BAGDAD (Reuters) - Une vague d'attentats a ensanglanté dimanche l'Irak, faisant au moins 34 morts selon un nouveau bilan obtenu de source policière, tandis que le consulat de France à Nassiriah, dans le sud du pays, a été visé par une de ces attaques.
Au total, les autorités irakiennes ont recensé 16 attentats.
L'incident le plus grave s'est produit à Doudjaïl, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Bagdad, où onze soldats ont été tués et sept autres blessés dans un attentat suicide à la voiture piégée contre une base militaire.
A Kirkouk, à 250 km au nord de la capitale, une autre voiture piégée a explosé à proximité d'un centre de recrutement d'agents de sécurité de la compagnie pétrolière Northern Oil. Huit personnes ont été tuées.
L'attentat commis à Nassiriah devant le bâtiment abritant le consulat de France a été fatal à un policier chargé de la sécurité. Quatre autres ont été blessés.
Les locaux ont été endommagés par l'explosion mais le consul honoraire, un ressortissant irakien, ne se trouvait pas sur les lieux au moment de l'attentat, a précisé un diplomate français.
Nassiriah, à 300 km environ au sud-est de la capitale, Bagdad, se trouve dans une région relativement stable du pays mais a été au début de l'année le théâtre d'un attentat suicide contre des pèlerins chiites.
Dans une autre partie de la ville, deux personnes ont été tuées par l'explosion d'une voiture piégée.
D'autres attaques à Kirkouk, Samarra, Bassorah et Touz Khourmato ont également tué.
Neuf mois après le départ des dernières troupes de combat de l'armée américaine, les autorités irakiennes font face au défi posé par les islamistes affiliés à Al Qaïda et par d'autres insurgés sunnites.
Aucun mouvement n'a revendiqué pour l'heure les attentats de dimanche.
Bureau de Bagdad; Henri-Pierre André pour le service français
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