(Boursier.com) -- Selon la nouvelle étude de Bain & Company conduite auprès de 4.000 clients dans le monde, la demande en véhicules électriques atteindrait 1,5 millions d'unités si les véhicules étaient vendus au prix d'une petite voiture à combustion. La prime à payer en raison d'un coût élevé de la batterie ramène cette demande à 350.000 unités.
"En France, le marché est estimé à 100.000 unités, si les véhicules sont vendus au prix d'une petite voiture classique soit environ 10.000 euros" souligne Francois Montaville, partner au sein du pôle automobile de Bain & Company et co-auteur de l'étude. "Si le prix était de 20.000 euros, le marché serait de 35.000 unités". L'environnement en France est par ailleurs favorable au développement du marché grâce à une politique gouvernementale incitatrice, l'importance de l'électricité nucléaire en France et une stratégie volontariste des constructeurs..
Bénéficiant d'un pouvoir d'achat élevé, ce sont des conducteurs de voitures de luxe : Se voulant leaders en innovation verte, ils cherchent une réponse au besoin de mobilité urbaine respectueuse de l'environnement et différente des autres conducteurs. Pour cet 'éco prestige', ils sont prêts à consacrer un somme importante.
"Ces clients premium veulent un véhicule électrique innovant pour conduire en ville, un véhicule silencieux comme un murmure, zéro émission, nerveux et cool" explique le Dr. Gregor Matthies, partner - expert automobile chez Bain & Company et co-auteur de l'étude.
Les clients 'Premium 2.0' sont peu sensibles au prix et ils représentent un potentiel de 300.000 à 350.000 unités dans le monde. La demande française est quant à elle comprise entre
25.000 et 30.000 unités. Cela constitue une part importante de la demande totale en France alors que le segment 'Premium 2.0' ne représente que 2% de la population.
Si les véhicules électriques urbains atteignent un prix de 10.000 euros, les 'clients attentifs à leur budget' représenteraient alors le plus large segment de clientèle avec une demande mondiale de 670.000 unités, dont 45.000 pour la France. Cela constitue 45% de la demande française alors que les 'clients attentifs à leur budget' représentent 62% de la population. Au prix plus élevé de 20.000 euros, la demande française serait limitée à 4.000 véhicules seulement. Ces clients ne sont en effet pas motivés par des considérations environnementales ou par un besoin de différenciation. Ils sont prêts à considérer l'achat d'un véhicule électrique dans la mesure où le coût total d'usage est inférieur à celui d'un véhicule à combustion.
Les "innovateurs verts" sont prêts à investir dans la protection de l'environnement et sont très motivés par tout ce qui concerne l'écologie. Comme les clients "Premium 2.0", ils recherchent la nouveauté et ont un besoin de se différencier au travers d'innovations, mais leur revenu est environ 60% inférieur à celui des 'Premium 2.0'. La demande actuelle de ce segment pour un prix de 10.000 euros est estimée à 240.000 unités dans le monde, dont 9.000 en France. Cela constitue 9% de la demande française alors que les "innovateurs verts" représentent 6% de la population. Au prix plus élevé de 20.000 euros la demande française serait limitée à 3.000 voitures seulement.
Les 'retardataires' sont quant à eux très conservateurs, ne recherchent pas l'innovation technique et par conséquent adopteront tardivement la voiture électrique. Leur demande actuelle pour un prix de 10.000 euros est estimée à 265.000 unités dans le monde, dont 18.000 en France. Ceci constitue seulement 18% de la demande française alors que les 'retardataires' représentent 30% de la population. Au prix plus élevé de 20.000 euros, la demande française ne serait que de 3.000 véhicules.
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