DernierVariationFourchetteOuverturePlus hautPlus basVolume
739,00- 0,06 %739,00 / 742,03733,60746,81732,503 177
Cotation du 25/07/2008 à 17h35NYSE Euronext
Rendement : 0,9 % (6,77 € le 25/06/08) Prochaine date : 29/08/08
Les derniers messages
RépondreNouveau sujet
Me prévenir si un nouveau message est posté sur cette discussion
  • le 17/05/2008 à 03h59 / message No.1Envoyer un message privé à grognardbrogniart Par grognardbrogniart

    Valoriser AREVA

    La spéculation sur la cession d'AREVA à Bouygues reprend et avec elle les absurdités sur la valorisation d'AREVA. La société a émis environ 35,4 millions d'actions, dont grosso modo 1,4 million constituent le flottant, sachant qu'il s'agit en fait de certificats d'investissement (CI), c'est à dire de dérivés d'actions dont les droits de vote appartiennent à des tiers (en l'occurrence le Commissariat à l’Énergie Atomique). Sur la base du cours actuel (800 euros par CI), AREVA vaut donc environ 28 milliards d'euros plus la valeur des droits de vote, c'est-à-dire du contrôle, que chacun est libre d’apprécier comme il l’entend. Ce prix est évidemment grossièrement insuffisant compte tenu des atouts d’AREVA : la société est une valeur de croissance, leader mondial sur l'un des rares marchés porteurs au niveau mondial également et elle possède sans discussion possible les technologies les plus modernes du cycle nucléaire. Dans ces conditions, j’aimerais lancer le débat sur la valeur d'AREVA. Commentaires?

    message édité le 17/05/2008 à 04h00

    Répondre Citer
    Haut de page
  • le 17/05/2008 à 09h53 / message No.2Envoyer un message privé à Vaza Par Vaza

    Valorisation difficile

    J'avais tenté d'analyser et de valoriser AREVA il y a quelques mois et j'ai abandonné. En effet comme tu le dis les titre cotés ne sont que des certificats d'investissement sans droit de vote. Ce n'est donc pas sur la base de leur cours que l'on peut valoriser AREVA. D'ailleurs avec un dividende de 6,77 € annoncé pour le 30 juin 2008 je crois, le rendement n'est que de 0,84 % pour un titre que l'on peut assimiler à une obligation, ce qui est ridiculement faible.
    Avec un BNPA de 20 € en 2007, le PER est de 40 sur la base d'un cours de 800 €. Ce qui est excessif pour un CI sans droit de vote.
    Si un jour il se passait quelque chose sur AREVA, les actions, les vraies, seraient introduites en bourse.
    Sur la base d'un chiffre d'affaires de 11 milliard d'euros en 2007 la société pourrait être valorisée entre 6 et 11 milliards d'euros. La fourchette est large.
    L'avenir d'AREVA passe à mon avis par la scission des différentes activités en filliales (construction des centrales, enrichissement, vente de combustible, retraitement etc..) afin d'en privatiser certaines à 100 % comme la construction des centrales qui intéressera Bouygues, d'en garder certaines à 100 % dans le giron de l'Etat, comme la fourniture de combustible, et d'en privatiser partiellement d'autres.
    Tout autre schéma restera sans grande visibilité.
    Ma conclusion a été de considérer que l'achat des certificats cotés (non admis au SRD) ne présentait pas d'intérêt.

    Répondre Citer
    Haut de page
  • le 18/05/2008 à 20h43 / message No.3Envoyer un message privé à grognardbrogniart Par grognardbrogniart

    Pourquoi AREVA serait-elle assimilée à une obligation?

    Je ne vois pas très bien pourquoi AREVA serait assimilée à une obligation? On peut au contraire penser que le résultat va augmenter de plus de 10%-15% par an sur les cinq prochaines années, et sans doute bien au-delà (sans qu'AREVA fasse des efforts particuliers pour dégager les masses de plus values latentes que recèlent ses strocks...). Ton analyse semble plutôt indiquer qu'AREVA serait un conglomérat. Mais en fait, toute la stratégie du groupe est basée sur l'intégration des différents produits et services du groupe (il sera interessant de voir comment AREVA utilisera l'arme de l'uranium lorsqu'il s'agira de décrocher des contrats de ventes de centrales). La vente de l'ex Framatome à Bouygues ne me semble faire aucun sens d'un point de vue de stratégie industrielle. En effet, elle priverait l'activité Centrales de l'appui de l'activité Uranium sur le plan commercial (voir la récente vente d'EPR à la Chine) et peut être même sur le plan du financement de la R&D et des investissements (l'uranium va rapidement se transformer en pompe à finances, le rapport annuel expliquant que le prix actuel de l'uranium n'est pas encore intégré dans les prix de vente à long terme. Le moment venu, cela va faire boum). Quant au combustible, il est indissociable de l'activité Centrales et, indirectement, de l'activité retraitement, depuis le développement du combustible Mox au plutonium. Bref, tout se tient. Le seul morceau qui pourrait à la rigueur être cédé (avec une plus value colossale) serait la fabrication d'équipements de transmission (division T&D), qu'Alstom avait été incapable de gérer et dont ils s'étaient défaussés sur AREVA, qui a transformé le plomb en or. Prochain exercice pour les jours de pluie: valoriser ce morceau, précisément...

    Répondre Citer
    Haut de page
  • le 22/05/2008 à 15h19 / message No.4Envoyer un message privé à grognardbrogniart Par grognardbrogniart

    Désinformation

    La direction d'AREVA a publié hier soir un communiqué où elle conteste une rumeur selon laquelle elle serait sujette à des pénalités pouvant atteindre 2,2 milliards d'euros pour le retard de construction d'un réacteur en Finlande.
    Quelques remarques: premièrement, nous sommes entrés dans une période de rumeurs incontrolées sur le titre, alimentées par le désir de certains de démanteler le groupe AREVA pour se partager à bon compte la valeur accumulée par le groupe au cours des dernières années. Il est intéressant de noter l'apathie des syndicats d'AREVA face à cette situation.
    Deuxièmement, le rapport annuel d'AREVA fait ressortir clairement que le contrat finlandais donnera lieu sinon à un contentieux, du moins à des discussions où chacun essaiera de minimiser sa part des pertes liées aux retards. La position d'AREVA a toujours été que les retards étaient liés au mode de fonctionnement des autorités de sûreté finlandaises, dont AREVA ne saurait être tenue responsable. Cette position d'AREVA n'a, à ma connaissance, jamais été démentie par TVO. Je ne lis pas le finlandais et je serais intéressé de savoir si je me trompe. En attendant, j'ai tendance à penser que cette rumeur est du flan et qu'elle a pour objet de déstabiliser AREVA afin de permettre à Alstom, à Bouygues et peut-être à d'autres dans les sphères gouvernementales de faire un mauvais coup à l'industrie française (l`éclatement d'AREVA serait un désastre pour notre politique industrielle) à des fins de lucre.
    Enfin, il semble que l'AMF soit un peu assoupie sur cette affaire qui, de mon point de vue et compte tenu de cette dernière rumeur, est en train de tourner au scandale.

    message édité le 22/05/2008 à 15h25

    Répondre Citer
    Haut de page
  • le 22/05/2008 à 17h36 / message No.5Envoyer un message privé à Kiceca, le Créateur d'Alpha Par Kiceca, le Créateur d'Alpha

    Comment valoriser quelque chose d'unique....

    Allez donc donner de la valeur à la Joconde ou à un Van Gogh ?

    Et puis c'est tellement stratégique. Quelle valeur pour tout le savoir nucléaire détenu par Aréva ?

    Quelle valeur donner à une société qui sait concevoir et réaliser des centrales nucléaires ? qui détient des mines d'uranium ? qui détient une usine d'enrichissement d'uranium ? qui détient une usine de retraitement des déchets nucléaires ? qui sait fabriquer des têtes nucléaires pour nos missiles ?

    Ce genre de société n'a pas de prix.... D'ailleurs, une telle société a t'elle vocation a voir ses capitaux détenus par des investisseurs privés qui cherchent avant tout la rentabilité ?

    message édité le 22/05/2008 à 17h37

    Répondre Citer
    Haut de page
  • le 22/05/2008 à 17h39 / message No.6Envoyer un message privé à vkcrl Par vkcrl

    d'accord avec toi Kicéca , mais que fait elle en bourse? je ne comprends pas

    Répondre Citer
    Haut de page
  • le 22/05/2008 à 17h45 / message No.7Envoyer un message privé à Carlus Par Carlus

    Re: Comment valoriser quelque chose d'unique....

    Kiceca, le Créateur d'Alpha a écrit :
    Allez donc donner de la valeur à la Joconde ou à un Van Gogh ?

    Et puis c'est tellement stratégique. Quelle valeur pour tout le savoir nucléaire détenu par Aréva ?

    Quelle valeur donner à une société qui sait concevoir et réaliser des centrales nucléaires ? qui détient des mines d'uranium ? qui détient une usine d'enrichissement d'uranium ? qui détient une usine de retraitement des déchets nucléaires ? qui sait fabriquer des têtes nucléaires pour nos missiles ?

    Ce genre de société n'a pas de prix.... D'ailleurs, une telle société a t'elle vocation a voir ses capitaux détenus par des investisseurs privés qui cherchent avant tout la rentabilité ?



    bonsoir Kicé

    " D'ailleurs, une telle société a t'elle vocation a voir ses capitaux détenus par des investisseurs privés qui cherchent avant tout la rentabilité ?[/quote]"

    Ah qui sait ?
    C'est du placement atomique!
    Et cela vaudrait bien le coup de tenter l'aventure, ça c'est de l'Avenir en lingots d'éternité (ou presque pauvre grains de sables que nous sommes)

    Répondre Citer
    Haut de page
  • le 23/05/2008 à 15h13 / message No.8Envoyer un message privé à grognardbrogniart Par grognardbrogniart

    Je ne vois rien d'anormal à ce que la société soit en bourse dès lors qu'elle reste controlée par l'État et très proche du CEA (dont la recherche fondamentale est la fondation des programmes de développement d'AREVA). Une telle configuration est , selon moi, incompatible avec la présence d'un actionnaire de référence (autre que le CEA). En revanche, elle n'est pas incompatible avec celle d'actionnaires non industriels (porteurs individuels, fonds), qui n'ont pas pour objectif de traire la vache à lait quitte à la faire crever, et n'interviennent pas dans sa gestion.
    Je ne pense pas qu'il soit très difficile de valoriser AREVA sur la base des résultats financiers. En revanche, je suis d'accord qu'une approche patrimoniale serait beaucoup plus difficile, sauf pour l'activité de fabrication d'équipements de transmission d'électricité, qui n'est pas au coeur du métier de la société, même si sa détention n'est pas absurde et qu'il semble y avoir quelques synergies géographiques.

    message édité le 23/05/2008 à 15h15

    Répondre Citer
    Haut de page
  • le 23/05/2008 à 18h30 / message No.9Envoyer un message privé à Kiceca, le Créateur d'Alpha Par Kiceca, le Créateur d'Alpha

    « L'avenir d'AREVA passe à mon avis par la scission des différentes activités en filiales (construction des centrales, enrichissement, vente de combustible, retraitement etc..) afin d'en privatiser certaines à 100 % comme la construction des centrales qui intéressera Bouygues, d'en garder certaines à 100 % dans le giron de l'Etat, comme la fourniture de combustible, et d'en privatiser partiellement d'autres.
    Tout autre schéma restera sans grande visibilité. »

    Je ne partage pas du tout ce point de vue. Démanteler un acteur qui maîtrise la totalité de la filière nucléaire me semble un non-sens et une erreur stratégique majeure.

    « Le seul morceau qui pourrait à la rigueur être cédé (avec une plus value colossale) serait la fabrication d'équipements de transmission (division T&D), qu'Alstom avait été incapable de gérer et dont ils s'étaient défaussés sur AREVA, qui a transformé le plomb en or. Prochain exercice pour les jours de pluie: valoriser ce morceau, précisément... »

    Effectivement, la branche T&D pourrait être revendue par exemple à Alstom avec une magnifique plus value à la clef.

    « En revanche, elle n'est pas incompatible avec celle d'actionnaires non industriels (porteurs individuels, fonds), qui n'ont pas pour objectif de traire la vache à lait quitte à la faire crever, et n'interviennent pas dans sa gestion. »

    L’actionnaire non industriel bien au contraire cherche avant toute autre chose une rentabilité maximale de son investissement. La politique industrielle est loin d’être sa première préoccupation.

    Un mariage Alstom et Areva présente il un intérêt ?

    Pas si sur… Alstom n’est qu’un fournisseur parmi d’autre de turbines.

    Répondre Citer
    Haut de page
RépondreNouveau sujet
Me prévenir si un nouveau message est posté sur cette discussion
compteur