le 01/12/2008 à 15h45
(Boursier.com) -- La Fédération Nationale de l'Immobilier a été "attentive" aux propos tenus par le Président de la République lors de son déplacement à Meaux vendredi dernier : "Elle tient à saluer le réalisme dont il a fait preuve, d'abord dans l'analyse mais également dans la méthode politique.
S'agissant de l'analyse, le Président a justement rappelé que la crise financière, qui affecte prioritairement le secteur de l'immobilier, ne devait pas durablement hypothéquer la réalisation des objectifs du pays en matière de logements. En effet, les difficultés liées aux subprimes et à ses conséquences sur les banques et sur l'économie générale ont fini par faire oublier que notre pays était depuis plusieurs années dans une situation d'insuffisance de l'offre de logements, tant en matière d'accession à la propriété qu'en ce qui concerne le locatif privé ou le locatif public. Pour ne pas compromettre les années à venir, il importe de relancer dans les meilleurs délais l'activité du secteur, c'est-à-dire les mises en chantier de logements neufs et la vigueur du marché de la revente. Il importe aussi de sauvegarder l'appareil de production, c'est-à-dire de préserver la santé des entreprises de promotion et des agences immobilières pour que le secteur puisse redémarrer rapidement lorsque les conditions économiques seront redevenues favorables".
La FNAIM poursuit : "Par ailleurs, la resolvabilisation par la baisse des prix est déjà à l'oeuvre et il clair qu'elle était souhaitable. Néanmoins, l'efficacité en est contrariée par les taux de crédit : la hausse des taux d'intérêt, constante depuis 18 mois, a porté le coût du crédit à un niveau qui exclut de fait près de 20% des ménages de l'accès au crédit. Il est urgent que les prêteurs répercutent dans leurs tarifs les deux baisses successives du taux directeur de la BCE, il faudrait même que la Banque Centrale Européenne corrige son taux de façon plus drastique.
S'agissant de la méthode politique, elle prend en compte tous les compartiments de l'action. Il est urgent que les pouvoirs publics s'assurent de l'efficacité de leurs mesures sur le système bancaire : à ce jour, le desserrement du crédit au profit des ménages n'a pas eu lieu et l'on peut se réjouir que la mission du médiateur René Ricol ait été élargie.
D'autre part, on ne peut que se féliciter de la volonté du gouvernement de favoriser la liberté de choix des ménages quant à leur assurance décès-invalidité lorsqu'ils souscrivent un prêt. Cette décision devrait avoir pour effet d'alléger sensiblement le coût global des crédits par le jeu de la concurrence. En ce qui concerne les incitations à l'achat et à l'investissement, le Président de la République a compris la nécessité de dispositifs simples et forts ; la FNAIM insiste seulement sur l'impératif que les mesures concernent les achats de logements neufs mais aussi les investissements dans l'ancien. Il est essentiel que les obligations liées au Grenelle de l'Environnement fassent l'objet d'un accompagnement puissant : dans la période actuelle, les ménages ne sont absolument pas en situation d'assumer financièrement les conséquences de la mise aux normes des logements sans des aides conséquentes".
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Les invendus seraient-ils rachetés pour augmenter les possibilités de loger tous les mal logés qui ont déposé des demandes en fonction de la nouvelle loi sur le Droit au Logement ?
Là ce serait certainement bien accueilli, mais cela semble très peu probable.