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Pompili, secrétaire d'Etat, apporte son soutien à Macron

Pompili, secrétaire d'Etat, apporte son soutien à Macron

Pompili, secrétaire d'Etat, apporte son soutien à Macron
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - La secrétaire d'Etat chargée de la Biodiversité, Barbara Pompili, a annoncé mardi son soutien à Emmanuel Macron en vue de l'élection présidentielle, devenant le premier membre du gouvernement à rallier officiellement le candidat d'En Marche!.

"J'ai décidé de soutenir le projet, la démarche et donc la candidature d'Emmanuel Macron à l'élection présidentielle", écrit l'ancienne députée écologiste sur son compte Twitter.

"Le projet d'Emmanuel Macron, c'est une écologie réaliste, un engagement européen fort et une volonté de répondre à la détresse qui nourrit le FN", ajoute-t-elle.

Bernard Poignant, un conseiller très proche de François Hollande, a lui aussi annoncé qu'il apportait son soutien au fondateur d'En Marche!.

"J'ai informé le président de mon choix depuis un moment et je vais quitter l'Elysée cette semaine, c'est normal", a-t-il dit à Reuters. "Je ne veux pas que cela soit interprété comme un engagement du président".

L'ancien maire de Quimper dit se sentir "plus proche des orientations" du programme d'Emmanuel Macron que de celui de Benoît Hamon, à qui il reproche d'avoir voté une motion de censure contre le gouvernement quand il était député. "Je ne l'ai toujours pas avalé et digéré", a-t-il dit.

Au lendemain du débat entre cinq candidats regardé par près de 10 millions de téléspectateurs selon Médiamétrie, les choses s'accélèrent donc, malgré la consigne de François Hollande demandant aux membres du gouvernement de ne pas soutenir officiellement un candidat en lice avant le 24 mars.

Emmanuel Macron engrange depuis plusieurs mois le soutien de personnalités de gauche, de droite et du centre.

Plusieurs ministres et secrétaires d'Etat ont laissé entendre ces dernières semaines qu'ils pourraient voter pour lui, aux dépens du candidat investi par le PS, Benoît Hamon.

"EXPRESSIONS SÉVÈRES" DE CAZENEUVE

Début mars, le ministre de la Ville, Patrick Kanner, a ainsi demandé à l'ex-frondeur des "preuves d'amour" faute de quoi il n'excluait pas de voter pour le leader d'En Marche!.

En janvier, la ministre de l'Environnement, Ségolène Royal, avait estimé que le rassemblement de la gauche pourrait se faire dans les mois à venir derrière Emmanuel Macron et laissé entendre qu'elle ne soutiendrait pas automatiquement le vainqueur de la primaire.

Très attendu, le ralliement du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, pilier du gouvernement, pourrait être officialisé d'ici la fin de la semaine.

Lors du bureau national du PS de lundi, Bernard Cazeneuve a eu pour sa part "des expressions sévères (...) et a stigmatisé tous ceux qui manquaient à leur parole", a dit mardi sur RTL le Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis.

Le Premier ministre "ne visait pas seulement Manuel Valls", qui a annoncé la semaine dernière qu'il ne parrainerait pas Benoît Hamon, en dépit de son engagement pris avant la primaire organisée par le PS de soutenir le vainqueur.

A la question de savoir si le chef du gouvernement avait demandé aux ministres de ne pas rallier Emmanuel Macron, Jean-Christophe Cambadélis a répondu par l'affirmative et dit espérer que Jean-Yves Le Drian ne le fasse pas.

A 33 jours du premier tour de l'élection présidentielle, Emmanuel Macron est en deuxième position des intentions de vote dans les sondages, talonnant Marine Le Pen (Front national), devant François Fillon (Les Républicains) et Benoît Hamon.

(Marine Pennetier et Elizabeth Pineau, édité par Sophie Louet)


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