08/02/2008Entretien avec Jacques de Chateauvieux
PDG de Bourbon«Nous connaîtrons un cycle de marché favorable à l'offshore jusqu'en 2012 et même probablement jusqu'en 2015»- Boursier.com : Vous annoncez une croissance moyenne annuelle de 17% dans le cadre de votre nouveau plan 2012. Quels sont les éléments qui vous permettent d'être si confiant ?
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Jacques de Chateauvieux : Je pense que nous connaîtrons un cycle de marché favorable à l'offshore jusqu'en 2012 et même probablement jusqu'en 2015. Les fondamentaux demeurent très solides pour l'industrie pétrolière, le besoin en pétrole existe toujours ! Notre ambition est de réaliser plus de croissance dans nos 2 Divisions, d'élargir notre offre de services Offshore et d'améliorer encore le ratio EBITDA/Capitaux engagés moyens pour atteindre 18% en 2012.
- Boursier.com : Votre priorité va désormais au développement de l'Offshore qui accapare 88% des capitaux à fin 2007...
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J.deC. : Nous sommes désormais présents sur deux Divisions : les services maritimes à l'offshore pétrolier et le transport de vrac. BOURBON a plus de moyens pour sa croissance, après la récente cession des activités de remorquage portuaire, qui représentaient 23% de l'activité du groupe en 2005. L'offshore devrait progresser de 21% par an en moyenne d'ici 2012, grâce au programme d'investissements de 1,7 milliards d'euros sur la période pour cette Division. Le potentiel de création de valeur est très important à horizon 2012. Notamment grâce à notre flotte moderne, jeune et adaptée aux besoins des clients, dont la moyenne d'âge sera de moins de 5 ans.
- Boursier.com : Quelles performances attendre de la Division Vrac à horizon 2012 ?
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J.deC.: Pour le "Vrac", nous tablons sur une croissance moyenne de 7% et sur un ratio EBITDA/capitaux engagés de 29%. Dans ce segment, nous sommes propriétaires de six navires et souhaitons porter ce chiffre à 22. La part des navires détenus en propre va augmenter, ce qui contribuera à améliorer la visibilité de l'activité.
- Boursier.com : Concernant la flotte, quels objectifs chiffrés faites-vous ?
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J.deC.: Pour la Division Vrac, nous prévoyons de passer de 6 navires détenus en propre à 22 d'ici à 2012. Concernant la Division Offshore, en 2003, nous voulions devenir les leaders de l'offshore profond, c'est chose faite. Au 6 février 2008, dans cette Division, nous possédons 230 navires et nous en avons 188 en commande. Parmi ces navires, 219 appartient à notre Activité Marine Services et 11 à notre Activité Subsea Services. Du fait de nos commandes massives anticipées, nous disposons d'une confortable avance sur nos concurrents. Enfin, nous sommes très attentifs à la maîtrise des coûts. Nous privilégions ainsi les commandes de navires en série dans des chantiers compétitifs. Nous pouvons ainsi proposer à nos clients des navires modernes, adaptés à leurs besoins et à un prix très compétitif. En outre, les premiers navires livrés aux Etats-Unis ont été très bien accueillis par les clients.
- Boursier.com : Comment seront financés les 2 Milliards d'Investissements sur la période ?
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J.deC.: D'un point de vue financier, nous restons relativement conservateurs. Nos investissements de 2 Milliards d'Euros seront quasiment entièrement autofinancés, à hauteur de 1,9 milliard d'euros, par nos cash-flows opérationnels.
- Boursier.com : Vous annoncez la création d'une activité de services sous-marins, suite au rachat du groupe italien DNT Offshore. Quels objectifs recherchez-vous dans ce domaine ?
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J.deC.: Nos différentes analyses stratégiques du marché nous ont effectivement amenés à la création d'une nouvelle activité au sein des expertises de BOURBON : l'Activité Subsea Services (services sous-marins). Pour cette Activité, nous tablons sur une croissance annuelle moyenne de 38% dans les services sous-marins sur la période nous menant à 2012. L'offre proposera des navires d'Inspection, de Maintenance et de Réparation (IMR), des robots sous-marins (ROVs) et des services d'ingénierie et de management des opérations offshore. L'environnement concurrentiel de ce marché est encore très éclaté. Les différents acteurs ont des profils divers : le numéro un mondial maîtrise la technologie des ROVs mais ne possède pas de navires par exemple. Ce marché est en fort développement. Pour ce qui est de BOURBON, nous sommes au début de l'aventure, nous irons pas à pas, avec un objectif de 22 robots sur la période et une offre complète de services.
Arnaud Bivès
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