(Boursier.com) -- Après 3 mois d'un beau rebond boursier, la question taraude à nouveau les milieux financiers : la crise est-elle vraiment finie ? Pour Edmond de Rothschild Asset Management, c'est l'injection massive de liquidités par les banques centrales qui soutient le mouvement, avec les manoeuvres énergiques entreprises par la Fed, la BCE, la Banque d'Angleterre et celle du Japon. Pourtant, cela reste insuffisant pour sortir de la crise européenne, selon la société de gestion, qui répond donc implicitement par la négative à la question initiale.
"Une économie sous perfusion est à double tranchant", expliquent les spécialistes d'Edmond de Rothschild AM, d'autant plus "quand les inclinations récessionnistes sont attisées par des politiques d'austérité et la hausse du prix du baril". En d'autres termes, les banques ne vont pas nécessairement ouvrir les vannes du crédit pour irriguer l'économie, confrontées qu'elles sont à la pression réglementaire liée au nouveau standard "Bâle 3". Cela fait peser un risque sur le marché immobilier européen que Rothschild juge "surévalué", et donc une menace potentielle sur la demande domestique.
Dans le même temps, il est reconnu que plus les opérations d'assouplissement quantitatif (les mesures exceptionnelles prises par la banques centrales pour soutenir l'économie) se répètent, moins elles sont efficaces... Enfin, les cures d'austérité créent un climat de récession, dommageable à la zone euro dont une des caractéristiques est d'avoir une économie "intégrée", puisque les deux tiers des échanges ont lieu au sein même de la région. Si tout le monde se met à l'austérité, gouvernements, banques, entreprises et ménages, les dommages seraient importants.
Dans ce contexte, la gestion reste à l'écart de l'Europe sur ses positions longues, et demeure "particulièrement" positive sur la dette émergente, jugeant que les pays concernés sont entrées dans leurs "30 glorieuses"...
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