Le PIB de la Grèce s'est contracté de 6,2% au deuxième trimestre

ATHÈNES (Reuters) - Le produit intérieur brut (PIB) de la Grèce s'est contracté de 6,2% sur un an au deuxième trimestre sous l'effet de la poursuite de la politique d'austérité, compliquant la tâche du gouvernement grec qui cherche à convaincre ses partenaires et créanciers internationaux de poursuivre leur aide.

Cette contraction du PIB, calculée sur la base d'estimations préliminaires non corrigées des variations saisonnières, a été un peu moins forte qu'au premier trimestre, où elle avait atteint 6,5%, montrent les chiffres publiés lundi par l'office national de la statistique Elstat.

La Grèce, qui connaît sa cinquième année de récession consécutive, a vu exploser son taux de chômage, près d'un Grec sur quatre étant désormais privé d'emploi, et la situation ne devrait pas s'améliorer à court terme.

"Ce n'est pas une surprise, on savait que l'économie grecque continuait à souffrir mais on peut y voir un signe que le rythme du recul commence à se tasser", estime Chris Williamson, économiste chez Markit.

"Le premier semestre a été aussi mauvais que prévu, mais on peut espérer voir un début d'amélioration maintenant", ajoute-t-il.

Le Premier ministre grec Antonis Samaras a prévenu fin juillet que le recul de l'activité économique pourrait dépasser 7% cette année.

Pour réaliser des économies de 11,5 milliards exigées par la "troïka" des créanciers internationaux - Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international -, Athènes prévoit de relancer un programme qui pourrait conduire à la suppression de 40.000 postes dans la fonction publique.

Cette mesure devrait nourrir davantage la rancoeur des Grecs envers les termes imposés par le plan de sauvetage, alors que le chômage a atteint un niveau record de 23,1%, un taux qui atteint 55% chez les 15-24 ans.

Elstat n'a pas fourni de chiffres détaillés sur les différentes composantes de l'activité économique au deuxième trimestre - consommation, investissements, exportations et importations -, ni précisé l'évolution du PIB d'un trimestre sur l'autre.

George Georgiopoulos, Tangi Salaün pour le service français, édité par Nicolas Delame


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