le 12/11/2009 à 13h36
(Boursier.com) -- Les prix de l'immobilier parisien s'étaient stabilisés cet été et sont vivement repartis à la hausse en septembre-octobre d'après le baromètre du courtier en agences immobilières MeilleursAgents.com. Sur la base des ventes réalisées par 250 agences immobilières partenaires de MeilleursAgents.com, le courtier a calculé une augmentation de 2,6% du mètre carré à Paris en deux mois pour atteindre 6.306 Euros fin octobre contre 6.143 Euros début septembre.
En moyenne, les extrêmes de la capitale vont du simple au double, d'un peu plus de 5.000 Euros le mètre carré dans le 19ème arrondissement jusqu'à plus de 10.000 Euros dans le 6ème.
MeilleursAgents.com explique surtout cette forte hausse récente par l'évolution de la psychologie des acteurs plutôt que par une modification des fondamentaux du marché immobilier. Les petites surfaces voient leurs prix augmenter beaucoup plus fortement (+6% en 6 mois) que les grandes surfaces (3 pièces et plus) (+1% en 6 mois) et les volumes de transaction restent en retrait d'environ 10% par rapport à la même période en 2008 et de 25% par rapport à septembre -octobre 2007. "On peut donc parler d'un volume encore relativement faible, signe que la reprise n'est pas encore solide", analyse MeilleursAgents.
Le courtier pense d'ailleurs que les facteurs de cette reprise du marché sont fortement liés à la recherche d'un investissement sûr en réaction aux incertitudes nées depuis le début de la crise des subprimes. MeilleursAgents tente même un parallèle entre l'engouement pour la pierre dans la capitale et les mouvements d'achat sur l'or dont la valeur franchit des records, en expliquant que l'investisseur privilégie actuellement la protection de son capital à moyen et long terme par rapport à son rendement. La pierre, comme l'or, retrouvent alors tout leur rôle de valeur refuge patrimoniale et leur capacité de transmission générationnelle.
Pour la suite, MeilleursAgents note que le scénario le plus favorable serait celui d'une reprise économique progressive (reprise en "U") et sans remontée brutale des taux. Dans un tel cas, le marché immobilier pourrait se stabiliser en valeur et augmenter sensiblement en nombre de transactions. C'est donc le scénario idéal où les primo-accédants ne sont pas exclus du jeu et où l'achat revente d'appartements familiaux reprend des couleurs.
Le retour de la récession au début de l'année prochaine (reprise en "W") aurait par contre des effets contrastés sur le marché immobilier. L'effet psychologique de la récession, et en particulier la peur du chômage, aurait certainement un impact négatif sur les volumes de transactions. Mais les taux devant rester bas, les prix ne chuteraient peut être pas ou peu, soutenus par les primo-accédants et les investisseurs déjà à l'oeuvre aujourd'hui.
Enfin, un scénario de reprise forte (en "V") avec retour de l'inflation est celui dont les effets sur le marché immobilier sont peut être les plus difficiles à anticiper. Le retour de la confiance des ménages soutiendrait l'activité immobilière mais la hausse des taux couperait l'élan des primo-accédants tout en entraînant une baisse des prix.
MeilleursAgents en conclut que la hausse des prix à Paris depuis avril 2009 a clairement sonné la fin du cycle baissier de l'automne 2008. "Le krach a été évité, mais les conditions d'une reprise durable ne sont pas encore réunies. Il va falloir attendre de connaître le scénario de sortie de crise dans les prochains mois pour se prononcer", affirment les spécialistes.
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...paris peut-être mais en province on va bien se goinffrer dans quelques années miam