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Cazeneuve réplique à Le Pen et Fillon sur la sécurité

Cazeneuve réplique à Le Pen et Fillon sur la sécurité

Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Le Premier ministre, Bernard Cazeneuve, a répliqué point par point vendredi aux propositions des candidats à l'élection présidentielle Marine Le Pen et François Fillon, au lendemain de la fusillade meurtrière sur les Champs-Elysées.

Dans une déclaration à Matignon, le chef du gouvernement a répliqué à la candidate du Front national, pour qui l'attaque à l'origine de la mort d'un policier témoigne du laxisme des autorités face au "terrorisme islamiste".

Marine Le Pen a notamment demandé la restauration des frontières, l'expulsion immédiate des personnes étrangères fichées "S", l'interdiction des organisations salafistes et la fermeture des mosquées islamistes.

Ce à quoi Bernard Cazeneuve a répondu que le gouvernement avait rétabli le contrôle aux frontières après les attentats du 13 novembre 2015, conduisant au refus d'entrée sur le territoire de 80.000 personnes.

Il a également rappelé que 117 personnes fichées "S" avaient été expulsées du territoire "dans le cadre de l'Etat de droit".

Dénonçant la "méconnaissance" de Marine Le Pen sur le sujet, l'ancien ministre de l'Intérieur a aussi rappelé que le Front national s'était opposé depuis cinq ans à toutes les mesures engagées par le gouvernement "sans rien proposer de sérieux ni de crédible".

La candidate cherche, "comme après chaque drame" à "instrumentaliser pour diviser" les Français, a-t-il lancé.

Bernard Cazeneuve s'en est également pris au candidat de la droite, François Fillon, en critiquant l'action de ce dernier quand il était Premier ministre.

Il a souligné que la révision des accords de Schengen avait été engagée pendant le quinquennat de François Hollande, "alors que, constamment évoquée entre 2007 et 2012, elle n'avait fait l'objet d'aucune initiative, ni avait abouti à aucun résultat" alors même que François Fillon était chef du gouvernement.

François Fillon promet la création de 10.000 postes de policiers, a poursuivi Bernard Cazeneuve.

"Comment croire sur ce sujet un candidat qui, lorsqu'il était Premier ministre, en a supprimé 13.000 dans les forces de sécurité intérieure ? " et qui annonce la suppression de 500.000 postes de fonctionnaires en 5 ans, a-t-il dit.

(Elizabeth Pineau et Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse)


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