(Boursier.com) -- Pour Barack Obama, le discours sur l'état de l'Union a pris cette année des allures de discours de campagne... A 9 mois des présidentielles américaines, le président a appelé à davantage de justice économique, avec notamment une fiscalité accrue pour les plus hauts revenus. Le président a axé son discours sur les classes moyennes, et s'est engagé à favoriser une économie "construite pour durer, où ceux qui travaillent dur en récoltent les dividendes, où la responsabilité est récompensée".
Devant le Congrès, où ses adversaires républicains sont en force depuis les élections de mi-mandat en 2010, M. Obama a ainsi proposé de soumettre les Américains gagnant plus de 1 Million de Dollars par an à un taux d'imposition d'au moins 30% et de leur retirer la plupart des déductions dont ils profitent aujourd'hui : "Demander à un milliardaire de payer au moins autant que sa secrétaire en impôts ? La plupart des Américains appelleraient ça le bon sens !", a déclaré M. Obama, en paraphrasant le milliardaire Warren Buffett.
Le patron du fonds Berkshire Hathaway, qui a conseillé le candidat Obama pendant sa campagne électorale de 2008, milite lui-même pour un relèvement des impôts des plus aisés, en jugeant absurde que son taux d'imposition soit inférieur à celui de sa secrétaire...
Cette prise de position de Barack Obama intervient alors qu'une polémique entoure un de ses principaux adversaires républicains, le milliardaire Mitt Romney, au sujet de ses impôts justement... Sous la pression de ses adversaires, l'ex-dirigeant du fonds d'investissement Bain a en effet dévoilé ces derniers jours que son taux d'imposition n'avait pas dépassé 13,9% en 2010 et 15,4% en 2011, des taux nettement moins élevés que ceux de la plupart des salariés américains.
Dans son discours, Barack Obama a également mis l'accent sur la relance nécessaire de l'industrie manufacturière aux Etats-Unis, sur le développement des énergies renouvelables et sur la formation professionnelle. Enfin, il a renouvelé son appel pour la prorogation sur l'ensemble de 2012 des allègements des contributions sociales pour quelque 160 millions de salariés. Après une rude bataille à la Chambre des représentants (où les Républicains sont majoritaires), le chef de la Maison Blanche avait obtenu en décembre un sursis de 2 mois pour ces abattements qui profitent à la classe moyenne...
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