 2 Mds$.

L'éditeur de logiciels Autodesk (+14,7%) a lui aussi fait mieux que prévu au premier trimestre, même si ses revenus ont baissé de 5% sur un an, à 486 M$. Le groupe a cependant réduit sa perte à 129 M$ (0,59 $ par action), contre une perte de 167 M$ (0,75$ par action) un an avant. En non-GAAP, la perte par action ressort à 0,16$, contre 0,10$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne une perte par action trimestrielle de 0,23$, pour des revenus de 470 M$. Sur le second trimestre, le groupe vise des revenus compris entre 488 et 500 M$, pour une perte par action entre 0,18 et 0,14$. Sur l'exercice, les revenus sont attendus entre 2 et 2,05 Mds$, pour une perte par action entre 0,73 et 0,56$.

Le distributeur pharmaceutique McKesson (+8,2%) a publié un bénéfice par action ajusté de 3,42$ pour son 4ème trimestre fiscal, contre 3,18$ un an plus tôt, pour des revenus de 48,7 Mds$, en hausse de 4% en glissement annuel. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 3$, pour des revenus de 49,5 Mds$. Sur le nouvel exercice, le groupe vise un bpa compris entre 11,75 et 12,45$, contre 11,61$ en 2017.

L'équipementier de semi-conducteurs Applied Materials (+0,4%) a publié des profits 824 M$ (0,76$ par action) au second trimestre fiscal 2017, contre 320 M$ (0,29$ par action) sur la même période de 2016. Le bénéfice par action ajusté ressort à 0,79$, contre 0,34$ un an plus tôt. Les revenus s'élèvent à 3,55 Mds$, contre 2,45 Mds$ un an avant. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,76$, pour des revenus de 3,53 Mds$.

Du côté des baisses, le titre de Foot Locker a plongé de 16,6%. La chaîne de magasins d'équipements sportifs a affiché un bénéfice net 180 M$ (1,36$ par action), contre 191 M$ (1,39$ par action) un an plus tôt. Les ventes montent de 0,7% à 2 Mds$, et progressent de 0,5% à magasins comparables. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,38$, pour des ventes de 2 Mds$ et une croissance des ventes à magasins comparables de 1,4%.

La chaîne de vêtements Gap (-4%) a elle aussi dévoilé ses résultats du premier trimestre. Les bénéfices sont de 143 M$ (0,36$ par action), contre 127 M$ (0,32$ par action) un an avant. Les revenus sont stables à 3,44 Mds$, mais augmentent de 2% à magasins comparables. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,29$, pour des revenus de 3,39 Mds$. Sur l'exercice, le détaillant vise toujours un bpa compris entre 1,95 et 2,05$, pour des ventes stables ou en légère hausse à magasins comparables.

Campbell Soup (-2%) a présenté ses résultats du troisième trimestre fiscal. Les bénéfices du groupe agro-alimentaire sont de 176 M$ (0,58$ par action), contre 185 M$ (0,59$ par action) un an avant. Le bpa ajusté ressort à 0,59$, contre 0,65$ sur la même période de l'exercice précédent. Les ventes s'élèvent à 1,85 Md$, contre 1,87 Md$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,64$ pour des revenus de 1,87 Md$.

Enfin, Salesforce (-0,4%) a publié des revenus en hausse de 25% en glissement annuel, à 2,39 Mds$ au 1er trimestre. La perte nette de l'éditeur de logiciels s'élève à 9,2 M$ (0,01$ par action), contre des profits de 38,7 M$ (0,06$ par action) un an avant. En non-GAAP, le bénéfice par action ressort à 0,28$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,26$, pour des revenus de 2,35 Mds$.

©2017, Boursier.com

Nombre de caractères autorisé : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !

Clôture de Wall Street : fin de semaine en hausse grâce au pétrole