PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a déclaré dimanche assumer la responsabilité de sa défaite à l'élection présidentielle et annoncé qu'il ne ferait plus de la politique au même niveau.
Au cours d'une brève allocution, moins de dix minutes, prononcée dans la salle de la Mutualité, à Paris, le président sortant a remercié ses partisans et les a invités à respecter le choix du suffrage universel.
"Je n'ai pas réussi à convaincre une majorité de Français", a-t-il dit. "Je porte toute la responsabilité de cette défaite", a-t-il ajouté.
"Je me suis battu sur la valeur de responsabilité et je ne suis pas un homme qui n'assume pas ses responsabilités. J'étais le chef et, quand il y a une défaite, c'est le numéro un qui en porte la première responsabilité."
Nicolas Sarkozy a indiqué avoir eu au téléphone son rival socialiste François Hollande, à qui il a dit vouloir "souhaiter bonne chance au milieu des épreuves".
"Ça sera difficile, mais je souhaite de tout cour que la France, qui est notre pays, qui nous rassemble, réussisse à traverser ces épreuves", a-t-il poursuivi.
Evoquant son avenir, Nicolas Sarkozy a indiqué : "Une nouvelle époque s'ouvre et dans cette époque, je resterai un des vôtres (...) mais ma place ne pourra plus être la même."
"Après 35 ans de mandats politiques, après dix ans, dix ans que chaque seconde je vis pour des responsabilités gouvernementales au plus haut niveau, cinq ans à la tête de l'Etat, mon engagement dans la vie de mon pays sera désormais différent", a-t-il dit sans donner d'autre détail.
"Au moment ou je m'apprête à redevenir un Français parmi les
Français, plus que je jamais j'ai l'amour de notre pays inscrit au plus profond de mon cour", a-t-il encore dit.
Il a exhorté ses partisans à donner "la meilleure image de la France, d'une France rayonnante, d'une France qui n'a pas de haine au coeur, d'une France démocratique, d'une France joyeuse, d'une France qui ne baisse pas la tête, d'une France ouverte, d'une France qui ne regarde pas l'autre comme un adversaire ou un ennemi, qui a su gagner avec moi en 2007 et qui sera reconnaître la défaite en 2012."
"Soyons dignes, soyons patriotes, soyons Français, soyons exactement le contraire de l'image que certains auraient voulu donner dans un cadre inverse", a-t-il souligné, avant de conclure à l'adresse de la foule par un "je vous remercie".
Yann le Guernigou et Patrick Vignal, édité par Yves Clarisse
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