La maire de Madrid estime "inévitable" une aide à l'Espagne

MADRID (Reuters) - La maire de Madrid, un des cadres du parti au pouvoir, a déclaré vendredi qu'il semblait "inévitable" que le gouvernement central demande une aide internationale alors que la récession s'aggrave et que les coûts d'emprunt de l'Espagne s'envolent.

Ana Botella, l'épouse de l'ancien Président du gouvernement José Maria Aznar, est la première responsable politique de haut rang à déclarer publiquement que le pays a besoin d'une aide financière.

"Il n'y a aucun doute sur le sujet. Il est très probable que nous allons devoir demander une aide de l'Union européenne", a dit Ana Botella dans un entretien à l'agence Europa Press.

"Cela semble inévitable", a-t-elle ajouté.

L'Espagne, qui doit faire face à une grave récession économique, à un système bancaire en grande difficulté et à un taux de chômage historiquement élevé, est au coeur des inquiétudes concernant l'avenir de la zone euro.

Une aide financière à la quatrième économie de la zone euro pourrait être un lourd fardeau à porter pour les fonds de sauvetage de la région.

L'actuel Président du gouvernement Mariano Rajoy a indiqué qu'il ne prendrait pas de décision sur un recours ou non à une nouvelle aide financière - qui s'ajouterait au prêt de 100 milliards d'euros déjà accordé pour les banques espagnoles - avant de savoir quelles conditions y sont attachées.

D'autres solutions de financement pour l'Espagne sont possibles, comme l'octroi d'une ligne de crédit de précaution ou une demande auprès des fonds de sauvetage de la zone euro pour qu'ils achètent de la dette souveraine espagnole et fassent ainsi baisser les coûts d'emprunt du pays.

Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi a indiqué au début du mois que l'institution monétaire pourrait racheter de la dette publique de l'Espagne et de l'Italie.

Le rendement des obligations espagnoles à 10 ans est redescendu autour de 6,49% vendredi, à son plus bas niveau depuis début juillet, les banques utilisant la dette espagnole comme collatéral pour se financer.

Le gouvernement de Mariano Rajoy a sabré dans les dépenses de l'Etat et a relevé les impôts afin de réduire un des déficits publics les plus importants de la zone euro et de rassurer les marchés.

Paul Day, Blandine Hénault pour le service français


read below for restriction ©2013 Reuters  Reuters

Nombre de caractères autorisé : 500

Déjà inscrit? Connectez-vous!

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes!

 
Forums
Valeurs les plus actives
  • Alcatel-LucentAcitivité: 10
  • France TelecomAcitivité: 9
  • CAC 40Acitivité: 8
  • SoitecAcitivité: 7
  • Dow Jones IndustrialAcitivité: 6
  • PeugeotAcitivité: 6
  • BNP ParibasAcitivité: 5
Sujets à la une
  • Suivi des Marchés : coup de tabac en Asie, le Nikkei corrige de plus de 7% ! 18
  • Economie : 58% des Français favorables à la création d'un gouvernement économique de la zone Euro 25
  • Michel Sapin croit toujours en une inversion de la courbe du chômage fin 2013 44
  • Gouvernance : Bercy renonce à légiférer sur les salaires des patrons ! 28
  • Tous les forums
Documentation des partenaires
  • Fortuneo : Banque en ligne moins chère
  • BINCK.FR - Expert de la bourse en ligne
  • Citi - Abonnement gratuit aux emails quotidiens Warrants & Certificats
  • Cortal Consors, pionnier de la Bourse en ligne
  • Abonnez-vous gratuitement aux publications et services BNP Paribas Produits de Bourse !
Fortuneo