Dow Jones Industrial
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Clôture de Wall Street : en ordre dispersé, malgré la flambée du pétrole

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(Boursier.com) — La Bourse américaine a fini en ordre dispersé mercredi, malgré l'accord conclu par l'Opep pour baisser sa production d'environ 3%. L'indice Dow Jones a inscrit un nouveau record en séance mais s'est ensuite replié, malgré une hausse des pétrolières et des bancaires, qui profitent de perspectives inflationnistes. Le pétrole a flambé d'environ 9%, le Brent repassant au-dessus des 50$. Le Nasdaq et le S&P 500 ont fini en baisse.

A la clôture, l'indice Dow Jones a avancé de 0,01% pour finir à 19.123 points, tandis que le S&P 500 a cédé 0,27% à 2.199 pts et que le Nasdaq composite a abandonné 1,05% à 5.324 pts.

L'événement majeur de la journée a été la conclusion d'un accord de l'Opep qui, pour la première fois depuis 2008, est parvenue à sceller un accord concret pour baisser sa production d'or noir, afin de soutenir les cours, tombés sous la barre des 50$ depuis deux ans et demi.

Après l'annonce de l'accord, le cours du baril de brut WTI flambé de 9,3% mercredi soir à 49,44$ sur le Nymex (contrat à terme de janvier). Le baril de Brent est repassé au-dessus de 50$, à 50,45$ (+8,7%).

Une baisse de 1,2 million de barils par jour promise par l'Opep

Les 14 pays membres du cartel pétrolier, qui fournit environ un tiers du pétrole mondial, sont convenus mercredi à Vienne de réduire leur production d'environ 1,2 million de barils par jour, soit environ 3%, pour la ramener à 32,5 mbj, contre environ 33,6 mbj en octobre (un niveau record...) Les coupes entreront en vigueur en janvier 2017 pour une période de 6 mois, précise l'accord.

C'est l'Arabie saoudite, le principal producteur de l'Opep, qui fera l'essentiel de l'effort avec une baisse de l'ordre de de 485.000 barils. Les alliés de Riyad dans le Golfe (Emirats arabes unis, Koweit et Qatar) baisseront ensemble leur production de 300.000 bj. Quant à l'Irak, très réticent à réduire sa production, il participera finalement, dans une moindre mesure : Bagdad a accepté de pomper 200.000 bj de moins (à 4,351 mbj).

L'autre grand rival de l'Arabie saoudite, l'Iran, qui insistait pour relever sa production à 4 mbj (le niveau précédent l'embargo international sur ses exportations), aurait finalement accepté de la limiter 3,8 mbj, un niveau proche de sa production actuelle.

L'accord appelle aussi les pays producteurs non membres de l'Opep à réduire leur production d'environ 600.000 barils par jour. La Russie contribuera à hauteur de 300.00 barils, "en fonction de ses capacités techniques", a ainsi affirmé mercredi le ministre russe de l'Energie, Alexander Novak. Une réunion est prévue le 9 décembre entre pays l'Opep et les autres producteurs.

La hausse du pétrole a renforcé les anticipations inflationnistes, entraînant une forte tension sur les marchés obligataires américains. Le rendement du T-Bond à 10 ans a grimpé de 9 points de base à 2,38%, tandis que le dollar a repris de la hauteur, notamment face à l'euro, qui a cédé 0,5% à 1,0598$ mercredi soir dans les échanges interbancaires à New York.

Les valeurs pétrolières ont nettement progressé à Wall Street : +2% pour Chevron et +1,6% pour ExxonMobil, +10% pour Chesapeake Energy, +17,6% pour Transocean, +11% pour Halliburton, +6,4% pour Baker Hugues et +20% pour Marathon Oil. Caterpillar, fabricant d'engins miniers, a gagné 1,6%. Outre l'accord de l'Opep, le secteur énergétique a aussi profité de la baisse des stocks américains de 0,9 million de barils lors de la semaine close au 25 novembre, alors que le consensus tablait sur une hausse de 0,6 million de barils.

Sur le plan macro-économique, les publications du jour sont venues confirmer une nouvelle fois la vigueur de l'économie américaine. En attendant les chiffres officiels de l'emploi en octobre, vendredi, l'enquête ADP a fait état de 216.000 créations d'emplois dans le secteur privé, un chiffre bien plus élevé que prévu (170.000), après +119.000 en septembre.

Steven Mnuchin, un ancien de Goldman Sachs, nommé secrétaire au Trésor

Les revenus personnels des ménages ont augmenté de 0,6% en octobre sur un mois, contre +0,4% de consensus de place et +0,4% pour la lecture révisée du mois antérieur. Les dépenses personnelles des ménages ont augmenté un peu moins que prévu, de 0,3% par rapport à septembre, contre +0,5% de consensus et +0,7% un mois avant. L'indice des prix 'core PCE', enfin, a progressé de 0,1% en comparaison du mois précédent, en ligne avec le consensus.

L'indice manufacturier régional PMI de Chicago est ressorti bien plus élevé que prévu en novembre à 57,6 contre 52,5 de consensus et de après 50,6 en octobre. Enfin, les promesses de vente de logements ont augmenté de 0,1% en octobre, conformes au consensus, après une hausse révisée de 1,4% en septembre.

Du côté des valeurs, les bancaires ont poursuivi leur hausse, dans le sillage de la tension sur les taux, un facteur positif pour leurs futurs profits. Goldman Sachs a gagné 3,5%, JP Morgan Chase a pris 1,6% et Morgan Stanley a progressé de 1,8%. Le secteur profite des perspectives de taux d'intérêts plus élevées, mais sans doute aussi de la nomination de Steven Mnuchin, un ancien de Goldman Sachs, comme secrétaire au Trésor.

Johnson & Johnson a cédé 1%. Le groupe de produits de santé aurait relevé son offre sur le spécialiste suisse des biotechnologies Actelion. Selon l'agence 'Reuters', J&J avait revu sa proposition à la hausse face aux réticences de sa cible à renoncer à son indépendance. Selon l'agence Bloomberg, le groupe suisse aurait auparavant rejeté une offre de 246 francs par action, qui aurait représenté un montant total de 25,5 milliards de francs (23,7 milliards d'euros).

GoPro annonce une restructuration, Praxair négocie à nouveau avec Linde

Praxair a cédé 1,5% après avoir indiqué avoir fait une nouvelle proposition à l'allemand Linde en vue d'un rapprochement entre les deux groupes de gaz industriels. Linde a fait savoir mardi soir qu'il examinait une nouvelle proposition de Praxair, après l'échec d'une première approche en septembre dernier. Mercredi, Linde a précisé que les discussions en cours avec Praxair portaient sur une fusion entre égaux, sans donner d'autres précisions. Un rapprochement des deux groupes détrônerait le français Air Liquide de la première place mondiale des gaz industriels qu'il avait acquise cette année en rachetant l'américain Airgas.

GoPro a gagné 1,5% après l'annonce de la mise en place d'un programme de restructuration, afin de retrouver une rentabilité non-GAAP à partir de l'exercice 2017, en réduisant les dépenses opérationnelles non-GAAP d'environ 650 M$ sur la période. Le programme inclut la fermeture de la division "divertissement", la réduction du nombre d'installations et la suppression de plus de 200 emplois, soit environ 15% des effectifs du groupe. GoPro annonce par ailleurs le départ de son président Tony Bates à la fin de l'année. Enfin, le groupe indique que les ventes de ses caméras sur la semaine du 'Black Friday' sont en progression de plus de 35% en glissement annuel chez les revendeurs américains. Les ventes, entre Thanksgiving et le Cyber Monday, de ses cameras sur son site internet sont quant à elles en augmentation de 33%.

American Eagle Outfitters a plongé de 12,4%. Le groupe textile a dévoilé ses résultats du troisième trimestre. Le bénéfice par action ressort à 0,41$, en hausse de 17%. Les revenus progressent de 2% à 941 M$. Les ventes à magasins comparables montent également de 2%, contre +2,9% de consensus. Les profits s'élèvent à 75,7 M$, contre 74,1 M$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,41$, pour des ventes de 941 M$. Sur le quatrième trimestre, le groupe vise un bpa compris entre 0,37 et 0,39$ (contre 0,46$ de consensus), pour des ventes stables ou en légère hausse à magasins comparables (contre +4% de consensus).

Enfin, Autodesk a perdu 3,4%. Le groupe californien actif dans les logiciels de design, a publié ses résultats du troisième trimestre. Le groupe affiche une perte de 142,8 M$ (0,64$ par action), contre une perte de 43,8 M$ (0,19$ par action) un an avant. En base ajustée, la perte par action ressort à 0,18$, contre un bénéfice de 0,14$ par action un an plus tôt. Les revenus baissent de 18% à 490 M$. Les analystes anticipaient en moyenne une perte par action trimestrielle de 0,24$, pour des revenus de 477$. Sur le T4, le groupe vise une perte par action comprise entre 0,39 et 0,32$, pour des revenus entre 460 et 480 M$.

— ©2016, Boursier.com

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