Sarkozy se veut le candidat de la France des travailleurs

MARCQ-EN-BAROEUL (Reuters) - Nicolas Sarkozy a placé le travail au coeur de son discours mercredi soir à Marcq-en-Baroeul, près de Lille, en se présentant comme le porte-parole de "la France silencieuse qui souffre".

L'ancien chef de l'Etat, candidat à la primaire de la droite et du centre pour la présidentielle de 2017, a promis lors d'un meeting une alternance "visible et immédiate pour tous" s'il accédait de nouveau à l'Elysée.

"Pour tous ces Français qui ont souffert cinq années, je veux être le candidat de la France des travailleurs. Le mot travail est le symbole de l'émancipation. Je veux être le candidat des ouvriers, des employés, des classes moyennes", a-t-il dit.

"Ca suffit de mépriser le travail, de crouler sous les normes, les règles, les règlementations, ça suffit de voir que ceux qui ne font pas d'effort peuvent gagner autant que ceux qui en font", a-t-il scandé.

Et Nicolas Sarkozy de dérouler les mesures qui seraient mises en place "dès l'été 2017".

"Nous baisserons l'impôt sur le revenu de tous les Français de 10%, nous baisserons de 34 milliards les charges qui pèsent sur le travail peu qualifié", a-t-il dit.

L'ancien chef de l'Etat a aussi évoqué l'élargissement du service minimum en cas de grève, le retour des heures supplémentaires défiscalisées, la fin des charges sociales sur les emplois à domicile, l'exonération des successions en lignes directes jusqu'à 400.000 euros par enfant, et une baisse de la fiscalité sur l'épargne.

"Je prends la décision irrévocable de supprimer immédiatement l'impôt sur la fortune", a promis le candidat sous les applaudissements de son public.

L'ancien président a enfin affirmé vouloir "l'égalité exacte entre le privé et le public au départ à la retraite", ainsi que la dégressivité des allocations chômage et la suppression des allocations chômage au deuxième refus d'emploi.

En fin de meeting, une poignée de manifestants ont interrompu brièvement Nicolas Sarkozy, scandant "Sarkozy, vient chercher Ali" en brandissant un drapeau du Gabon et en obligeant le candidat aux primaires de la droite à s'interrompre.

Les manifestants protestaient contre la réélection controversée d'Ali Bongo.

Alors que les manifestants étaient raccompagnés vers la sortie de la salle par le service d'ordre, Nicolas Sarkozy a lancé: "Ici c'est la France, c'est pas le Gabon, si vous voulez aller au Gabon retournez-y !".

(Pierre Savary, édité par Gérard Bon)


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