(Boursier.com) -- Le CAC40, brièvement descendu sous les 3.000 points autour de 9h40, a quelque peu limité ses pertes à 10h30, pour rendre -0,5% à 3.025 points. Il faut remonter au 19 décembre dernier pour retrouver trace de l'indice parisien sous ce seuil symbolique des 3.000 en clôture. Ailleurs en Europe, la situation est tout aussi difficile, avec un DAX allemand et un FTSE britannique en retrait de -1%. A Milan, le MIB perd -0,9%, tandis qu'à Madrid, l'IBEX abandonne -1,7%. Le SMI suisse fait de la résistance (-0,1%). Surprise à Athènes, où les indices se reprenaient de plus de 1%, après trois séances de baisse moyenne quotidienne de l'ordre de 4%, dans une grande volatilité.
Les places européennes restent sous pression après la confirmation que de nouvelles élections législatives seront nécessaires en Grèce pour former un gouvernement. Elles devraient se tenir le 17 juin prochain. "Le parti de gauche radicale Syriza aurait gagné des voix additionnelles selon les derniers sondages, se positionnant désormais en tête, et bloquant structurellement la poursuite du processus négocié avec les partenaires au premier trimestre", souligne ce matin François Duhen, du CM-CIC Securities, qui reste dont extrêmement prudent "sur ce sujet qui devrait continuer à entretenir l'aversion au risque, d'autant que les Européens ne peuvent qu'y réfléchir à deux fois avant de laisser la Grèce à son propre sort, tant le risque de contagion au Portugal et à l'Espagne est déjà sensible via l'évolution des taux souverains de ces deux pays". Pour l'équipe de recherche d'Aurel BGC, "la volonté du peuple Grec de rester ou non dans la zone euro sera la question implicite posée" lors des prochaines élections. Le bureau d'études met aussi en avant les tensions qui pourraient intervenir dans l'intervalle, notamment le risque de "bank run", avec des retraits d'argent qui ont atteint 700 ME dans les banques grecques depuis le résultat des élections.
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