Crédit Agricole : Georges Pauget, le DG de Crédit Agricole, peine à justifier l'augmentation de capital
Ces derniers jours, le management de Crédit Agricole s'est révélé particulièrement loquace pour justifier les performances en demi-teinte du groupe et l'augmentation de capital qui s'élèvera à près de 6 milliards d'euros. Ce matin sur RTL, Georges Pauget --Directeur général du Crédit Agricole -- s'est montré assez langue de bois sur la motivation de cette réorganisation capitalistique.
A la question cette augmentation de capital trahit-elle une crise de confiance au Crédit agricole, Georges Pauget a rappelé l'assise financière du groupe et ses bonnes performances passées. Il a cependant répondu en des termes que je trouve très elliptiques à la question sur les motivations profondes de cette recapitalisation.
Le directeur général de Crédit Agricole s'est exprimé en ces termes : «Les dépréciations que vous évoquez, nous les avons payées avec de l'argent que nous avions mis de côté auparavant. Nous avons vendu des participations, et cela nous a servi. D'ailleurs, l'an dernier nous avons gagné 4 milliards d'euros, et pour le premier trimestre --malgré les dépréciations que vous évoquez-- nous avons gagné 900 millions d'euros.
Nous sommes dans la situation, où il y avait une des usines du groupe qui a fait des produits, qui, a un moment donné, étaient invendables, et qu’il faut déprécier en attendant de pouvoir demain les revendre lorsque le marché sera différent. Cette situation ne nous permettrait pas de nous développer aussi vite que nous le souhaitons.
Hier, le président de la banque fédérale de New York invitait les banques à avoir plus de capital pour ne pas ralentir le développement de l'économie. Ce que nous faisons, c'est de dire : « écoutez : on a tourné la page, on a payé les dépréciations avec l'épargne que nous avions mise de côté. Maintenant, on demande de l'argent à nos actionnaires pour continuer notre métier de financement de l'économie, pour accompagner les grandes entreprises françaises à l'exportation, et pour être un acteur de l'économie française au-delà de nos frontières»
LO alias e-sacha










