"Un cycle de croissance s'achève", selon le Cercle des économistes
La plupart des économistes s'accordent à distinguer quatre phases dans le cycle : la phase ascendante, la crise, la phase descendante et la reprise.
Toutefois, dans la réalité, il est difficile de distinguer avec précision ces phases, qui sont souvent imbriquées.
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"Un cycle de croissance s'achève", a estimé le Cercle des économistes dans sa déclaration concluant les rencontres économiques d'Aix-en-Provence (sud-est de la France), qui ont réuni pendant trois jours chefs d'entreprises, entrepreneurs et responsables politiques.
"Pendant dix ans, la croissance mondiale a été très forte. Elle a sorti de la pauvreté des millions d'êtres humains", rappelle l'association qui rassemble une trentaine d'économistes français.
"Mais, en 2008, ces gains ont remis en cause par la combinaison de trois crises : financière, énergétique et alimentaire. Ces crises créent partout des tensions sociales qui débouchent sur des troubles et des émeutes dans les pays les plus fragiles (...) Au-delà du retournement cyclique, il est clair que l'on touche aujourd'hui aux limites d'un modèle de développement", ajoute le Cercle dans sa déclaration.
Les économistes formulent plusieurs propositions pour remédier à la crise actuelle: "Nous jugeons nécessaire une implication plus large des entreprises dans la protection sociale et dans la formation, en veillant bien sûr à la portabilité des droits acquis au niveau européen", écrivent-ils.
"Ceci commence par une harmonisation européenne des assiettes de l'impôt sur les sociétés, puis une coordination du taux de cet impôt, des bonnes pratiques en matière de prix de transfert et d'optimisation fiscale", précise le Cercle.
Les économistes proposent aussi de remettre à plat les normes comptables IFRS et Bâle II "pour en éliminer le caractère procyclique" (qui accentue l'orientation d'un cycle économique).
Ils proposent aussi d'ouvrir des négociations "pour un accord multilatéral régulant l'investissement international" et de repenser le projet de directive européenne dit Solvabilité II, "dont le principal défaut est de diminuer la capacité des assureurs européens (...) à financer les entreprises".
"Cette nouvelle production de normes ne sera possible que dans le cadre d'une gouvernance mondiale élargie, dans laquelle les grands pays émergents se verraient confier des responsabilités accrues", prévient néanmoins le Cercle.