par Brian Homewood
MUNICH (Reuters) - La malédiction du Real Madrid, qui ne s'est jamais imposé de toute son histoire sur la pelouse du Bayern Munich, s'est poursuivie mardi avec une défaite 2-1 en demi-finale aller de la Ligue des champions.
Ce revers s'est dessiné dans les ultimes instants de la rencontre, avec un but rageur de l'international allemand Mario Gomez, son 12e dans cette compétition cette saison, qui a fait chavirer de bonheur le public de l'Allianz Arena.
Avant le match retour prévu le 25 avril à Santiago Bernabeu, les hommes de Jupp Heynckes ont donc pris un léger ascendant psychologique sur ceux de José Mourinho, qui pensaient avoir fait le plus dur en égalisant en début de seconde période grâce à Mesut Ösil (53e), après l'ouverture du score par Franck Ribéry (17e).
L'autre demi-finale aller de cette Ligue des champions 2011/2012, mettra aux prises mercredi Chelsea au FC Barcelone, à Stamford Bridge.
Après une entame de match équilibrée, ponctuée par une belle frappe de Karim Benzema détournée in extremis par une claquette de Manuel Neuer (7e), c'est un autre Français, Franck Ribéry, qui a enflammé l'Allianz Arena en ouvrant le score en faveur du Bayern, à peine dix minutes plus tard.
Sur un corner frappé côté gauche par Toni Kroos, l'ancien Marseillais a profité d'un mauvais dégagement de Sergio Ramos pour récupérer le ballon et le catapulter, au milieu de quatre défenseurs madrilènes, dans les filets du gardien international espagnol Iker Casillas (17e).
LE REAL PENSAIT AVOIR FAIT LE PLUS DUR
Dynamisés par cette ouverture du score, les Bavarois ont par la suite pressé haut le Real, en utilisant notamment la vitesse et la technique de leurs deux ailiers virevoltant du soir, Franck Ribéry et Arjen Robben. Mais à chaque fois, la finition n'était pas au rendez-vous.
Très en jambes dans le premier quart d'heure de la rencontre, les joueurs du Real ont paru comme assommés et ont disparu des écrans radars jusqu'à la pause, ne parvenant à se mettre en évidence que sur des coups pieds arrêtés tirés par Cristiano Ronaldo.
Au retour des vestiaires, les Merengue ont relancé complètement la partie en égalisant très tôt, à la 53e minute de jeu, par l'intermédiaire de Mesut Ösil.
Ce but madrilène fut de la même facture que ceux que tout footballeur, professionnel ou non, a déjà tenté à l'entraînement: un centre fuyant de Karim Benzema au deuxième poteau, remisé en première intention par Cristiano Ronaldo, avec à la conclusion, seul face aux cages, l'international allemand d'origine turque.
Après cette égalisation, le Bayern s'est précipité à l'assaut du but espagnol, avec une dizaine de tirs à la clé, la plupart non cadrés.
En fin gestionnaire, José Mourinho a fait sortir ses attaquants pour densifier sa récupération et conserver ce précieux but inscrit à l'extérieur, dont il pensait qu'il vaudrait cher, mercredi prochain à Madrid.
Mais c'était sans compter l'opiniâtreté allemande, qui à la 90e minute, a fini par porter ses fruits. Sur un bon travail côté droit de Philipp Lahm, qui s'est conclu par un centre rasant devant le but d'Iker Casillas, le grand Mario Gomez est venu se jeter pour finalement marquer du bout du pied.
Au grand dam de José Mourinho, ce but-là aussi pourrait peser dans la balance mercredi prochain à Santiago Bernabeu.
Brian Homewood, Olivier Guillemain pour le service français
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