Nicolas Sarkozy à l'écoute des élus alsaciens

07/09/2007 à 13h07

STRASBOURG (Reuters) - Plusieurs élus alsaciens, invités à prendre leur petit déjeuner avec Nicolas Sarkozy à Strasbourg avant le conseil des ministres, sont apparus plus satisfaits de "l'écoute" du président que des décisions annoncées pour la région.

"Sur le plan de l'échange, c'était vraiment satisfaisant. S'il nous promettait la lune, alors qu'on connaît l'état des finances, ça n'aurait pas été crédible. Il y a eu des attitudes d'ouverture, pas des attitudes frileuses", a résumé le président UMP du conseil régional, Adrien Zeller, en sortant de la préfecture.

Ce partisan d'une plus grande autonomie des régions se réjouit particulièrement de l'accord donné par le président pour la mise en place en Alsace, à titre expérimental, d'une "société régionale de participation au capital des entreprises". La Caisse des dépôts pourrait y jouer le premier rôle.

Le démarrage en 2010 des travaux de la seconde phase du TGV-Est, 106 kilomètres entre la Lorraine et Strasbourg, a également été confirmé.

C'est un recul par rapport aux promesses formulées par des gouvernements précédents et le plan de financement pour ce budget de 1,7 milliard d'euros n'est toujours pas arrêté, mais là n'est pas l'essentiel pour le maire UMP de Strasbourg Fabienne Keller.

"Que le président s'engage, c'est quelque chose de très fort", souligne-t-elle.

Elle se réjouit également que Nicolas Sarkozy ait promis l'installation d'une école de fonctionnaires communautaires dans la ville et accepté de lancer une réflexion sur un statut de région transfrontalière.

Le ton est un peu moins positif du côté de l'opposition, faiblement représentée dans la seule région métropolitaine dirigée par la droite.

"Je suis restée sur ma faim", affirme Catherine Trautmann, députée européenne qui voit plus dans les annonces du conseil des ministres "un geste politique qu'un geste structurant pour l'Alsace".

"Nicolas Sarkozy s'engage dans un périple en période pré-électorale", ajoute l'ancien maire socialiste de Strasbourg en référence aux prochaines municipales.

Seul élu Vert autour de la table, Jacques Muller, sénateur et maire de Wattwiller (Haut-Rhin), a proposé à Nicolas Sarkozy de fermer la centrale nucléaire de Fessenheim et d'en faire "un laboratoire de recherche" sur le démantèlement de telles infrastructures.

Le président ne s'est pas dit opposé à cette idée tout en y mettant une condition. "Aidez nous à en mettre de nouvelles", a-t-il répondu à son interlocuteur.


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