(Boursier.com) -- Le CAC40 a enfoncé le seuil psychologique des 3.000 pts en reperdant sur la semaine plus de 12,5% à 2.881 pts, dans un marché déprimé par la dégradation rapide de la conjoncture économique internationale.
Tous les indicateurs ont illustré une forte baisse de l'activité sur les semaines écoulées, à l'image de la publication ce vendredi en France de l'indice de la consommation des ménages français qui a flanché en octobre. Sur la période concernée, les dépenses de consommation des ménages en produits manufacturés ont diminué de 0,4%, après +0,5% en septembre, révisé de -0,1 point. Dans le champ "commerce", les dépenses étaient également en baisse en octobre, de 0,3% (après +0,7% en septembre, révisé de +0,1 point).
Aux Etats-Unis, l'indice avancé américain du Conference Board est ressorti cette semaine en nette baisse de 0,8% sur le mois d'octobre. Un nouvel indicateur qui traduit des perspectives de contraction économique outre-Atlantique. Le recul prononcé de l'indice d'octobre s'explique notamment par les prix des actions, les permis de construire, les anticipations des consommateurs et par l'indice des livraisons fournisseurs qui ont contribué négativement à l'indice général.
Selon le Département américain au Travail, les inscriptions hebdomadaires nouvelles au chômage se sont inscrites au nombre de 542.000 sur la semaine passée, close le 15 novembre, en progression de 27.000 en comparaison de la semaine antérieure. Les inscriptions hebdomadaires sont ressorties ainsi au plus haut depuis l'été 1992. La moyenne à quatre semaines des demandes d'allocations initiales a grimpé à 506.500, au plus haut depuis le début de l'année... 1983.
Parmi les secteurs les plus touchés, l'automobile a appelé le gouvernement US à l'aide, sans succès pour le moment. Parmi les constructeurs en grande difficulté, GM a continué d'inquiéter le marché au plus haut point.
En fin de semaine, d'autres soucis sont venus de Citigroup, alors que le Wall Street Journal et le Financial Times ont évoqué tous deux la considération par le management de Citi de cessions d'activités ou même d'une vente du Groupe entier. Le Prince et homme d'affaires saoudien Al-Walid ben Talal ben Abdul Aziz Al Saoud a précisé en attendant qu'il allait augmenter sa participation au sein de la banque new-yorkaise... L'investisseur saoudien entend porter sa participation à 5% du capital de Citi (contre moins de 4%), et dit soutenir le management actuellement en poste. L'annonce n'a aucunement soutenu le dossier qui plonge de nouveau ce soir de 20% à Wall Street.
A New York, le baril WTI a tenté de se stabiliser sur la barre des 50$ après son net reflux. Le dollar de son côté revient vers les 1,26/euros entre banques.
Dans ces conditions, à Paris, les dégâts sont encore très importants sur Rodriguez, en baisse de -50% sur les derniers comptes très décevants du groupe, suivi de NYSE Euronext qui perd 30% avec CGG Veritas.
Les banques réalisent un tir groupé dans le rouge vif, en repli de 22 à 27% pour BNP Paribas, Société générale, Crédit Agricole et Natixis.
Lafarge recule de 22% sur des inquiétudes concernant sa dette, avec les constructeurs automobiles Renault et Peugeot qui ne cessent de revoir en baisse leurs prévisions.
Aux parapétrolières, les replis vont de 20 à 22% sur Bourbon, Technip et Vallourec.
A la hausse, seules 4 valeurs s'en sortent : Gle de Santé monte de 6%, alors que les gains se limitent à 1% sur TF1, Iliad et Sperian.
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