Stéphane Courbit mis en examen dans l'affaire Bettencourt

BORDEAUX (Reuters) - Stéphane Courbit a été mis en examen mardi pour escroquerie aggravée par la vulnérabilité de la victime et pour recel d'abus de faiblesse au préjudicde de l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt, a indiqué le parquet de Bordeaux.

Le parquet a précisé dans un communiqué qu'aucune mesure de sûreté n'avait été prise par le juge à l'encontre de l'homme d'affaires.

La mise en examen de Stéphane Courbit, qui a été entendu par les juges d'instruction bordelais, concerne l'investissement de 142 millions d'euros effectué par Liliane Bettencourt dans sa holding LOV Group Invest.

Stéphane Courbit, présent dans les secteurs des jeux en ligne, de l'énergie et de la production audiovisuelle, a déjà été entendu à deux reprises depuis le début de l'année par les juges d'instruction bordelais chargés de l'affaire.

Il a notamment été confronté avec Patrice de Maistre, ancien gestionnaire de fortune de l'héritière de L'Oréal, et Pascal Wilhelm, son successeur dans ces fonctions, tous deux déjà mis en examen.

Les juges d'instruction cherchent à déterminer dans quelles conditions Liliane Bettencourt avait pu effectuer cet investissement de 142 millions d'euros en deux fois, en décembre 2010 et mai 2011, avant qu'elle ne soit placée sous tutelle un mois plus tard sur la base d'une expertise médicale constatant un état de démence depuis septembre 2006.

Ils voulaient déterminer si Me Wilhelm a été l'initiateur de cet investissement alors qu'il était en même temps l'avocat de Stéphane Courbit ou si la responsabilité en revenait à Patrice de Maistre, auquel il avait succédé en décembre 2010.

Patrice de Maistre a déjà été mis en examen pour abus de faiblesse, abus de biens sociaux et trafic d'influence dans d'autres volets de l'affaire Bettencourt, ce qui lui a valu d'être placé durant trois mois en détention provisoire.

A l'issue de la confrontation qui semble avoir permis d'écarter Patrice de Maistre de toute responsabilité, Stéphane Courbit avait conservé son statut de témoin assisté mais Pascal Wilhelm avait vu sa mise en examen pour complicité d'abus de confiance requalifiée en escroquerie aggravée.

L'affaire avait débuté quand Stéphane Courbit avait cherché à contacter Patrice de Maistre en mai 2010 par l'intermédiaire de son avocat Pascal Wilhelm.

Elle avait finalement capoté quand, le mois suivant, les enregistrements de conversations privées effectués au domicile de Liliane Betencourt par son majordome à l'origine de l'affaire judiciaire avaient mis en cause le gestionnaire de fortune.

Claude Canellas, édité par Yves Clarisse


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