(Boursier.com) -- Le baril de pétrole évolue encore en hausse en cette fin de semaine après son rebond de plus de 2% la veille suite à la décision de l'Opep de maintenir ses quotas de production pour le second semestre. Il est vrai que l'or noir bénéficie également des rumeurs d'intervention massive des principales banques centrales pour stabiliser le système financier si les élections grecques de dimanche débouchent sur une tempête financière...Le "light sweet crude" pour livraison juillet gagne actuellement 0,6% à 84,4 dollars sur le New York Mercantile Exchange.
Les membres de l'Opep ont donc décidé de laisser inchangé leur plafond de production, comme le marché l'avait anticipé. Cette décision a toutefois été assortie d'une exigence de meilleur respect de ces quotas, qui ont été assez largement dépassés ces derniers mois, contribuant à la rechute des cours du brut... La production de pétrole de l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole), fixée depuis six mois à 30 millions de barils par jour (mbj) pour l'ensemble des Etats membres, s'est ainsi hissée dans les faits à 31,86 mbj en mai, gonflée notamment par une nette hausse de la production de l'Arabie saoudite, l'Irak et la Libye, selon les chiffres de l'Agence internationale de l'Energie (AIE).
Le statu de quo décidé hier masque mal une querelle interne à l'Opep : en début de semaine, le Venezuela et l'Iran avaient ainsi vivement reproché aux pays du Golfe de grossir exagérément leur offre et de déstabiliser le marché... De son côté, l'Arabie Saoudite s'était montrée plutôt favorable à un maintien, voire à un relèvement du plafond, malgré la baisse récente des cours du brut. Le puissant ministre saoudien Ali al-Nouaïmi avait ainsi estimé le week-end dernier qu'un relèvement du plafond de l'Opep "était nécessaire" avant de revenir en arrière sous le feu des critiques...
Par ailleurs, la question de la succession du Libyen Abdallah el-Badri, le secrétaire général du cartel, dont le mandat se termine à la fin de l'année, a été reportée à décembre... Quatre des 12 Etats-membres ont présenté un candidat, l'Iran, l'Irak, l'Arabie Saoudite et l'Equateur, mais l'unanimité des membres, requise pour désigner le patron du cartel, n'a pas pu être atteinte...
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