Engie : Gérard Mestrallet répète son soutien à Isabelle Kocher

PARIS (Reuters) - Le président du conseil d'administration d'Engie Gérard Mestrallet a réaffirmé mardi son soutien à la directrice générale de l'énergéticien, Isabelle Kocher, après des informations de presse faisant état de tensions entre les deux dirigeants.

Le site d'information WanSquare et La Lettre de l'Expansion rapportaient ces derniers jours que la directrice générale était fragilisée par la chute du cours de Bourse d'Engie et la difficile mise en oeuvre du plan de transformation du groupe et que Gérard Mestrallet envisageait de la remplacer.

Prié de dire s'il la soutenait toujours, Gérard Mestrallet a déclaré mardi à Reuters en marge d'une conférence de Paris Europlace : "La réponse est oui."

Plus tôt, sur BFM Business, le dirigeant avait assuré ne pas avoir de doute sur le fait que le futur d'Engie s'écrirait sous la direction d'Isabelle Kocher, nommée en mai.

"Avec elle, nous avons élaboré (...) un programme de transformation profonde d'Engie sur trois ans. On est au bout de six mois, il faut se donner un peu de temps pour mettre en oeuvre toute ces mesures, pour juger également, sachant que c'est la période la plus difficile", a-t-il dit.

Dans le cadre de son plan stratégique sur 2016-2018, Engie vise 15 milliards d'euros de cessions d'actifs, dont près de 41% sont déjà signées, 22 milliards d'investissements, et des économies récurrentes ayant un impact cumulé net sur son Ebitda de 1 milliard à horizon 2018.

"Les cessions d'actifs sont très bien engagées (...) (mais) ont un effet dilutif immédiat", a souligné Gérard Mestrallet sur BFM Business, ajoutant que les investissements prendraient pour leur part du temps à "produire leurs effets".

Le dirigeant a ajouté qu'Isabelle Kocher mènerait le plan stratégique à son terme et qu'il quitterait comme prévu la présidence d'Engie en mai 2018.

Selon sa nouvelle stratégie, le groupe veut notamment investir dans des activités peu émettrices de CO2, offrir davantage de services aux industriels et aux particuliers, et porter la part des activités régulées ou "contractées" de 50% à plus de 85% de son Ebitda, réduisant ainsi son exposition aux prix des matières premières et de l'énergie.

L'action Engie accuse une chute de 29% environ depuis le début de l'année, sous-performant nettement l'indice sectoriel européen (-14,5%).

(Julien Ponthus et Benjamin Mallet, édité par Jean-Michel Bélot)


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