(Boursier.com) -- L'indice américain S&P500 se négocie autour de 1.127 points actuellement, en hausse de 1,14% par rapport à son niveau de la fin 2009, ce qui en fait l'un des plus prolifiques des grandes places financières. A change constant, il est même en progression de 10% tout rond. A titre de comparaison, le CAC40 accuse sur la même période un repli de -5% environ. Dans le contexte actuel d'incertitudes sur la croissance américaine et d'interrogations sur l'endettement public, on pourrait penser que les stratèges des grandes banques mondiales, ces "grands-prêtres" de la prévision, sont plutôt prudents.
En réalité, ce n'est pas vraiment le cas. Sur 11 de ces spécialistes listés par Bloomberg, aucun ne voit le S&P500 évoluer plus bas que son niveau actuel. Le plus pessimiste, Jonathan Golub d'UBS, entrevoit l'indice large américain à 1.150 points le 31 décembre prochain, soit en hausse de 2% par rapport à ses niveaux actuels. Le plus optimiste, Binky Chadha, officie à la Deutsche Bank : il pense que les valeurs américaines ont encore plus de 20% de potentiel et qu'elles évolueront autour de 1.375 points fin 2010. La moyenne est, pour sa part, située à 1.238 points, soit un potentiel de hausse de près de 10%. Elle laisserait le S&P500 sur une hausse annuelle de 11%, soit la 4ème meilleure performance des 10 dernières années, après celles de 2003 (+26,4%), de 2009 (+23,45%) et de 2006 (+13,6%). Performance insuffisante cependant pour gommer en totalité la perte de -38,5% subie en 2008, qui avait ramené le S&P500 de 1.468 à 903 points. Il n'empêche, la tendance globale est à l'optimisme chez les stratèges des banques d'affaires.
©2010, 2012 www.boursier.com

