(Boursier.com) -- Les Etats-Unis cherchent des alliés pour mener une action concertée contre la hausse des cours du pétrole... Barack Obama et le Premier ministre britannique David Cameron auraient ainsi évoqué hier, lors d'une rencontre à Washington, le possible déblocage de leurs réserves stratégiques d'or noir pour peser sur les cours, selon des sources proches du dossier citées par l'agence 'Reuters'.
Aucune décision n'a été prise et les discussions pourraient encore se poursuivre pendant des mois, ont toutefois précisé ces sources... Le président américain voudrait parvenir, si possible, à un accord au sein de l'Agence Internationale de l'Energie sur un recours aux réserves stratégiques, comme cela avait été le cas en juin 2011, à la suite de la guerre civile en Libye.
La révélation de négociations entre les Etats-Unis et d'autres pays consommateurs de pétrole illustre à quel point l'envolée récente des prix du pétrole commence à inquiéter les dirigeants politiques comme les économistes. Ils craignent en effet que cette hausse ne menace la reprise économique encore fragile aux Etats-Unis et aggrave la récession en cours en Europe.
Depuis début octobre, face à la montée des tensions avec l'Iran et des violences en Syrie, le baril de pétrole brut léger américain WTI a ainsi bondi de 38% pour s'installer autour de 106$, tandis que le baril de Brent a grimpé d'environ 16% depuis le 1er janvier pour dépasser les 125$.
Des prix qui menacent aussi la popularité de Barack Obama dans les sondages aux Etats-Unis, à l'approche de l'élection présidentielle... Alors même que le chômage, principale préoccupation des Américains, commence enfin à diminuer aux Etats-Unis, les prix des carburants pourraient devenir à leur tour un casse-tête : il ont grimpé à 3,80$ le gallon ces derniers jours et menacent de franchir le seuil psychologique des 4$ cet été, un niveau inconnu depuis le record de 4,11$ en juillet 2008, dans le sillage de la crise financière mondiale... Une flambée des prix des carburants à l'occasion des déplacements de vacances risque de brider la consommation et d'entraîner la grogne de la population à quelques mois de la présidentielle du 6 novembre.
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