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Bruno Le Maire promet de faire pression sur PSA et Renault pour GM&S

Bruno Le Maire promet de faire pression sur PSA et Renault pour GM&S

Bruno Le Maire promet de faire pression sur PSA et Renault pour GM&S
Crédit photo © Reuters

PARIS, 19 mai (Reuters) - Le gouvernement français a promis vendredi aux représentants syndicaux de l'équipementier GM&S Industry qu'il rencontrerait à nouveau les constructeurs automobiles français avant le 23 mai pour les inciter à augmenter leurs commandes à l'usine de la Creuse menacée de liquidation judiciaire.

Bruno Le Maire, "s'est engagé auprès des représentants des salariés à déployer tous les efforts nécessaires pour garantir l'accroissement des commandes auprès des constructeurs automobiles clients", peut-on lire dans un communiqué du ministère de l'Economie publié après la rencontre.

"La pérennité de l'activité du site de La Souterraine devra également s'accompagner d'une adaptation de l'entreprise aux conditions et standards de concurrence", ajoute le texte.

PSA et Renault représentent 65% du carnet de commandes du site de La Souterraine. Les employés et la région de Nouvelle-Aquitaine estiment qu'ils pourraient facilement doubler leurs commandes pour passer à 10 millions d'euros chacun.

"Ce n'est pas grand-chose par rapport au volume qu'ils brassent tous les mois", a déclaré Eric Correia, conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine.

Les 277 salariés attendent l'audience du tribunal de commerce de Poitiers qui doit se prononcer sur une éventuelle liquidation, le 23 mai prochain. Ils espèrent que le tribunal repoussera sa décision d'un mois pour laisser aux repreneurs potentiels, GMD et Magneto, le temps de formuler une offre.

Pour Eric Correia, l'annonce du gouvernement, à défaut d'être une "avancée", est néanmoins "une écoute".

Les salariés occupent le site de la Souterraine depuis le 11 mai dernier et disent l'avoir "piégé" avec des bonbonnes de gaz et des bidons d'essence. Ils ont aussi détruit du matériel.

"Ce n'est vraiment pas par plaisir", a dit Vincent Labrousse, représentant CGT à l'agence Reuters. "Ce sont nos outils de travail. Mais ils jouent avec nos vies".

(Caroline Pailliez, édité par Yves Clarisse)


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