(Boursier.com) -- Pour Aurel BGC, le ralentissement économique que l'on observe depuis quelques semaines aux Etats-Unis doit être analysé avec finesse : "La brutale dégradation de l'activité industrielle est, en grande partie, imputable au secteur automobile : vif recul des ventes de voitures avec une baisse de 11% des immatriculations au mois de mai, chute de la production industrielle du secteur (-7% au mois d'avril) et destructions d'emplois dans le secteur automobile".
Ces indicateurs confirment ainsi un "effet secteur automobile" important dans le tassement actuel de l'activité. Pour le broker, ce mouvement s'explique en grande partie par les problèmes de livraison de pièces détachés japonaises. Les exportations du "secteur automobile", dans son ensemble, du Japon vers les Etats-Unis, étaient en recul de 55% sur un an au mois d'avril... Le secteur technologique semble aussi affecté par les difficultés d'approvisionnement du Japon, mais "dans une moindre mesure" précisent encore les analystes qui poursuivent : "Les premières statistiques disponibles sur ces secteurs confirment que le séisme a créé un choc violent sur l'activité industrielle. Avec la reprise d'activité au Japon, ces deux secteurs industriels observeront un redressement de leur activité, nourri par un effort de reconstitution des stocks. Mais une reprise de la production "à des niveaux normaux" prendra plusieurs mois".
"La production automobile américaine pourrait encore reculer en juin avant de se redresser sur la période août-septembre. La question déterminante est de savoir si ce "trou d'air" ne va pas compromettre durablement la reprise économique, notamment en affectant l'emploi et les secteurs en amont", s'interroge Aurel BGC qui conclut : "L'industrie américaine va-t-elle résister au séisme nippon ?".
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