L'équipe de foot brésilienne de Chapecoense décimée dans un accident d'avion

par Julia Symmes Cobb

LA UNION, Colombie (Reuters) - La qusai-totalité des joueurs d'une équipe de football brésilienne en quête de gloire continentale ont péri dans un accident d'avion en Colombie qui a fait 72 morts.

L'avion transportait 77 personnes, dont l'équipe de Chapecoense, de la ville de Chapeco, dans l'Etat de Santa Catarina dans le sud du Brésil.

Elle venait disputer la finale aller de la Copa Sudamericana contre l'Atletico Nacional, club réputé de Medellin.

Les conditions météorologiques étaient très mauvaises lorsque l'accident s'est produit, lundi soir près de Medellin, dans le nord-ouest de la Colombie.

L'appareil, un BAe 146, venait de Santa Cruz en Bolivie. Selon la presse, l'équipage a signalé un problème électrique avant que l'avion ne disparaisse des écrans radars.

De fortes pluies ont compliqué l'accès des secours au lieu de l'accident, dans un secteur montagneux et boisé proche de Medellin. L'épave de l'appareil est complètement disloquée.

A bord se trouvaient les joueurs de football, 21 journalistes brésiliens et neuf membres d'équipage. Trois footballeurs sont parmi les survivants blessés. Parmi eux, le gardien de but remplaçant, Jackson Follmann, a subi une amputation de la jambe.

DEUIL NATIONAL

Un deuil national de trois jours a été décrété au Brésil. Le monde du football s'y est associé et des stars mondiales, comme Pelé, Lionel Messi ou Wayne Rooney, ont envoyé des messages de soutien sur les réseaux sociaux.

Chapecoense, qui jouait encore en 4e division en 2009 et reste un club aux moyens financiers modestes, s'apprêtait à disputer sa première finale continentale.

Il s'agit du pire accident d'avion en Colombie en vingt ans et le drame n'est pas, à l'échelle latino-américaine, sans rappeler celui survenu à Munich en 1958 dans lequel périrent 23 personnes, dont huit joueurs de Manchester United.

L'Atletico Nacional a demandé que la Copa Sudamericana, compétition qui en Amérique du Sud est l'équivalent de l'Europa League, soit attribuée à son adversaire. De nombreux matches de football ont été annulés en Amérique du Sud. Au Brésil, toutes les rencontres ont été reportées d'une semaine.

A Chapeco, une ville de 200.000 habitants, l'accident a fait l'effet d'une bombe. De nombreuses entreprises ont donné la journée libre à leurs employés pour leur permettre de se rassembler dans le stade Conda et prier. Les écoles ont fermé.

Vêtus du maillot vert de leur équipe, des centaines de supporters se sont rendus dans le stade. Ils étaient encore nombreux au coucher du soleil, sagement assis sur les gradins.

Devant l'entrée du stade, maillots de l'équipe, fleurs et bougies composaient un autel improvisé.

Sur une affiche célébrant l'ascension météorique de Chapecoense, on pouvait lire ces mots, d'une écriture enfantine : "Ils n'en avaient jamais assez de monter, maintenant ils sont au paradis".

(Avec Brad Haynes à Chapeco, Brésil, et les rédactions de Reuters à Bogota, Caracas et Sao Paulo, Gilles Trequesser pour le service français)


click here for restriction
©2016 Reuters

Reuters

Nombre de caractères autorisé : 500

Déjà inscrit? Connectez-vous!

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes!

 
Forums
Valeurs les plus actives
  • Solocal GroupAcitivité: 10
  • CAC 40Acitivité: 8
  • AlstomAcitivité: 6
  • Airbus Group (ex-EADS)Acitivité: 6
  • Veolia EnvironnementAcitivité: 6
  • CarmatAcitivité: 4
  • Eos imagingAcitivité: 4
Sujets à la une
  • La banque publique Bpifrance perd 18,5 millions d'euros avec Viadeo 24
  • US / Eco : 178.000 créations de postes en novembre 25
  • Présidentielle 2017 : les Français approuvent la décision de François Hollande 24
  • Les Français divisés sur le programme économique de François Fillon 46
  • Tous les forums
  • Alvexo – L’excellence du trading en ligne
  • Bourse Direct - Le leader de la bourse en ligne
  • BINCK.FR - Broker bourse en ligne
Alvexo
Partenaires