(Boursier.com) -- La solidarité apparente des leaders démocrates et républicains devant l'adversité économique et financière aura donc rapidement volé en éclats. Les derniers échos relatifs aux négociations de la veille sur le fameux plan Paulson de 700 Mds$ de sauvetage de l'industrie financière ne laissent en effet pas de réel espoir d'issue rapide, même si de nouveaux rebondissements sont toujours possibles. La réunion exceptionnelle entre l'administration Bush, les candidats US à la présidentielle John McCain et Barack Obama, et les leaders du Congrès, n'a finalement pas porté ses fruits.
Malgré les concessions de l'administration Bush, notamment sur le contrôle des rémunérations des dirigeants financiers de Sociétés aidées par le gouvernement, ou encore sur des prises de participation de l'État au capital de ces firmes, aucun accord n'a pour l'heure été trouvé. En outre, le montant total du plan continue de faire débat. Alors que des experts externes au monde politique mais bien au fait des implications financières jugent qu'un montant de 700 Mds$ est peu élevé en comparaison des intérêts en jeu, des responsables des clans républicains et démocrates estiment plutôt que le package de relance devrait être initié par un premier volet moins onéreux, peut-être de 250 Mds$. En outre, le républicain McCain rejoint nombre de démocrates en jugeant que le plan devrait mieux protéger les contribuables américains, alors que la proposition d'Henry Paulson, Secrétaire au Trésor US, met pour l'heure l'accent sur le redressement du système financier et donc l'aide aux firmes de Wall Street.
Ce vendredi, les débats devraient donc reprendre sur le projet de plan de sauvetage, en espérant cette fois moins de confusion et plus de productivité. De ce point de vue, la défaillance de la firme de Seattle Washington Mutual, plus grande "faillite" de l'industrie bancaire aux États-Unis, pourrait sensibiliser les intervenants politiques à l'urgence de la situation, si ce n'était pas encore le cas. Rappelons que les opérations bancaires de WaMu ont été saisies par le régulateur américain, puis vendues à un prix... attractif, à JP Morgan Chase.
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