Casino, lire:
Synthèse sur Casino, lire :
Il faut entrer sur cette valeur avant son envolée.
Voici les raisons, si vous voulez argumenter, à l’achat ou à la vente, n’hésitez pas.
-Si il y a une reprise économique, Casino sera l'une des premières valeurs à en profiter.
Si la reprise tarde à venir, le titre ne descendra pas beaucoup plus bas car l’action à perdu plus de 50% depuis son plus haut alors que le groupe n’est absolument pas moribond.
-Il ne faut pas oublier qu'avec un rendement supérieur à 3,5% casino peut-être assimiler à une valeur de rendement.
-Casino a annoncé le rachat d'une partie de la société Vindemia au groupe Bourbon, ce qui améliorera sa position hors de la France métropolitaine.
N’oublions pas qu’à l’étranger ( hors Pays-Bas), le Groupe Casino a le vent en poupe, surtout grâce au redressement de Leader Price.
Leader Price, l'épicier le plus rentable de France
Cette enseigne discount est la vache à lait du groupe Casino. Sa force : elle ne vend que des produits à sa marque, un concept unique dans le commerce alimentaire français.
A Dreux, la ville ouvrière d'Eure-et-Loir, ce ne sont pas les linéaires alimentaires qui manquent. Trois hypermarchés - Leclerc, Cora et Hyper U - et quatre hard-discounters - Lidl, Aldi, ED et Le Mutant - se disputent la maigre paie des familles, 14 000 euros par foyer et par an. On frôle l'indigestion. Cela n'a pourtant pas dissuadé Leader Price de planter, lui aussi, son pavillon, en juin dernier. "Ça va marcher", affirme crânement un membre de la maison. "Forcément, les autres vendent tous la même chose."
L'appétit de Leader Price est décidément insatiable. Depuis cinq ans, cette enseigne mène une offensive en règle sur le territoire français. Dreux, Castres, Thiviers, Bagnols-sur-Cèze… Vingt nouveaux magasins ont encore ouvert depuis janvier, portant le parc à près de 420 unités. Aucune région n'échappe désormais à la marque au losange bleu-blanc-rouge. Toutes voiles dehors, celle-ci a vu son chiffre d'affaires gonfler de 33% depuis 2000, pour dépasser 4 milliards d'euros dont 1,5 milliard, selon nos estimations, pour Franprix, son enseigne parisienne.
Leader Price est un cas à part dans le commerce alimentaire. C'est la seule enseigne à bas prix qui ne vend que des produits à sa marque. Ce positionnement lui permet de grignoter des parts de marché aussi bien sur le dos des supermarchés traditionnels, type Champion, qu'au détriment des hard-discounters allemands, Lidl et Aldi. Au palmarès des casseurs de prix, Leader Price (3,5% de part de marché
talonne Lidl (4%), loin devant ED et Aldi (2% chacun). Mais, surtout, le français affiche une rentabilité insolente : 8,3%, contre 4 à 5% pour un super ou un hyper traditionnel. De quoi réjouir son actionnaire, Casino, pour sa part nettement moins vaillant (lire page 32). En 2004, pour la première fois de l'histoire du groupe piloté par Jean-Charles Naouri, Leader Price est devenu sa première source de profit, avec 336 millions d'euros de marge, contre 291 pour ses hypermarchés Géant. (...)
-L’introduction en bourse de Mercialys est un succès, ce qui à moyen terme permettra un désendettement de Casino de manière extraordinaire . Sur le sujet du désendettement, il faut garder en mémoire que certains groupes de la grande distribution sont largement plus endettés et ont pourtant une valorisation boursière nettement supérieure à Casino
-Les mauvaises nouvelles sont maintenant derrière nous :sortie du CAC entérinée par les fonds qui ont quitté le navire, revente des actions achetées à court terme par certains pour profiter de la priorité sur la mise sur le marché de Mercialys, baisse du résultat net au premier semestre, mauvais résultats de Laurus, dégradation des notations des différentes agences
-La nouvelle bulle spéculative concernant Internet peut donner l’idée à M.Naouri d’introduire très rapidement en bourse Cdiscount. Ce sera une nouvelle arrivée d’argent frais.
-D’ailleurs au sujet de M.Naouri, il ne faut pas négliger le fait que c’est un artiste des montages financiers. C’est lui qui a donné un second souffle à l’entreprise.
Pour mémoire :
Distribution - Naouri annonce un résultat en baisse et d’ambitieux achats.
Facile ! En présentant les résultats semestriels du groupe Casino, Jean-Charles Naouri, son PDG, a réussi à rassurer les analystes financiers malgré les mauvaises nouvelles. Parmi celles-ci, la sortie de son groupe du Cac 40 le 1 er septembre et la baisse du résultat opérationnel de 11 % au cours des six premiers mois de l’année. Mais ce virtuose de la finance a pu afficher des fonds propres en hausse et une dette en baisse de 1 milliard d’euros, à 5,45 milliards. Le tout en provisionnant 1,8 milliard pour financer, cet automne, l’acquisition du contrôle de son groupe dans CBD, le leader de la distribution alimentaire au Brésil, et la montée de Casino dans le capital de Vindémia, une enseigne leader dans l’océan Indien. Mieux : Jean-Charles Naouri a annoncé disposer de 2 milliards d’euros de lignes de crédit.
Pourtant, le groupe est face à des échéances difficiles. Avec un endettement qui dépasse encore les fonds propres, Casino va devoir financer des opérations lourdes : Monoprix d’abord, Laurus (Pays-Bas) ensuite, Cora enfin. Avec chacun de ces groupes de distribution, Jean-Charles Naouri a échafaudé des montages afin de tous les contrôler à terme. Un accord stipule que les Galeries Lafayette peuvent décider de lui vendre les 50 % qu’elles détiennent dans Monoprix dès janvier 2006, pour quelque 860 millions d’euros. Casino sera alors seul propriétaire de la chaîne de supermarchés en centre-ville. Dans le cas de Laurus, dont Casino détient actuellement 45 % du capital,
l’opération consistera à devenir actionnaire majoritaire. Montant de la facture : 62 millions d’euros. Casino dispose de trois ans, entre 2006 et 2009, pour décider, ou non, d’investir dans cette enseigne aux résultats en berne pour l’instant. Quant à Cora, le calendrier est moins serré : Casino a une option d’achat portant sur 42 % du capital (850 millions d’euros) du distributeur jusqu’en… 2011.
Au vu des comptes semestriels, Casino a les moyens de tout financer. Même si, selon un patron d’un autre grand nom de la distribution, ces montages ressemblent un peu à un château de cartes qui tient par le nom de Jean-Charles Naouri, dont la réputation n’est plus à faire.
-Casino Guichard-Perrachon est l'un des premiers groupes de distribution français. Le CA par activité se ventile comme suit :
- distribution en France (80,3%). Le CA se répartit entre les enseignes Hypermarchés Géant (38,7% du CA ; 121 magasins à fin 2004), Franprix-Leader Price (21,9% ; 1 005), Supermarchés Casino (17,1% ; 341), Monoprix (10,2% ; 299) et les supérettes Petit Casino, Spar, Vival et Eco Serv








