(Boursier.com) -- A l'image des places boursières, le baril de pétrole connait un début de semaine difficile. Sur le New York Mercantile Exchange, le baril de West Texas Intermediate vient de passer sous la barre des 95 dollars pour la première fois depuis le 20 décembre (-1,4% à 94,7 dollars). La situation toujours très incertaine en Grèce continue à peser fortement sur le marché pétrolier alors que les opérateurs s'inquiètent également d'une moindre demande en provenance de Chine.
Les marchés envisagent de plus en plus une sortie de la Grèce de la zone Euro et craignent qu'un tel événement ne déclenche une nouvelle tempête dans l'ensemble de la région. La Grèce semble en effet s'orienter vers de nouvelles élections, après l'échec d'une réunion tenue hier entre les dirigeants des trois principaux partis, sous l'égide du président grec. Le chef de file de la gauche radicale, Alexis Tsipras a refusé une nouvelle fois de participer à un gouvernement qui appliquerait les conditions des plans de sauvegarde de la Grèce, faisant craindre un défaut de paiement du pays d'ici à juin et l'abandon de l'Euro.
Par ailleurs, en Allemagne, la défaite du parti de la chancelière allemande Angela Merkel aux élections régionales d'hier en Rhénanie du Nord Westphalie, augmente encore les incertitudes sur l'avenir de la zone en fragilisant la position de Mme Merkel. Demain, le nouveau président français François Hollande est attendu à Berlin, où il va plaider la cause d'une politique de croissance en Europe, alors que Mme Merkel privilégie toujours la rigueur budgétaire...
En outre, le ministre saoudien du pétrole a indiqué au cours du week-end que le Brent devrait se négocier à environ 100$ alors que l'offre de brut excède le demande de 1,3 million de barils à 1,5 million de barils par jour... Le Brent s'échange actuellement autour des 111$.
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