La signature du CETA bloquée par le "non" wallon

LUXEMBOURG (Reuters) - Les ministres européens réunis mardi à Luxembourg n'ont pas réussi à se mettre d'accord pour signer l'accord de libre échange entre l'Union européenne et le Canada (CETA) en raison principalement de l'opposition de la région belge de Wallonie.

Les Vingt-Huit sont pratiquement tous favorables au CETA (Comprehensive Economic Trade Agreement), qui a nécessité cinq ans de négociations et représente le premier accord commercial du bloc européen avec un pays du G7. Mais plusieurs Etats membres ont encore émis des objections lors de la réunion de mardi.

C'est le cas de la Roumanie et de la Bulgarie, qui demandent que leurs ressortissants soient exemptés de visas pour se rendre au Canada, mais surtout de la Wallonie, dont le Parlement s'est prononcé contre la signature de l'accord.

"Il n'a pas été possible de parvenir formellement à un accord formel parce que la Roumanie, la Bulgarie et la Belgique ont encore des réserves", a déclaré le ministre allemand de l'Economie, Sigmar Gabriel, à l'issue de la réunion.

Il a toutefois estimé que ces points pourraient être réglés dans les prochains jours de sorte à ce que les chefs d'Etat et de gouvernement européens qui se réuniront jeudi et vendredi à Bruxelles puissent donner leur feu vert à l'accord.

A Ottawa, la ministre canadienne du Commerce, Chrystia Freeland, s'est dite prudemment optimiste.

"Nous sommes réalistes et nous comprenons que la politique européenne est compliquée... Au final c'est une décision européenne. J'espère et j'ai bon espoir que l'Europe et les Européens peuvent s'entendre pour prendre cette décision", a-t-elle déclaré.

Avant la réunion, le ministre belge du Commerce, Didier Reynders, avait dit espérer pouvoir convaincre les autorités de Wallonie de lever leur opposition.

"J'espère qu'en fin de semaine, au moment du sommet, nous serons en mesure de faire avancer les choses", a-t-il déclaré.

Le gouvernement fédéral belge ne peut signer le CETA sans l'aval des parlements régionaux.

Or, les députés wallons qui siègent à Namur ont adopté une motion demandant à l'exécutif régional de ne pas déléguer ses pouvoirs au gouvernement belge pour signer le traité et le ministre-président wallon, Paul Magnette, a affirmé vendredi qu'il suivrait leur consigne.

Lors d'une réunion de la commission des Affaires européennes du Parlement wallon, Paul Magnette a indiqué que trop de problèmes demeuraient en suspens pour qu'une solution soit trouvée avant la fin de la semaine.

Le président du Parlement, André Antoine, a pour sa part précisé que les inquiétudes concernant par exemple les conditions des exportations agricoles étaient trop importantes pour être réglées dans une déclaration.

La signature formelle de l'accord est prévue le 27 octobre à Bruxelles en présence du Premier ministre canadien, Justin Trudeau. Pour entrer en vigueur, le traité doit en outre être ratifié par les parlements nationaux.

(Philip Blenkinsop, avec Robert-Jan Bartunek et Julia Fioretti à Bruxelles, Andrea Shalal à Berlin et David Ljunggren à Ottawa, Julie Carriat, Gilles Trequesser et Tangi Salaün pour le service français)


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