1 réactionGeneral Motors : le rebond se poursuit
(Boursier.com) -- General Motors est attendu sur un gain encore copieux de 10% en pré-séance à Wall Street ce vendredi, sur les 5$, après 35% de hausse mercredi soir sur des espoirs de plan de relance industriel...
Selon le Financial Times, le Groupe automobile de Detroit General Motors afficherait des plans de cessions d'actifs de 200 ME en Europe. GM a demandé à Jones Lang LaSalle de l'épauler dans cette levée de capitaux équivalente à 257 M$ au travers de ventes et "leaseback" (cession-bail) de bureaux européens et autres propriétés. Ceci entrerait dans le cadre de projets globaux du constructeur pour lever jusqu'à 4 Mds$ par des cessions d'actifs et des transactions de marchés de capitaux, alors qu'il approche de la panne de cash, ajoute le FT.
Aux États-Unis cette fois, General Motors chercherait à vendre ou à opérer une cession-bail du Renaissance Center, le gratte-ciel de Detroit qui lui sert pour l'heure de siège.
Lors de l'annonce des comptes du 3ème trimestre fiscal, GM avait avoué étudier des manières additionnelles de générer du cash, dont des cessions d'actifs non-manufacturiers. Le Financial Times ajoute que General Motors essaye aussi de vendre sa marque Hummer, une usine de transmission à Strasbourg, ainsi que des opérations dans les équipements automobiles (AC Delco).
En Europe, le FT croit savoir que GM pourrait vendre les bureaux de Saab en Suède, ainsi que le siège de Vauxhall en Angleterre, à Luton.
General Motors bondissait de 35% mercredi soir à 4,8$ environ sur le Nyse, tandis que Ford Motor gagnait près de 30% à 2,15$. Les opérateurs reprenaient en effet espoir à propos d'un éventuel plan de sauvetage industriel. Deutsche Bank voyait ainsi des chances accrues de plan sectoriel. Selon le broker, les constructeurs devraient en effet présenter au Congrès des projets stratégiques agressifs sur le plan des dépenses et des ventes. En outre, les autorités américaines seraient de plus en plus convaincues de la nécessité d'agir pour éviter d'essuyer les conséquences d'éventuelles défaillances dans le secteur. Le plan d'aide à Citigroup incite aussi certains opérateurs à croire que le gouvernement ne laissera pas échouer GM ou Ford.








