Paris demande une réunion d'urgence du Conseil de sécurité concernant Alep

par John Irish

PARIS/MINSK (Reuters) - La France a demandé mardi la tenue en urgence d'une réunion du Conseil de sécurité de l'Onu pour évoquer la "catastrophe humanitaire" en cours à Alep, où l'armée syrienne et ses alliés ont repris ces derniers jours plus d'un tiers des quartiers encore tenus par les rebelles.

"C'est l'un des plus grands massacres de la population civile depuis la Seconde Guerre mondiale", a dit à Reuters Jean-Marc Ayrault dans l'avion l'emmenant à Minsk pour une réunion sur l'Ukraine. "Ça ne résoudra rien aux problèmes de paix et à l'embrasement régional."

La réunion au Conseil de sécurité de l'Onu doit permettre d'examiner la situation et les moyens d'acheminement de l'aide humanitaire, a précisé le chef de la diplomatie française, qui recevra mercredi à Paris le président des conseils locaux d’Alep, Brita Hagi Hasan.

Selon une source diplomatique française, Jean-Marc Ayrault et son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier profiteront de la réunion de Minsk sur l'Ukraine pour discuter de la situation à Alep avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Relancée cet été, l'opération de reconquête de la partie est d'Alep, la deuxième ville de Syrie, s'est nettement accélérée ces derniers jours.

Soutenue par des miliciens et appuyée par l'aviation russe, l'armée de Bachar al Assad a enregistré d'importants gains territoriaux, reprenant les quartiers d'Hanano, de Djabal Badro, de Holok et d'Al Sakhour.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), l'"opposition a perdu plus du tiers de la partie d'Alep qui était sous son contrôle." Le ministère russe de la Défense a pour sa part évalué à 40% la zone "libérée" par les forces gouvernementales.

RÉSOLUTION SUR LES ARMES CHIMIQUES

Selon le secrétaire général adjoint des Nations unies aux affaires humanitaires, quelque 16.000 personnes ont été déplacées par les combats.

La France, qui réclame le départ du président syrien et soutient l'opposition modérée dans ce conflit qui a fait plus de 300.000 morts, doit accueillir autour du 10 décembre une réunion des pays amis de l'opposition syrienne pour tenter de relancer les négociations politiques.

La France, qui réclame depuis 2013 une réponse ferme à l'utilisation d'armes chimiques en Syrie contre la population, notamment par le régime, pousse en faveur de l'adoption de sanctions.

L'idée est de faire adopter une "résolution le plus vite possible. La France et le Royaume-Uni ont repris le flambeau (des Etats-Unis-NDLR)", a dit à Reuters Jean-Marc Ayrault. "On ne renonce à rien. On continue au Conseil de sécurité, et ça sera sous chapitre 7" de la charte de l'Onu, qui permet d'imposer des sanctions ou de recourir à la force.

(avec Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse)


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