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RPT-Collomb, artisan de la victoire de Macron, à l'Intérieur

RPT-Collomb, artisan de la victoire de Macron, à l'Intérieur

Crédit photo © Reuters

par Catherine Lagrange

LYON (Reuters) - (Répétition du mot manquant au paragraphe 16)

Le sénateur-maire socialiste de Lyon Gérard Collomb, nommé mercredi ministre de l’Intérieur, est l’un des artisans de la victoire d'Emmanuel Macron, auquel il a cru dès le début de son aventure, mettant tous ses réseaux à son service.

Il a été l’un des tout premiers élus à imaginer un destin présidentiel au jeune ministre de l’Economie, séduit par "sa vision d’un monde en changement" et son positionnement "au-dessus des clivages politiques traditionnels". 

    Successivement soutien de Dominique Strauss-Kahn, de Ségolène Royal et de François Hollande, Gérard Collomb, le "social-démocrate" qui s’est positionné ces dernières années avec les "réformateurs" de l’aile droite du PS, a encouragé Emmanuel Macron à franchir toutes les étapes.

Le maire de Lyon, que l'on a vu ému aux larmes lors de l'intronisation du nouveau président dimanche dernier, s’est mis très tôt en marche pour convaincre, dans sa ville comme sur l’ensemble du territoire, les élus socialistes, au risque de déchaîner la colère des hiérarques du Parti socialiste.

    A Lyon, ville de centre-droit conquise par ce socialiste en 2001, Gérard Collomb a appliqué la méthode Macron avant l’heure. Depuis seize ans, il s’est constitué une majorité sur mesure rassemblant socialistes, centristes, et même sarkozystes, avec une bonne dose de personnalités de la société civile.

    Sa sensibilité sociale s’accompagne d’une vision plutôt libérale de l’économie qui a vite séduit les chefs d’entreprises.

"Je soutiens Gérard Collomb depuis le premier jour", rappelle le multi-entrepreneur Bruno Bonnell, fondateur d’Infogrames, qui s’est mis depuis En marche ! "Il a transformé Lyon, la belle endormie, en une véritable Europole, il a réussi ici à réinventer la ville."

LYON, "LABORATOIRE URBAIN"

Désireux de faire de sa ville "un laboratoire urbain", Gérard Collomb prône aussi l’innovation, en prêtant sa ville aux expérimentations, soutient les start-ups de son territoire au point de les amener conquérir des marchés au bout du monde.

Innovation encore quand il a imaginé, dans les arcanes du Sénat, avec la complicité de son collègue centriste Michel Mercier, les contours des nouvelles Métropoles françaises destinées à réduire le mille-feuille administratif.

La Métropole lyonnaise, fusion du Grand Lyon et du département du Rhône, a été, le 1er janvier 2015, la première à voir le jour.

   Jusqu’alors peu impliqué dans les jeux politiques parisiens, concentré sur le développement de sa métropole, Gérard Collomb n’a jamais été appelé à participer à un gouvernement.

A 69 ans, il se voit confier par Emmanuel Macron un ministère régalien.

"Il est l’homme de la situation", considère le député PS de Lyon, Jean-Louis Touraine, désormais investi par En marche !.

Il rappelle que la sécurité a été la priorité de Gérard Collomb en arrivant à la mairie de Lyon.

"Il dit toujours que la première des libertés est la sécurité", poursuit celui a été son premier adjoint chargé de la sécurité. "Il a mis en place la vidéo-surveillance, il a renforcé les effectifs de police, installé une police de quartier." Opposé à l’armement de la police municipale, Gérard Collomb dû déroger à son principe avec l’instauration de l’état d’urgence.

    Autre qualité indispensable à l’exercice de la fonction : "Gérard Collomb a de l’humour", précise encore Jean-Louis Touraine. "Il en faut pour humaniser cette fonction."

(Edité par Yves Clarisse)


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