Visite à forte dimension économique pour Hollande en Inde

par Elizabeth Pineau

NEW DELHI (Reuters) - François Hollande a entamé jeudi une visite d'Etat à forte dimension économique en Inde, où le président français a dit vouloir "élargir" un partenariat déjà "exceptionnel", même si peu de contrats devraient être signés pendant son séjour.

Une cinquantaine de chefs d'entreprises et six ministres accompagnent le président français chez le géant peuplé de plus d'1,3 milliard d'habitants qui accueille les premiers pas du président français dans un grand pays d'Asie.

L'un des buts affichés est d'offrir un environnement favorable à de futurs contrats dans un pays où travaillent déjà plus de 650 entreprises françaises.

Le chef de l'Etat et le Premier ministre indien Manmohan Singh ont évoqué des "progrès" dans les discussions entre Paris et New Delhi concernant la vente record à l'Inde de 126 avions Rafale construits par le français Dassault Aviation.

Selon des sources indiennes, ce contrat tant espéré par le constructeur français, qui n'a encore jamais vendu son avion de chasse à l'export, pourrait avoir être conclu en juillet. Présent à New Delhi, le PDG du groupe, Eric Trappier, s'est déclaré "résolument optimiste".

Un accord portant sur la livraison de 50 hélicoptères par Eurocopter (groupe EADS) à l'indien Aviators a été signé à l'occasion de la visite présidentielle.

François Hollande et ses hôtes ont aussi évoqué la coopération en matière de nucléaire civil, notamment le projet, à confirmer, de fourniture de deux réacteurs EPR construits par Areva à la centrale de Jaitapur.

"CHACUN DANS SON RÔLE"

Le spatial et le ferroviaire figurent aussi parmi les secteurs phares dans lesquels la France, qui entretient un partenariat stratégique avec l'Inde depuis 1998, espère tirer son épingle du jeu.

A la différence de son prédécesseur Nicolas Sarkozy, François Hollande refuse de se substituer aux entrepreneurs en annonçant par avance des contrats avant ses déplacements.

"Ce que je veux faire à travers ces visites, c'est emmener des chefs d'entreprise, témoigner de la qualité de nos produits, montrer le sens d'un partenariat mais je ne me substitue pas aux négociations commerciales", a dit le chef de l'Etat lors d'une conférence de presse. "Ce n'est pas le rôle de l'Etat."

Pour le président de la SNCF, Guillaume Pépy, une visite présidentielle joue un rôle "d'accélérateur de contrats".

"Le fait est que quand un voyage d'Etat se profile, comme par hasard les dossiers qui avançaient lentement accélèrent, les choses qui étaient bloquées ont tendance à se débloquer, tous les interlocuteurs sont là, présents au même moment", a-t-il expliqué à la presse.

"C'est un formidable accélérateur de contrats, mais ce n'est pas un coup de com' pour faire des additions parce que les choses sont à divers états d'avancement", a-t-il ajouté.

Un avis partagé par Bruno Lafont, PDG de Lafarge.

"Chacun joue son rôle : le président vient en Inde, des entrepreneurs l'accompagnent, nous pouvons rencontrer des Indiens, des ministres, c'est bon pour la relation entre la France et l'Inde et même pour les collaborateurs ici", a-t-il déclaré à la veille d'une visite présidentielle sur l'un des sites de son groupe à Bombay.

"LABEL" PRÉSIDENTIEL

François Hollande a dîné dans son avion avec des chefs d'entreprises français. Il en a rencontré d'autres dès son arrivée à Delhi, où il a participé à un forum économique.

"Le président leur a dit que nous étions là pour leur fournir le cadre le plus favorable aux discussions dans leur secteur", a rapporté à Reuters la ministre du Commerce extérieur, Nicole Bricq, pour qui "une visite d'Etat donne une sorte de label aux entrepreneurs présents".

François Hollande a souligné jeudi à plusieurs reprises le "partenariat exceptionnel" qui unit la France et l'Inde, lançant un appel aux chefs d'entreprises indiens et aux jeunes, qui sont aujourd'hui moins de 3.000 à étudier en France.

Son programme très chargé comprenait une cérémonie dans les paisibles jardins de Raj Ghat où a été installé un mémorial dédié au Mahatma Gandhi, père de l'indépendance indienne.

Après avoir jeté deux poignées de roses sur la stèle de pierre recouverte de fleurs, François Hollande a rendu hommage dans le livre d'or à "l'homme qui a fait de la non violence une arme au service des peuples".

Edité par Yves Clarisse


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