MARSEILLE (Reuters) - Deux coups de génie de Zlatan Ibrahimovic et deux buts plein de sang-froid d'André-Pierre Gignac ont marqué de leur empreinte dimanche le "clasico" à la française à l'issue duquel l'OM et le PSG n'ont pu se départager (2-2).
Ce résultat résonne toutefois comme une victoire pour l'Olympique de Marseille qui, en ayant résisté jusqu'au bout à l'attaque de feu parisienne, conserve sa place de leader menacée au coup d'envoi.
A la faveur de ce résultat, l'OM reste en tête de la Ligue 1 avec 19 points et maintient son rival historique, candidat naturel à la succession de Montpellier, à trois longueurs.
Au milieu des acteurs de ce choc de la huitième journée, deux hommes ont brillé dimanche soir au Vélodrome. Deux numéros neuf qui en à peine une demi-heure de jeu, ont marqué chacun deux fois : Zlatan Ibrahimovic et André-Pierre Gignac.
Très à l'aise en début de rencontre, les Marseillais ont allumé la première mèche dès la 18e minute de jeu sur un contre initié par André Ayew.
Idéalement lancé dans la profondeur par l'international ghanéen, André-Pierre Gignac a d'abord tergiversé devant Christophe Jallet avant de décocher une frappe entre les jambes du capitaine parisien, beaucoup trop vicieuse pour que Salvatore Sirigu puisse la capter.
MARSEILLE PRUDENT EN DEUXIÈME PÉRIODE
Visiblement énervé par cette ouverture du score, trop précoce à son goût, Zlatan Ibrahimovic a pris les choses en main et marqué dans la foulée deux buts en deux minutes pour assommer le public du Vélodrome.
Le premier, un petit bijou, est venu d'un corner tiré côté gauche par Maxwell. A la réception au niveau de point de penalty, le géant de Malmö est en effet venu couper la trajectoire de la balle d'un extérieur du droit, fouetté, imparable pour Steve Mandanda (23e).
Le second, encore un modèle du genre, fut un coup-franc frappé d'une trentaine de mètres, en force, qui a fini sa course sur la droite du gardien n°2 de l'équipe de France (25e).
A ce moment précis, un silence assourdissant a traversé les virages marseillais, incrédules devant le talent et la réussite insolentes du Suédois.
Mais à l'OM cette saison, les qualités mentales font partie des points forts de l'effectif d'Elie Baup et c'est d'une tête rageuse, à peine sept minutes plus tard, qu'André-Pierre Gignac a redonné de la voix aux supporters phocéens (32e).
Après cette entame de match tonitruante, la rencontre a perdu en intensité, surtout en deuxième période où l'OM a cherché à garder le score en tentant de surprendre les Parisiens en contre.
Trop maladroits, et avec un Kévin Gameiro souvent signalé en position de hors-jeu, les hommes de Carlo Ancelotti ont buté, impuissants, sur la défense adverse pendant 45 minutes, la stratégie marseillaise fonctionnant à plein jusqu'au coup de sifflet final.
Olivier Guillemain, édité par Grégory Blachier
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